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Une découverte pourrait améliorer le traitement des cancers de l'ovaire

Cette découverte devrait déboucher sur un test qui permettra d'adapter le traitement à la nature de la tumeur de chaque patiente.

L'équipe de Fatima Mechta-Grigoriou (Inserm-Institut Curie, Paris) vient de découvrir deux "signatures moléculaires" qui permettent d'émettre un pronostic sur l'évolution de la maladie. La première signature, dite de "stress oxydant", permet d'identifier des tumeurs, certes agressives, mais plus sensibles au traitement et donc de meilleur pronostic. La deuxième, dite de type "fibrose", correspond à des tumeurs à fort risque de dissémination tumorale.

La respiration entraîne la production de dérivés de l'oxygène qui peuvent agresser la cellule: c'est le stress oxydant. Le plus souvent, les cellules maîtrisent ce stress. Mais lorsqu'elles sont débordées ou ne disposent pas d'assez d'anti-oxydants, ce phénomène de stress provoque des altérations, favorisant le développement des cancers.

Dans les modèles animaux étudiés, l'existence de la signature "stress oxydant" dans la tumeur accélère sa croissance. Le stress oxydant est donc bien un accélérateur du développement des cancers de l'ovaire, notent les chercheurs. Néanmoins, il améliore aussi la réponse au traitement. En effet, les cellules tumorales souffrant de ce stress se multiplient très vite, mais elles meurent aussi plus facilement des suites du traitement.

Au contraire, la signature "fibrose", favorise la migration des cellules tumorales et donc la formation de métastases. "Quoique hautement prolifératives, les tumeurs présentant la signature stress oxydant sont plus sensibles à certaines chimiothérapies, notamment le paclitaxel (nom de marque: Taxol) et ses dérivés", précise Fatima Mechta-Grigoriou.

A l'Institut Curie, les médecins travaillent sur un projet de test destiné à identifier facilement de quel type de tumeur chaque nouvelle patiente est atteinte afin de pouvoir adapter leur traitement.

Le cancer de l'ovaire, souvent diagnostiqué à un stade avancé en raison de sa situation anatomique à l'intérieur du corps, touche 4600 femmes chaque année en France.

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