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Généralement, on décore la chambre de son petit selon ses envies, la praticité, l’espace… Mais au-delà des desiderata des parents, l’enfant s’y sent-il vraiment bien? Si ses nuits sont agitées, qu’il peine à faire ses devoirs assis à son bureau ou s’il investit le salon avec ses jouets, c’est peut-être le moment de se demander s’il n’y a pas quelque chose à changer dans sa chambre pour qu’il s’y sente mieux. Parfois, c’est en repeignant un mur, en changeant l’orientation d’un lit ou en délimitant un espace de jeu que l’équilibre se retrouve. Et que toute la famille y gagne. Alexandra Viragh, spécialiste en psycho-décoration et co-auteure, avec Mirella Voulzy, d’un livre sur le sujet, nous aide à décoder l’effet psychologique de chaque élément de déco sur nos enfants.

Un changement à la fois

Au lieu de tout révolutionner du jour au lendemain, on modifie un élément à la fois, pour voir comment cela influence le comportement de l’enfant. Le lien de cause à effet est ainsi plus facile à observer. Parmi les changements les plus efficaces: l’orientation du lit, du bureau et la création d’un espace de jeu.

La place du lit

Pour un sommeil optimal, il y a4 points à respecter:

  1. On protège ses arrières pour permettre à l’enfant de relâcher sa vigilance la nuit. Soit on place la tête du lit contre un mur, soit on bricole une tête de lit en bois ou un baldaquin.
  2. Depuis son lit, l’enfant doit avoir une vue sur la porte pour anticiper tout danger – genre si un monstre jaillissait de dessous son lit! Ça renforce le sentiment de sécurité de voir la porte de sortie.
  3. On évite de placer le lit entre une porte et une fenêtre. Le courant continu qui y circule épuise nerveusement, d’où un sommeil peu réparateur.
  4. On place la tête de lit soit au nord soit à l’est, en évitant de la placer à l’ouest, orientation dévitalisante. S’il ne fallait respecter qu’un des quatre points ci-dessus, ça serait celui-ci.

Le bureau, dos au mur

On ne le place jamais face à un mur: c’est le niveau zéro de l’inspiration au moment de faire ses devoirs qui, dès lors, deviennent presque une punition. Et on évite aussi d’avoir la porte dans le dos. Si on n’a pas de place, on monte le bureau sur roulettes, pour le déplacer au moment d’étudier.

Des mètres carrés pour jouer

Marre d’être envahis par des wagons de jouets du salon à la cuisine? Et si l’enfant n’avait pas de réel espace de jeu, bien délimité, dans sa chambre à lui? En plaçant un tapis sur lequel il peut s’étaler, créer, jouer seul, le cadre sera fixé, et les parents soulagés. L’idéal, c’est 3 m2.

Une déco évolutive

A 4 ans ou à 10 ans, sa chambre doit évoluer. Soit c’est l’enfant qui le demande, ce qui reflète un changement intérieur. Soit c’est aux parents d’anticiper. Avec des meubles modulables, des éléments à repeindre, des cubes à empiler en étagères ou en escalier. Pour ce qui est de l’aménagement, on garde en tête que tout doit être au niveau de son regard pour qu’il y ait interaction. Une photo placée à 1,20 m du sol quand l’enfant ne fait que 90 cm, ça ne sert à rien. Idem pour ses jouets, qui doivent rester accessibles facilement. On dose donc les espaces de rangement avec soin. Idéalement, 65% des choses doivent être rangées dans une chambre. Au-delà, on considère que la décoration fatigue visuellement, donc nerveusement. Quand il grandit, on peut faire les choix de déco avec lui. Mais ce sont les parents qui restent maîtres à bord. S’il demande un mur bleu et blanc alors qu’il est déjà timide à l’école, on va lui conseiller du jaune par exemple, pour favoriser son ouverture sur l’extérieur.

A lire

«Espaces d’harmonie pour enfants, l’univers de la psycho-décoration», d’Alexandra Viragh et Mirella Voulzy, Ed. Dangles.

Psycho-décoration, quèsaco?

  • Le terme de psycho-décoration est une marque déposée, et sa créatrice, Alexandra Viragh, forte de ses quinze ans d’expérience en la matière, y tient. Passionnée et convaincue, elle met sa connaissance au service des écoles, des crèches et des habitations privées.
  • En un mot, c’est l’art de décorer en toute conscience une chambre. Tant dans le choix des couleurs ou des meubles que des images. Le but: que tout s’intègre dans l’environnement. www.psychodecoration.com
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