famille

    On sait (enfin) ce qui fait augmenter le risque de dépression post-partum

    La raison mise en évidence par des chercheurs d’Harvard: la douleur qui reste vive dans le corps des jeunes mamans après un accouchement.

    Publié le 
    18 Octobre 2018
     par 
    Muriel Chavaillaz

    La tristesse qui ne vous lâche plus, ce mal-être profond qui vous hante, ces heures vides qui vous paraissent s’éterniser. 10 à 15% des mères seraient touchées par la dépression post-partum note un sondage français réalisé par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. D’où proviennent ces crises de larmes intempestives et cette affreuse sensation d’être constamment épuisée? Des chercheurs américains se sont intéressés à ce sujet et ont pointé du doigt une cause bien trop souvent négligée: la douleur.

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    Car non, cette dernière ne cesse pas dès que l’on a passé par la case «accouchement», comme l’explique de docteur Jie Zhou, anesthésiste et chercheur auprès de la Harvard Medical School:

    Depuis des années, nous nous intéressons aux douleurs pendant l’accouchement et négligeons, à tort, celles ressenties par les femmes après avoir donné naissance à un enfant. Nous devons nous centrer davantage sur les façons de soulager efficacement ces douleurs post-partum.

    Un suivi médical à mettre en place

    Plus de 4000 femmes ont participé à cette étude. Les chercheurs ont ensuite comparé les évaluations des jeunes mères souffrant de dépression post-partum avec les douleurs physiques ressenties. Et le résultat est sans appel: le risque de baby blues prolongé grimpe en flèche lorsque l’on souffre après l’accouchement. Et selon l’auteur de l’étude, les médicaments donnés actuellement sont loin de suffire… «Bien que l’ibuprofène et les analgésiques du même type soient considérés comme adéquats, il est clair que certaines patientes ont besoin d’aide supplémentaire pour gérer la douleur. Nous devons mieux identifier les femmes qui risquent de souffrir ainsi de douleurs post-partum et nous assurer qu’elles reçoivent des soins adéquats.»

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