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Pour avoir de beaux seins, pour plaire et se plaire, les femmes sont toujours plus nombreuses à recourir à la chirurgie esthétique. Non sans risque, comme le démontre le récent scandale des prothèses PIP. Et cela ne date pas d’hier. L’histoire des implants mammaires est émaillée d’essais plus ou moins désastreux.

Depuis le XIXe siècle, les femmes ont payé un lourd tribut à leur besoin de séduire ou de réparer les dégâts liés à la maladie, tandis que les chirurgiens expérimentaient diverses techniques susceptibles de produire les meilleurs résultats. En espérant augmenter leur pouvoir de séduction, beaucoup d’entre elles ont fini par se retrouver mutilées. La première opération répertoriée date de 1865, lorsque le célèbre chirurgien allemand Czerny comble le trou laissé par l’ablation d’une tumeur du sein avec du tissu graisseux prélevé dans la région lombaire de la patiente.

Injections de paraffine

Dans la première moitié du XXe siècle, ce sont les injections de paraffine qui ont la cote. La paraffine est injectée directement dans le sein, ce qui conduit parfois à des complications graves comme des embolies pulmonaires. «A l’examen clinique, le sein infiltré par la paraffine est globalement induré, plus ou moins déformé et parfois inflammatoire avec des zones cutanées épaissies, adhérentes et des érythèmes localisés» écrit dans sa thèse sur l’Histoire de l’augmentation mammaire le Dr Laurent Benadiba, chirurgien plasticien à Paris.

Par la suite, diverses méthodes préconisent les injections d’huile ou de gel de silicone, en association avec d’autres produits. Ces injections, largement pratiquées dans les pays asiatiques, provoquent chez certaines patientes des complications comme des fibroses, des infections, voire des ulcères.

Mousses de polyester

Peu à peu c’est la notion de prothèse qui s’impose. Les premiers matériaux utilisés laissent songeurs: boules de verre, cartilage de bœuf, celluloïd, plexiglas et pelotes en plastique… Vers 1950 apparaissent des prothèses spongieuses. Mais comme ces mousses synthétiques ne sont pas enfermées dans une enveloppe, elles sont infiltrées par les liquides biologiques et les cellules sanguines.

Ces prothèses rétrécissent, deviennent de plus en plus fermes et s’accompagnent de complications dans plus de la moitié des cas. Les médecins expérimentent alors plusieurs autres matériaux, comme le polypropylène et le Teflon. Mais les résultats ne sont pas concluants et les essais sont abandonnés.

Poches de silicone

En 1962, deux médecins américains, Frank Gerow et Thomas Cronin, inventent un nouveau type de prothèse. Il s’agit d’une poche de silicone épaisse contenant un gel de silicone. L’enveloppe de la prothèse est suffisamment solide pour résister aux chocs, tout en n’adhérant pas aux tissus environnants. De plus la consistance de la prothèse se rapproche de la densité naturelle du sein. Dans le monde de la chirurgie esthétique, cette invention fait l’effet d’une petite révolution. Au début, les seins opérés deviennent souvent durs et se déforment, car une coque se forme autour de la prothèse. C’est pourquoi, au cours des décennies qui suivent, les prothèses ne cessent de s’améliorer, qu’il s’agisse de leur consistance, de la texture des enveloppes ou du mode opératoire.

Aujourd’hui, les patientes ont le choix entre différentes sortes de prothèses, de toutes les formes et de toutes les tailles, au silicone ou au sérum physiologique. C’est l’époque du «sur mesure». Il faut citer également la technique d’injection de graisse dans le sein après une liposuccion: une technique relativement récente, et qui ne permet d’augmenter que faiblement le volume du sein.

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