sexo

    Viol: «Elle l'a bien cherché» et autres stéréotypes impensables mais répandus

    Un sondage a été publié quant à la façon dont les viols et les agressions sexuelles sont perçus. Révoltant.

    Publié le 
    3 Mars 2016
     par 
    Letizia Muccigrosso

    L'association «Mémoire traumatique et victimologie» a publié un sondage effectué en novembre et décembre 2015 en France sur un échantillon de 1001 personnes selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d'agglomération et région). Le but était de voir quelles sont les représentations que se font les Français du viol

    Des résultats choquants

    61% des hommes et 65% des femmes pensent que «pour un homme, c'est plus difficile de maîtriser son désir sexuel que pour une femme» ou encore deux personnes sur dix pensent que «lorsque l'on essaye d'avoir des relations sexuelles avec elles, beaucoup de femmes disent 'non' mais ça veut dire 'oui'». Des clichés sexistes et totalement dénués de sens qui ont beaucoup fait réagir, notamment sur les réseaux sociaux. Comme par exemple cette représentation indiquant les instructions pour vomir. Car oui, ces chiffres donnent des haut-le-coeur.

     

     

    Comme une envie de vomir non ? #viol #France #statistiques #data #draw #dessin

    Une photo publiée par @rakidd le

     

    Le responsable, c'est qui?

    Toujours selon ce sondage, une proportion (trop) importante pense que la victime a «provoqué» son agresseur et déresponsabilise le violeur. Notamment, environ 40% des personnes interrogées déresponsabilisent l'agresseur dans les cas où «les femmes acceptent d'aller seules chez un inconnu», «des adolescentes ont une attitude séductrice avec des hommes adultes» ou encore «des femmes qui ont eu une attitude provocante en public (dans un restaurant, dans une boîte de nuit)».

    Si l'on cède, ce n'est pas un viol

    17% des personnes interrogées estiment que «forcer sa conjointe ou sa partenaire à avoir un rapport sexuel alors qu'elle refuse et ne se laisse pas faire» ne constitue pas un viol. Environ deux personnes sur dix pensent que si la personne «dit clairement être non consentante mais cède quand on la force», le viol est en partie disqualifié. Enfin, seulement 66% des répondants estiment qu'il s'agit d'un viol lorsque la personne est préalablement «menacée pour qu'elle accepte après coup d'avoir des relations sexuelles sans résistance».

     

     


    A lire aussi: 
    Surmonter l'épreuve du viol
    Un point noir pour aider les victimes de violences conjugales

    A lire également
    blair waldorf gossip girl bed sleep
    Comment les déclencher, les contrôler, les expérimenter? Camelia Sutra vous répond.
    O
    Camélia Sutra répond à Mylène, qui s'inquiète de ne pas parvenir à atteindre le septième ciel durant ses rapports.
    O
    tokyo rio casa de papel netflix sexe passion amour
    Après le point G, Camelia Sutra vous propose de partir à la découverte d’une zone érogène inexploitée…
    O
    Cuisine
    «Est-ce que cette branche de céleri m'apporte de la joie..?»
    O
    Voyage
    Vous aspirez davantage à des vacances plus green, sans (trop) de traînées de kérosène pour y arriver? Cette sélection de lieux est faite pour v(n)ous.
    O
    Cuisine
    Dans les Grisons, une ferme salmonicole durable offre un poisson de qualité qui se retrouve sur la table des restaurants.
    O