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J'ai testé: 5 façons d'adopter l'ayurvéda moderne au quotidien

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Selon l’ayurvéda, chaque être humain est traversé par trois énergies fondamentales, nommées pitta, kapha et vata (soit le feu, la terre et l’air). Toutes présentes dans l’esprit et le corps humain, elles seront plus ou moins dominantes selon les individus.

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Rien que par son nom (signifiant science de la vie, en sanscrit), l’ayurvéda peut évoquer une discipline ésotérique totalement inaccessible. Toutefois, au travers du regard contemporain de Sahara Rose Ketabi, auteure de l’ouvrage Ayurvéda: le guide de référence et du tout nouveau Eat Feel Fresh (en anglais), l’approche devient simple, presque évidente: on en arrive à se demander pourquoi on ne s’y était pas intéressés plus tôt!

Après un parcours de vie mouvementé et une longue formation en Inde et à Bali, cette jeune Américaine de 27 ans propose une compréhension simplifiée de l’ayurvéda, une définition épurée, moderne, infusée de science occidentale et adaptée aux questions que se posent de nombreux millennials. Avec bienveillance, elle se penche notamment sur nos maux du quotidien, tels que l’angoisse, la fatigue ou les problèmes digestifs.

Chaque douleur trouve son explication, chaque déséquilibre possible s’accompagne d’une solution. Le secret pour renforcer son bien-être? Connaître son propre fonctionnement interne. «Vous êtes la réponse que vous cherchez!», affirme souvent la jeune femme dans son podcast, Highest Self. Aussi prédit-elle que l’ayurvéda ne tardera pas à connaître une popularité égale à celle du yoga. L’avenir nous le dira.

Nous avons appliqué les principes les plus simples de la pratique pour vous en parler (en attendant la traduction française de son nouveau livre)… et sommes devenues complètement adeptes!

1. Découvrir son dosha

Selon l’ayurvéda, chaque être humain est traversé par trois énergies fondamentales, nommées pitta, kapha et vata (soit le feu, la terre et l’air). Toutes présentes dans l’esprit et le corps humain, elles seront plus ou moins dominantes selon les individus.

Alors, comment savoir à quelle catégorie nous appartenons, et quel dosha est le plus important pour nous? Ce point est plutôt instinctif: chaque énergie se reconnaît grâce à plusieurs traits caractéristiques de base.

Les pitta, par exemple, sont ambitieux, organisés et énergiques, avec une peau à tendance acnéique et un métabolisme rapide. Les vata, créatifs et idéalistes, souffrent d’angoisse et de fatigue lorsqu’ils sont déséquilibrés. Enfin, les kapha possèdent des personnalités chaleureuses, altruistes et accueillantes, mais rencontrent parfois des problèmes de poids ou de métabolisme trop lent.

Bien évidemment, ces traits-là sont généraux et nous possédons tous un peu des trois énergies en nous. En cas de doute, il suffit de se plier à un petit quiz, comme il en existe des dizaines sur le Web, afin de découvrir l’élément qui nous correspond le plus. Difficile de ne pas se reconnaître plus ou moins dans l’un des trois dosha!

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2. Manger selon son dosha

Lorsque nous avons identifié notre énergie prédominante (selon les résultats des tests, je suis une vata dans la tête, et une pitta dans le corps), il est temps d’adapter notre alimentation aux besoins de celle-ci. En effet, une énergie déséquilibrée ne se gênera pas d’engendrer toute une panoplie de bobos, tels que des ballonnements, un manque d’énergie ou un teint terne.
Je me suis donc obstinée à appliquer les recommandations de ma gourou.

Afin de stabiliser l’énergie pitta, Sahara Rose conseille notamment d’éviter café, alcool et épices (trop stimulants) pour favoriser des aliments rafraîchissants tels que le concombre et les légumes vapeur. Au bout de cinq jours, je dois dire que ma peau, capricieuse et imprévisible, ne s’est absolument pas assagie. La digestion, toutefois, se porte comme un charme. Si la jeune femme préconise une alimentation composée majoritairement de végétaux, il est facile d’y incorporer les protéines que je mange normalement.

Et surtout, je prends garde à ne pas dévorer une quantité trop importante de crudités, difficiles à digérer. Au départ, je cuis sagement la plupart de mes aliments. Toutefois, pas de panique si les sushis sont votre péché mignon absolu: chaque dosha possède ses propres aliments fétiches et quelques tabous à éviter soigneusement.

3. Dénicher son dharma

Ah, tous ces mots compliqués! Celui-ci se réfère certainement à l’un des concepts les plus importants de l’ayurvéda (bien qu’il possède de multiples définitions). Il désigne entre autres le but de notre existence, ou notre raison d’être. Selon l’ayurvéda, chacun d’entre nous est venu au monde avec des qualités uniques, dont nous avons été dotés pour une raison toute particulière. Vivre en désaccord avec son dharma, qu’il s’agisse d’un talent pour la pâtisserie, d’un don pour le tricot, d’une aptitude à écouter les autres ou une facilité à parler en public, c’est vivre à contresens.

Malheureusement, il n’est pas toujours facile de mettre le doigt sur cette aptitude-là: certains la cherchent pendant des années! Sahara Rose propose toutefois une petite astuce, nous rappelant que les jeunes enfants, dénués d’influences ou de pressions extérieures, appliquent tout naturellement leur dharma, sans vraiment y réfléchir. Cela peut constituer une piste très importante!

Qu’adoriez-vous faire, étant enfant, avant que l’école et la société ne vous découragent? Etait-ce la danse, le chant, la gymnastique ou la création de magnifiques bouquets de fleurs? La réponse se trouve peut-être là. A méditer…

4. Gérer la qualité de ses vibrations

Selon l’ayurvéda, chaque humain naît avec une quantité égale de qualités. Celles-ci seront évidemment différentes d’un individu à l’autre, mais les vibrations de tous les êtres vivants ont une importance équivalente. Libre à nous, ensuite, de limiter les comportements qui produisent des vibrations basses.

Comment fait-on ça? En chassant, par exemple, les petits mensonges, les critiques peu constructives, les commérages, les remarques négatives à propos d’autrui, ainsi que tout sentiment de supériorité. Il s’agit également d’éviter les activités qui nous assomment, telles que le scrolling irréfléchi sur notre téléphone, ou l’enchaînement machinal de plusieurs émissions inintéressantes, simplement pour passer le temps.

Puisque chaque activité devrait nous apporter une émotion positive, ou nous apprendre quelque chose de nouveau, je me suis mise à faire du yoga tous les soirs, plutôt que de regarder 10 vidéos YouTube à la suite. Je râlais (un peu) au début, mais mes muscles abdominaux ont fini par me remercier!

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5. Trouver un équilibre entre «être» et «faire»

Certaines personnes (souvent les pitta) sont dans l’action constante, ne sachant pas s’arrêter. D’autres, en revanche, ont du mal à concrétiser leurs idées et restent paralysées dans la même situation. Aucune de ces deux attitudes n’est préférable, lorsqu’elle est constante.

L’équilibre entre les deux est comme une danse, un enchaînement de mouvements, une alternance entre l’être et le faire. En d’autres termes, après 3 heures de travail acharné, il est indispensable de s’offrir une promenade au calme (sans écouteurs!), quelques étirements, ou un moment de méditation. Ainsi, à chaque pause de midi, je me promets de traverser la ville en marche rapide, histoire de me vider la tête. C’est peut-être ma façon de méditer, puisque je suis incapable de rester immobile plus de 3 minutes (euh… je suis un peu pitta, non?) Namasté!

Le livre

«Eat Feel Fresh» de Sahara Rose Ketabi, disponible, en anglais, sur Amazon.

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