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Une cuisine, ce n’est pas simplement un évier, un fourneau et un plan de travail, c’est surtout le reflet d’une époque et d’une façon de vivre. La version agencée photographiée ci-contre, comme les objets qui l’entourent, est ainsi significative de l’explosion de la société de consommation des années 1960. On peut y lire le mélange du conservatisme – dans les rôles masculin et féminin – et du déferlement des gadgets et autres appareils ménagers.

«Cette image aurait pu figurer dans un catalogue publicitaire de l’époque, mais également dans les nouveaux manuels à l’intention de la ménagère et de la famille», décrypte le sociologue anniviard Bernard Crettaz. «Le port du tablier de cuisine par l’épouse serait, à lui tout seul, l’objet d’une analyse ethnologique du plus haut intérêt. Sur cette photographie, il est difficile de dire si la cuisinière en porte un ou non. Pour moi, c’est un signe de changement de statut social de la femme», commente le sociologue.

Nouveaux codes, nouvelle cuisine

On constate donc l’arrivée massive du modèle américain sur le continent. Un modèle qui va faire fureur au cours des années suivantes en descendant peu à peu dans l’échelle sociale. Les nouvelles classes moyennes sont visées et adoptent ce qui devient un signe de distinction: cuisine agencée avec appareils intégrés dans un ordre imposé; séparation de la cuisine et de la salle à manger; vaisselle de moyen standing; séparation neuve des rôles masculin et féminin à table.

«Comme conservateur de musée, j’ai commencé, à partir des années 1990, à y faire entrer les objets ménagers. Il est difficile de les trouver, tant l’environnement de l’appartement a profondément changé depuis les années 1980», conclut Bernard Crettaz.

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