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Remplacement de prothèses mammaires: une intervention simple le plus souvent

"Si la prothèse n'est pas abîmée, ce qui est la majorité des cas, on ouvre, on enlève la prothèse et le changement est relativement simple", indique le Dr Emmanuel Delay.

En dehors du cas particulier des prothèses PIP défectueuses, une patiente porteuse d'implants mammaires doit d'ailleurs s'attendre à devoir un jour remplacer ses prothèses. Le retrait se fait en principe par la même incision que pour la pose, avec plusieurs "voies" possibles : aréolaire (dans le segment inférieur de l'aréole), axillaire (incision sous le bras, moins fréquente en France) ou sous-mammaire (incision dans le sillon situé sous le sein).

Après la pose d'implants, l'organisme forme une fine membrane autour, appelée "capsule périprothétique", qui isole le corps étranger des tissus environnants. Lorsque l'on retire la prothèse, si elle est "parfaitement saine", on peut garder cette capsule. En revanche, si elle est infiltrée de silicone, en cas de fuite de la prothèse, il faut faire une "capsulotomie". "On l'enlève pour repartir de zéro", explique le Dr Delay. Cette membrane naturelle a l'avantage de contenir, au moins pour un certain temps, le gel de silicone qui aurait fui à travers l'enveloppe de la prothèse.

Mais, à un moment, le gel de silicone peut finir par franchir la membrane et former un "siliconome", une "boule" de silicone dans le sein. "Ca complique les choses, alors qu'un changement de prothèses simple, c'est trois fois rien", souligne le chirurgien. Au changement de prothèses peut s'ajouter, pour des raisons esthétiques, une intervention pour remonter le sein tombé (les spécialistes parlent de "ptose"), notamment sous l'effet du vieillissement.

Pour les femmes qui choisissent de retirer des prothèses sans les remplacer, le problème, en particulier lorsque les implants sont en place depuis plusieurs années, est que la peau est distendue. "Ca fait un gant de toilette", résume le chirurgien. En ce qui concerne les prothèses PIP, l'assurance maladie prend en charge, après entente préalable, l'ablation et le renouvellement de l'implant pour la chirurgie reconstructrice uniquement. C'est le cas des femmes opérées d'un cancer du sein.

Pour les interventions à visée esthétique, seule l'ablation est prise en charge. La mise en place d'un nouvel implant est à la charge de la patiente, notamment les frais de bloc et de clinique (de l'ordre d'en 2070 Sfr.). S'y ajoutent les honoraires du chirurgien et de l'anesthésiste.

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