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Qui dit régime entend souvent amaigrissant. Pourtant, choisir de manger végétarien, végane, macrobiotique ou Kousmine ne vise pas la perte de poids mais un meilleur état de santé. Ou s’inscrit dans une conception de vie globale. Classique, philosophiques, dépuratifs, thérapeutiques, voici neuf régimes alimentaires décodés avec l’aide d’une spécialiste de la Société suisse de nutrition. Suivez la guide.

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. Et surtout comment tu te sens. Car s’alimenter ne passe pas que par l’estomac. Paradoxe des temps modernes, nous n’avons jamais autant réfléchi à la «bonne» manière de nous alimenter que depuis que nous ne manquons plus de nourriture, et que cette surabondance a fini elle-même par faire naître des maladies comme l’obésité. Que manger pour garder la santé? Ou pour être en accord avec ses croyances ou sa philosophie? Renoncer à la viande, éviter le gluten, fuir le lactose ou encore traquer les phosphates: les préceptes, en la matière, ne manquent pas. A tel point qu’on finit par s’y perdre. Qu’est-ce cela signifie de manger végane? Ou d’adopter l’hygiène de vie prônée par la Doctoresse Kousmine? Ou encore de devenir crudivoriste? Avec l’aide de la diététicienne Muriel Jaquet, de la Société suisse de nutrition, nous avons décrypté neuf régimes alimentaires, parmi les plus connus. Comment fonctionnent-ils, sont-ils faciles à suivre, coûtent-ils cher et, surtout, sont-ils aussi bons pour la santé que ses adeptes l’affirment? Pas si sûr.

Tout est question d’équilibre

«L’homme est omnivore et bénéficie au mieux d’une alimentation équilibrée et variée, explique la spécialiste bernoise. C’est cette diversité qui fournit toutes les substances nutritives et protectrices nécessaires. Il est erroné ou exagéré de croire que les aliments peuvent être considérés sans condition comme sains ou malsains. Tout est question de proportion et d’équilibre.» Alors pourquoi adopter un régime alimentaire spécifique? Pour prévenir, mais pas pour guérir. «L’alimentation n’est pas un médicament, poursuit Muriel Jaquet. Elle ne fait pas de miracle, n’assure ni la guérison ni une protection absolue contre la maladie. Mais il est vrai qu’en mangeant de manière équilibrée, on augmente ses chances de ne pas développer certaines maladies.»

Or c’est là que le bât blesse: hormis le végétarien, les régimes que nous avons soumis à la nutritionniste peuvent, selon elle, entraîner des carences: «Ils ne sont pas à mettre dans les mains de n’importe qui. Les nourrissons, les enfants, les adolescents, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes âgées ont des besoins accrus en sels minéraux, vitamines et parfois en protéines. S’ils suivent un de ces régimes qui sont presque tous très restrictifs, ils devront compenser. Au final, beaucoup de contraintes pour un résultat non démontré scientifiquement.» Adopter un régime spécifique sur un temps court aura peu de conséquences, conclut la spécialiste. Mais sur le long terme, mieux vaut simplement manger équilibré selon la pyramide alimentaire.

Classique

1. Le régime végétarien

EN QUOI ÇA CONSISTE? Manger végétarien signifie qu’on exclut de son alimentation toute chair animale: viande, poisson, volaille, fruits de mer. Ça, c’est le principe de base. Car il existe divers types de végétarisme: les ovo-lacto-végétariens mangent des œufs et des produits laitiers, les ovo-végétariens renoncent au lait et ses dérivés, et les lacto-végétariens aux œufs. Autre variante encore: celle appelée «flexitarisme» qui autorise la consommation occasionnelle de produits animaux. Si aujourd’hui, des personnalités telles que Paul et Stella McCartney, Natalie Portman, Anne Hathaway, Brigitte Bardot ou Sheryl Crow se disent végétariennes, elles ne sont pas les premières dans l’histoire. Platon, Pythagore, Gandhi, Albert Einstein, Tolstoï, Lamartine, ou Leonard de Vinci l’auraient aussi été.

C’EST FACILE À SUIVRE? Oui. On estime qu’environ 1% de la population mondiale est végétarienne, soit 70 millions de personnes. Sans compter l’Inde: dans la péninsule, pas moins de 40% de la population ne mange ni chair animale, ni œufs. Pour des raisons religieuses et culturelles, essentiellement. Mais en Europe également, on dénombre de nombreux végétariens. Selon une estimation de l’Union végétarienne européenne, ils constitueraient 2% de la population en France et en Norvège, 4% aux Pays-Bas et 9% en Suisse. Ce qui fait de notre pays la nation du Vieux-Continent avec le plus fort pourcentage de végétariens.

ÇA COÛTE CHER? Non. Le végétarisme, c’est même l’avenir de la planète. Selon une étude du Stockholm International Water Institute datant de 2012, le monde devra adopter d’ici à 2050 un régime végétarien quasi généralisé pour éviter des pénuries alimentaires catastrophiques et pouvoir nourrir les deux milliards d’êtres humains supplémentaires qui peupleront la Terre. Les chiffres de l’étude sont sans équivoque: les régimes riches en protéines animales consomment cinq à dix fois plus d’eau que les végétariens.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «Pour autant que l’absence de chair animale soit remplacée par une consommation suffisante de produits laitiers, d’œufs, et de légumineuses notamment, il est tout à fait possible pour un adulte d’équilibrer son alimentation et de couvrir ses besoins nutritionnels en adoptant un régime ovo-lacto-végétarien. Mais ce type d’alimentation peut manquer de fer, de vitamine B12 et d’acides gras oméga 3 à longue chaîne notamment, ce qui peut poser problème dans les situations de besoins nutritionnels élevés, comme la grossesse, l’allaitement, l’enfance et la vieillesse.»

Philosophiques

2. Le régime végane

EN QUOI ÇA CONSISTE? En un refus de consommer ou d’utiliser tout produit venant du règne animal. Afin de ne pas cautionner l’exploitation des animaux (poules élevées en batterie…) ou pour des raisons religieuses. Les véganes ne portent ni cuir, ni laine, ni soie, ni fourrure. Opposés à l’expérimentation animale, ils n’utilisent aucun produit testé sur les animaux (cosmétiques). Leur régime implique de ne manger que des végétaux, champignons ou minéraux.

C’EST FACILE À SUIVRE? Oui. Moby, Woody Harrelson, Bryan Adams, Pamela Anderson, Alanis Morissette, Brad Pitt l’ont adopté. Mais en pratique, beaucoup de produits courants ne sont pas totalement végétaux (gélatine animale de certains bonbons, pâtes aux œufs). En outre, des additifs telle la lécithine (E322, sans précision «de soja») sont d’origine animale. Suivre ce régime nécessite des notions de diététique et de vérifier la composition de ce que l’on achète. A noter que de plus en plus de produits de l’industrie agroalimentaire ont un substitut 100% végétal, tels la mayonnaise sans œufs ou les cubes de bouillon.

ÇA COÛTE CHER? Non. En Suisse, sont chers la viande, le poisson et les protéines animales. Et les légumes qui ne sont pas de saison.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «Les aliments végétaux ne nous permettent pas de couvrir tous nos besoins en nutriments. Suivre une alimentation végétalienne nécessite de bonnes connaissances en nutrition. Il faut consommer assez de céréales, légumineuses et fruits oléagineux bien associés pour garantir un apport protéique suffisant et prendre des compléments ou des aliments enrichis en calcium et en vitamine B12. Le risque de carences augmente dans les situations comme la grossesse, l’allaitement, la croissance et la vieillesse.»

3. Le régime macrobiotique

EN QUOI ÇA CONSISTE? Ce régime s’inscrit dans une philosophie générale. Fondée par le Japonais George Ohsawa, celle-ci vise à allonger l’espérance de vie. D’où son nom: du grec «macro» (grand) et bio (vie). Pour atteindre cette longévité, il faut vivre en harmonie avec l’univers. Ce dernier est composé de deux principes opposés, le yin et le yang. Les aliments sont classés suivant qu’ils appartiennent au yin (alcool, crème, thé, sucre, lait) ou au yang (viande, fruits de mer, œufs, poisson, fromages à pâte dure). Le but: éviter les produits très yin (sucres, chocolat, café, sodas) ou très yang (produits laitiers, œufs) pour arriver à l’équilibre.

C’EST FACILE À SUIVRE? De nombreuses célébrités affirment manger macrobiotique: Madonna, Gwyneth Paltrow, Barbra Streisand, John Travolta, Yoko Ono. Faut-il en déduire que ce régime est facile à pratiquer? Pas vraiment. D’abord, il s’agit d’une alimentation essentiellement végétalienne dont les légumes (25 à 30%) et les céréales complètes (50-60% de chaque repas) sont la base. A cela s’ajoutent haricots et algues (10%), fruits (pas tropicaux) et soupe miso (5 à 10%). Le régime macrobiotique s’articule en 7 degrés de difficulté, du plus facile au plus dur, chacun supprimant un ou plusieurs types d’aliments. Autant dire qu’à l’arrivée, on est très éloigné de l’alimentation classique occidentale (et de ses dîners entre amis). Pis: il faut adapter ses modes de cuisson (pas de micro-ondes).

ÇA COÛTE CHER? Le régime exigeant qu’on consomme uniquement des produits frais et bio, il peut être onéreux. Mais l’absence de viande et de produits transformés compense. Si l’on opte pour des légumes et légumineuses japonais, la facture peut rapidement s’alourdir.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «Ce type d’alimentation est riche en végétaux et notamment en céréales complètes, mais le végétalisme qu’elle impose ne permet pas de couvrir les besoins nutritionnels. Plus on avance dans les stades, plus le risque de carence est élevé.»

4. La méthode Kousmine

EN QUOI ÇA CONSISTE? De ce régime, on connaît surtout son aliment phare: la crème Budwig. Cette sorte de bircher – à base de séré, d’huile de lin, de céréales crues, de jus de citron et de banane – a fait la célébrité de la doctoresse Catherine Kousmine. Pionnière en matière d’alimentation thérapeutique, cette Suissesse d’origine russe estimait qu’il faut privilégier les aliments bio et limiter les acidifiants comme les protéines animales et le sucre blanc, afin de rétablir l’équilibre acido-basique de l’organisme. Sa méthode est une hygiène de vie reposant sur ce présupposé: tout malade peut aller mieux s’il se prend en main. Ce dernier se pliera à des règles de vie strictes: alimentation adéquate avec restriction calorique, lavements intestinaux réguliers, supplémentation en antioxydants et une heure de marche par jour (ou sept heures au cours du week-end).

C’EST FACILE À SUIVRE? Si l’on ne se contente pas de se préparer une crème Budwig le matin mais qu’on la suit à la lettre, la méthode Kousmine est très exigeante. Chaque repas doit être composé comme suit: 25% de légumes crus, 25% de légumes cuits à la vapeur douce, 25% de protéines, 25% de céréales complètes. Le souper se prend tôt et ne contient pas de protéines animales, de façon à être le plus léger possible (les sédentaires sauteront ce repas). A cela s’ajoutent les jeûnes pour mettre le système digestif au repos, les lavements, le contrôle de son pH urinaire deux fois par jour (au début). Le lever aura lieu entre 5 et 6 h du matin (40 minutes avant le petit-déjeuner), le coucher entre 19 h et 21 h suivant la saison... Vous avez dit facile?

ÇA COÛTE CHER? Etant donné le peu de protéines animales autorisées, ce régime n’est pas très cher. Mais attention: pour moudre ses céréales fraîches – crème Budwig oblige – il faut investir dans un moulin à céréales (un moulin à café classique s’abîmera vite, les graines étant trop dures) dont le prix peut atteindre plusieurs centaines de francs.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «Le régime Kousmine a l’avantage de faire la part belle aux céréales complètes, aux fruits et légumes et aux fruits et graines oléagineuses. La consommation régulière de crème Budwig peut tout à fait s’intégrer à une alimentation équilibrée. Par contre les restrictions alimentaires comportent le risque de ne pas assurer la couverture des besoins en tous les nutriments essentiels.»

Dépuratifs

5. Le régime crudivoriste

EN QUOI ÇA CONSISTE? Aussi appelé «alimentation vivante», le crudivorisme prône la consommation de produits crus ou cuits à une température maximale de 47,8 degrés, afin de favoriser l’élimination des déchets accumulés dans l’organisme. Au-delà de cette température, selon le docteur Edward Howell, père de ce régime, les enzymes contenues dans les aliments et permettant leur digestion sont détruits. Ce qui oblige les organes à produire des enzymes de remplacement. Or cette dépense énergétique affaiblit l’organisme et le prédispose aux maladies et allergies, le corps n’étant plus capable d’évacuer ses toxines, les enzymes dévolues à cette tâche devant assurer la digestion des aliments cuits.

C’EST FACILE À SUIVRE? Oui et non. La suppression de tous les produits cuits est si restrictive que le choix des aliments en est simplifié. Les repas au restaurant ou chez des amis relèvent, en revanche, du casse-tête. A moins d’être un crudivoriste carnivore et d’opter pour un tartare ou une salade mêlée… sans œufs, ni fromage, ni jambon cru, ni betterave (qui est précuite).

ÇA COÛTE CHER? Non, si on est un crudivoriste végétalien ou végétarien.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «Manger cru n’empêche pas de manger équilibré. Mais attention à l’hygiène des produits animaux et à la diversité pour s’assurer de consommer de tous les groupes d’aliments.»

6. Le régime hypotoxique

EN QUOI ÇA CONSISTE? Ce régime mis au point par l’immunologue français Jean Seignalet repose sur les mêmes principes que les régimes paléolithique et crudivoriste. Il prône un retour à une alimentation ancestrale, avec suppression des produits laitiers, des céréales dites «modernes» comme le maïs et le blé (mais autorise riz, sarrasin, millet, quinoa et légumineuses), des huiles pressées à chaud, et préconise la cuisson à basse température pour préserver les enzymes contenus dans les aliments, voire la consommation de produits crus. Selon le docteur Seignalet, ce régime permettrait la rémission de maladies telles que la sclérose en plaques ou la polyarthrite rhumatoïde.

C’EST FACILE À SUIVRE? Comme le paléolithique et le crudivoriste dont il s’inspire, celui-ci est très contraignant en raison du nombre de produits qu’il faut supprimer de son alimentation et qui le rend difficilement compatible avec une vie sociale. Là encore, pour les sorties au restaurant, on ne peut choisir qu’entre tartare, sushis ou sashimis, salades (à condition qu’elles ne contiennent pas de produits interdits) et fruits. Mais les personnes optant pour ce régime étant généralement malades, leur motivation à voir leurs symptômes s’améliorer contrebalance sans doute ses inconvénients.

ÇA COÛTE CHER? Tout dépend de ce que l’on mange. Si l’on n’aime pas trop la viande et qu’on privilégie une alimentation végétarienne ou végétalienne (et des produits de saison), ce régime n’est pas onéreux.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «L’exclusion des produits laitiers rend ce régime pauvre en calcium. Toutefois, en consommant des produits de chaque groupe (Ndlr: selon la pyramide alimentaire), on peut composer une alimentation équilibrée, mais dont la variété est limitée.»

7. Le paléolithique

EN QUOI ÇA CONSISTE? En un retour à l’alimentation des premiers hommes. Partant du postulat que le génome humain n’a évolué que de 0,02% depuis le paléolithique, Boyd Eaton, anthropologue médical de l’Université d’Atlanta (USA), a conclu en 1985 que l’épidémie de maladies telles que l’obésité ou le diabète est liée à l’inadaptation de nos gènes à notre alimentation. Et qu’il faut se nourrir comme nos ancêtres chasseurs-cueilleurs: beaucoup de protéines animales maigres (il y a 40 000 ans, on en consommait trois fois plus qu’aujourd’hui, mais les animaux se nourrissaient du pâturage, leur viande était donc peu grasse) et de végétaux non transformés, peu de graisse, pas de produits laitiers, de sucres (sauf le miel et le fructose contenu dans les fruits) ni céréales, ni légumineuses.

C’EST FACILE À SUIVRE? A priori, oui, car le régime paléolithique prône la consommation de produits de base, non modifiés et cuits le moins possible. Mais il implique un contrôle absolu de ce qu’on avale. Etant donné le grand nombre de produits interdits, qui plus est des produits de consommation courante, il est très difficile de manger à l’extérieur, car tous les plats auront des accompagnements ou des sauces qu’il faut demander à part ou faire changer. Par ailleurs, comme tous les régimes très restrictifs, le paléolithique, en limitant la variété des produits, donc des plats, entraîne une monotonie.

ÇA COÛTE CHER? Oui, car les protéines animales de bonne qualité, en particulier la viande, sont plus onéreuses que les produits céréaliers. Mais la suppression de produits transformés ou industriels (sodas, plats tout prêts, etc.) permet de compenser un peu.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «En excluant toutes les céréales, les légumineuses et les produits laitiers de son alimentation, il est difficile de couvrir nos besoins en tous les nutriments essentiels, notamment en calcium et en magnésium.»

Thérapeutiques

8. Le régime GS

EN QUOI ÇA CONSISTE? Le régime GS, ou régime en glucides spécifiques, a été élaboré par l’Américaine Elaine Gottschall afin de soigner les troubles de l’appareil digestif tels que la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse ou la maladie coeliaque (intolérance au gluten).Seuls certains glucides ne nécessitant qu’une digestion minimale et produisant peu de déchets organiques – ce qui permet à la muqueuse intestinale de se régénérer – sont autorisés dans ce régime. Adieu bière, sushis, pommes de terre, Coca, papet vaudois, saucisses, poisson fumé ou pané, produits laitiers (sauf le beurre), pain, pâtes, chocolat, sucre. Bonjour les fruits (sauf la banane plantain et les macédoines), la plupart des légumes, le steak de bœuf, les œufs (pas d’omelette), le miel…
En savoir plus: www.regimegs.com

C’EST FACILE À SUIVRE? Oui, une fois qu’on a en tête la liste des produits autorisés. Et à condition de ne pas être un fervent adepte du régime «burger-pizza surgelée barquette au micro-ondes»,même si de plus en plus de commerces proposent des produits sans gluten (du pain par exemple).Mais comme tous les régimes, celui-ci n’en reste pas moins contraignant et nécessite, lors de sorties au restaurant notamment, d’oser demander un accompagnement différent pour son plat (des haricots verts au lieu des frites…).

ÇA COÛTE CHER? Pas plus que tout autre régime alimentaire fondé sur la consommation de produits frais.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «En excluant la plupart des produits laitiers, des céréales et des légumineuses, l’alimentation a beaucoup de risque d’être carencée.»

9. La diète Hafer

EN QUOI ÇA CONSISTE? Il s’agit d’un régime spécifique mis au point dans les années 1970 et destiné aux enfants hyperactifs. Selon la pharmacienne allemande Herta Hafer, consommer trop de phosphates et autres additifs entraînerait des troubles du comportement tels que déficit de l’attention et hyperactivité. Bien que de nombreuses études aient attesté l’efficacité de cette diète – qui aurait permis d’éviter ou d’arrêter le traitement à la Ritaline – certaines instances continuent à douter du lien entre phosphates et troubles du comportement, notamment la FDA américaine, l’agence nationale du médicament.

C’EST FACILE À SUIVRE? Non, cette diète implique de supprimer un grand nombre de produits industriels qui plaisent aux enfants: sodas contenant de l’acide phosphorique ou de l’acide citrique, fromages fondus, gâteaux contenant de la levure chimique, charcuterie (certains jambons cuits), céréales pour bébés contenant de la lécithine de soja, barres chocolatées, pâte à tartiner ou encore riz blanc «incollable». Pas facile de faire comprendre à un enfant que ces produits si attractifs le rendent malade… Sans compter qu’il faut faire ses courses en passant à la loupe toutes les étiquettes pour traquer les innombrables «E…» sous lesquels se cachent les phosphates.

ÇA COÛTE CHER? En argent, non. En temps et en vigilance, oui.

L’AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE: «L’exclusion de tous les aliments transformés cités ci-dessus n’empêche pas de manger de façon variée et équilibrée. Mais il n’est pas démontré que ces aliments, s’ils sont consommés en quantité raisonnable dans le cadre d’une alimentation équilibrée, sont néfastes pour la santé.»
En savoir plus
«La drogue cachée: les phosphates alimentaires, cause de troubles du comportement, de difficultés scolaires et de délinquance juvénile», de Herta Hafer, Ed. du Madrier.

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