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    Séries TV, cinéma: les bonnes nous fascinent

    Les points communs entre les séries «La servante écarlate», «Captive», «Downton Abbey» ou «The Crown»? Les servantes font partie des personnages principaux. Loin d'être de bêtes soubrettes, elles sont les nouvelles héroïnes.

    Publié le 
    5 Décembre 2017
     par 
    Julien Pidoux

    Elles sont partout, cette saison. Qu’elles évoluent dans des séries d’époque, des films contemporains ou des sagas dystopiques, les servantes sont les nouvelles héroïnes de nos écrans, petits et grands. Souvent, elles sont représentées dans leur fameuse tenue de fonction, petite robe noire, col claudine et tablier blanc. C’est le cas de Rossy de Palma, irrésistible Maria dans «Madame», actuellement au cinéma. Parfois, comme dans l’effrayant «La servante écarlate», leur uniforme est savamment réinterprété: Elisabeth Moss porte de l’écarlate, symbole de sa fertilité – et de sa disponibilité. Dans les épopées historiques qui cartonnent en ce moment («Captive», «Downton Abbey» ou encore «The Crown», dont la deuxième saison sort le 8 décembre 2017 sur Netflix), les costumiers ont fait des recherches poussées pour être au plus près de la vérité.

    Des soubrettes diverses et variées, mais qui occupent toutes une place centrale dans le scénario. En Grande-Bretagne, musées et restaurants proposent même désormais des plongées dans l’univers jusqu’ici méconnu des below stairs, celles que l’on logeait sous l’escalier. Mais au fait, pourquoi ces domestiques nous fascinent-elles autant?


    Alias Grace («Captive» en français), une autre figure de la servante qui dérange. © DR

    Soufre et transgression

    D’abord, parce que la servante est une figure ambivalente: elle émane du peuple – tout le monde peut se reconnaître en elle – mais elle maîtrise en même temps les codes parfois mystérieux des élites. Elle connaît tous leurs secrets. «Elle fait le lien entre les miséreux et la haute bourgeoisie», résume Gianni Haver, sociologue de l’image à l’Université de Lausanne. Une sorte de taupe donc, qui vient saupoudrer quelques grains de sable dans les rouages du système établi.

    Et avec son uniforme connoté (tout comme celui des infirmières), elle est aussi une «figure sulfureuse», entourée d’un imaginaire – souvent sexué – très ancien, comme le rappelle le spécialiste. De la littérature du XIXe siècle à Luis Buñuel, la servante a en effet d’abord été une séductrice. Mais au fil du temps, cette figure de tentation s’est transformée en figure de transgression, prête à en découdre. Un personnage révolté, injustement subordonné et qui se rebelle? Tous les ingrédients sont là pour un scénario haletant.


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