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On l’appelle triolisme, plan à trois, amour à trois, «threesome» ou même, au Québec, trip à trois. Quel que soit le nom qu’on lui donne, c’est le fantasme sexuel le plus fréquemment cité. Selon les statistiques de l’étude Durex Global Sex, rendues publiques récemment, 24% des Suisses – hommes et femmes confondus – rêvent de se retrouver sous la couette avec deux partenaires à la fois. Et ils ne sont pas les seuls: 25% des Sud-Américains, 20% des Américains du Nord et 18% des Asiatiques partagent ce désir. Vous avez dit universel?

Si ce fantasme est assez répandu – en particulier chez les hommes, deux fois plus nombreux que les femmes à en rêver – concrètement, peu osent franchir le pas. Ou osent verbaliser ce désir. En 2004, une enquête de la chaîne de télé ABC révélait que 14% des Américains avaient fait l’amour à trois. L’institut de sondage français Ifop s’est à son tour penché sur la question en 2010. Résultat: 10% des hommes et 5% des femmes déclaraient avoir tenté l’aventure. C’est que réalité et fantasme ne font pas toujours bon ménage. «Partager son ou sa partenaire est excitant dans l’imaginaire, mais quand on passe à l’acte, le résultat est rarement probant, confirme notre sexologue Juliette Buffat. En pratique, les femmes ont très vite la sensation d’être un objet sexuel et trouvent cela dévalorisant.»

Jouet sexuel, non merci

Poussée par la curiosité, Betty, 37 ans, a accepté il y a quelques années de suivre un couple chez lui. «Je n’avais jamais fait l’amour à trois, alors je me suis laissée embarquer, se souvient-elle. Mais quand la femme et moi avons commencé à nous embrasser, j’ai soudain réalisé que je n’avais pas du tout envie de ça, et je leur ai demandé d’arrêter. Je ne voulais pas être le jouet de ce couple qui n’avait plus de rapports sexuels qu’avec l’intervention d’une troisième personne.»

D’autres gardent de ce moment en trio un souvenir amusé. C’est le cas de Lydia, qui a tenté le «threesome» à l’âge de 19 ans. Elle en parle comme d’une «parenthèse charnelle» d’autant plus agréable qu’elle n’était pas préméditée. «C’était avec une amie et un garçon rencontré en discothèque. Un soir, on l’a ramené chez mon amie, au début en tout bien tout honneur. Puis, elle et moi, on s’est regardées et on a eu la même idée au même moment. On a basculé le garçon sur le lit. C’était complètement improvisé et c’est sans doute pour cette raison que c’est arrivé. Dans le feu de l’action, nous n’étions pas vraiment nous-mêmes. Mais je n’essaierais pas de faire la même chose avec l’homme que j’aime: je ne supporterais pas de le voir coucher avec une autre fille.»

Faire l’amour à trois peut permettre de concrétiser un désir d’infidélité dans un cadre acceptable puisque en présence et avec l’accord de son compagnon ou sa compagne. «Certaines personnes trouvent excitant de voir leur partenaire faire l’amour avec un tiers, mais elles sont rares, dit Juliette Buffat. Pour la plupart des couples, la mise en œuvre de ce fantasme peut être dangereuse car il est difficile de dissocier la sexualité de l’affectif. Ames patients qui veulent passer à l’acte, je conseille de bien réfléchir avant et de débriefer après.» L’amour à trois n’est pas toujours rigolo à vivre, reste qu’il est bon d’en rêver.

«On fantasme tous sur d’autres personnes que notre partenaire, conclut la sexologue. Cela nourrit notre imaginaire et entretient l’excitation. Pourquoi s’en priver, si ça nous fait du bien et nous inspire?»

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