Femina Logo

La scène semble tirée d’un film de science-fiction des plus inquiétants. Vous venez d’atterrir à l’aéroport, débarquez de l’avion, puis suivez la file menant aux contrôles de douane. Et là, surprise. On effectue sur vous un test afin de déterminer si vous êtes gay… Le contrôle est négatif? Vous obtenez votre visa et continuez votre route. Un contrôle positif? Vous voilà raccompagné de force vers l’avion pour être expulsé du pays sans autre forme de procès.

Du cinéma tout ça, peut-être plus pour longtemps. Car à en croire les récentes déclarations d’un membre du ministère de la Santé du Koweït, un tel scénario pourrait se concrétiser dans un avenir proche au sein de certains Etats de la péninsule arabique. «Les établissements de santé mènent les tests médicaux de routine pour évaluer la santé des expatriés quand ces derniers souhaitent entrer dans un pays du CCG (Conseil de Coopération du Golfe, ndlr). Cependant, nous allons prendre des mesures plus strictes qui nous aideront à détecter les gays, qui seront alors interdits d'entrer sur le territoire du Koweït et de tous les pays membres.»

Surveiller avant de punir

Ce qu’il faut lire entre les lignes des propos de Yousouf Mindkar, c’est qu’étant considérée comme une maladie grave par le CCG, l’homosexualité peut donc légitimement être repérée et boutée en-dehors de ces territoires. Au même titre qu’une fièvre H7N9. D’un SRASS. Ou d’une peste bubonique. Repérée comment? Sur entretien psychologique? Par enquête préalable sur le web? Ou en mesurant l’excitation face à des photos d’individus nus du même sexe, selon le principe un temps défendu en République Tchèque pour piéger les pédophiles? Rien n’est précisé, mais le malaise règnera au moins jusqu’au 11 novembre prochain, date à laquelle l’initiative sera discutée selon Gulf News.

Surtout que figure, parmi les Etats concernés, outre le Koweït, Dubaï, Abu Dabi, l’Arabie Saoudite et Oman, un certain Qatar, organisateur de la Coupe du Monde de football en 2022. Un pays hôte déjà très, très controversé depuis la révélation de pratiques frôlant l’esclavagisme sur des chantiers de stades. Autant dire qu’en ce moment, respect des Droits de l’Homme et grandes manifestations sportives semblent ne pas toujours aller de pair. La faute à de récents choix manifestement dictés par des intérêts davantage économiques et politiques qu’humanistes ou logistiques.

On pense notamment à l’encombrant dossier de la Russie, qui accueillera les Jeux Olympiques d’hiver début 2014, soit quelques mois seulement après avoir officialisé une loi punissant toute promotion ou représentation de l’homosexualité dans la sphère publique. Bref, que ce soit pour Sotchi ou le Qatar, la vraie épreuve reine pourrait finalement s’appeler le boycott.

Podcasts

Vidéos

Notre Mission

Un esprit sain dans un corps sain! Ici, on booste sa forme physique et mentale grâce à des articles bien-être, santé et cuisine! Be happy!

Icon Newsletter

Newsletter

Recevez les dernières news de Femina, les conseils et bons plans de la Rédaction.