santé

    Cancer du col de l'utérus: efficacité démontrée de l'auto-dépistage

    Des chercheurs français ont montré qu'un auto-prélèvement vaginal à domicile pouvait être aussi efficace qu'un frottis effectué par un médecin pour dépister un cancer du col de l'utérus, dans une étude publiée récemment..

    Publié le 
    6 Juin 2014
     par 
    Relaxnews

    «Nous avons retenu un dispositif acceptable et peu cher et montré qu'il était aussi efficace que le frottis», a précisé jeudi le Dr Ken Haguenoer (Inserm, CHU de Tours), l'un des auteurs de l'étude menée entre 2009 et 2011 auprès de 722 femmes et publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

    Les chercheurs français ont précisé toutefois qu'ils n'entendaient pas remettre en cause les frottis cervico-utérins mais qu'ils voulaient seulement offrir une «alternative» aux femmes qui ne participent pas à ce dépistage par frottis. Celui-ci a permis une réduction importante de la mortalité liée au cancer du col de l'utérus dans les pays développés grâce à un taux de couverture estimée à 63%. Mais ce taux stagne depuis plusieurs années alors que la maladie continue à tuer chaque année environ un millier de femmes en France et près de 300 000 dans le monde.

    En France, les femmes de 25 à 65 ans sont invitées par les autorités sanitaires à faire des frottis tous les trois ans, mais 40% ne les font pas régulièrement, évoquant des difficultés d'accès à un gynécologue, notamment en zone rurale, alors même que les frottis peuvent être réalisés par d'autres professionnels de santé comme les généralistes ou les sages-femmes.

    Une étude sur l'auto-dépistage

    Les 722 femmes sélectionnées pour l'étude sur l'auto-dépistage étaient dans leur grande majorité âgées de 30 à 65 ans. Elles ont été invitées à faire un frottis classique et deux auto-prélèvements en utilisant un écouvillon (une sorte de coton tige) pour prélever quelques cellules dans le vagin afin de détecter la présence de papillomavirus (HPV) - qui sont à l'origine d'une majorité de cancers du col de l'utérus. Dans le premier cas, il s'agissait d'un écouvillon «sec» placé ensuite dans un tube en plastique et envoyé au laboratoire par la poste, tandis que dans le second, l'écouvillon devait être placé «en milieu de transport liquide».

    «Les prélèvement secs ont montré plus de concordance avec les frottis que les prélèvements humides», relève le chercheur qui souligne également leur plus grande facilité d'utilisation. «La plupart des 722 femmes ont également trouvé qu'ils étaient moins gênants et moins douloureux qu'un frottis», ajoute-t-il.

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