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Plages suisses: bronzing à San Francisco ou à Cologny

Plages suisses san francisco ou cologny

Si les rives du Léman peuvent sembler moins exotiques que la plage de Baker Beach et sa vue sur le Golden Gate, au moins, ici, on peut se baigner. Prends ça, Fog City!

© Salvatore Di Nolfi / Keystone

À San Francisco: vue panoramique et vagues rugissantes

Ce qui frappe le plus, ici, forcément, c’est la vue. Tranquillement installé sur sa foutah, on peut admirer le Golden Gate Bridge dans toute sa splendeur. Le plus photographié des ponts du monde est à quelques miles à peine de Baker Beach, l’une des plages les plus courues de San Francisco.

Ici, pas de palmiers, le paysage est un chouia plus sauvage qu’au sud de la Californie, les vagues de l’océan Pacifique sont traîtres et la baignade est fortement déconseillée. Mais Baker Beach compense ce manque de glamour par sa situation et son panorama, et haut la main. Sur un petit kilomètre et demi de longueur, elle s’étire juste au sud du pont, à l’extrémité ouest du Presidio, le plus grand parc de la ville. Forcément, avec une orientation pareille, les couchers de soleil sur le Pacifique y sont souvent spectaculaires.

De quoi – parfois – drainer la foule. Week-ends et jours fériés peuvent donc facilement virer à la foire d’empoigne, surtout si on se décide à venir en voiture, comme beaucoup d’Américains.

Ici, ceux qui n’aiment pas les marques de maillot seront ravis. Baker Beach, dans sa partie nord, est l’un des rares endroits de l’Etat de Californie où le nudisme est encore toléré. Une pratique qui ferait peut-être s’étrangler John Henry Baker, le pionnier qui, au milieu du XIXe siècle, donna son nom à l’endroit en s’installant dans un ranch à proximité.

Vous tournez le dos aux vagues rugissantes et apercevez un énorme canon pointé sur vous? C’est tout à fait normal. En 1904, pour protéger sa côte ouest, le pays fait construire une batterie de défense, encore visible aujourd’hui. Vous avez d’ailleurs peut-être déjà aperçu quelques-unes de ces constructions défensives dans le film Terminator Genysis, avec Arnold Schwarzenegger!

© Alexander Spatari / Getty Images

Un homme en feu

Mais ce n’est pas tout. Ce petit lopin de sable a un autre secret. C’est ici qu’en 1986, le soir du solstice d’été, deux copains, Larry Harvey et Jerry James, débarquent avec une sorte de gros épouvantail en bois auquel ils mettent symboliquement le feu. Les personnes présentes sur la plage s’agglutinent autour du foyer et, forcément, quelqu’un se met à chanter. Le Burning Man était né. Le plus déjanté, coloré et militant des festivals restera ici encore quatre ans, attirant toujours plus de monde. C’est finalement l’interdiction des feux, décrétée par les services du parc, qui décidera les organisateurs à déménager l’événement dans le Nevada voisin.

Rassurez-vous, toutefois, le Burning Man a peut-être changé d’état, mais vous restez à San Francisco, patrie des droits civiques et sociaux, berceau du mouvement hippie et LGBT+, haut lieu de la contre-culture américaine. Ce n’est pas ici que vous vous ennuierez.

Chez nous: pour une session bronzette architecturale

Ne pensez pas à organiser un festival à la Burning Man dans ce nouvel espace aménagé sur le quai de Cologny (d’ailleurs, toute fumée y est interdite!), mais les lieux offrent tout de même de quoi émerveiller nos petits yeux. Et même si les rives du Léman peuvent sembler moins exotiques que la plage de Baker Beach et sa vue sur le Golden Gate, au moins, ici, on peut se baigner. Prends ça, Fog City!

Offrir aux Genevois de quoi faire trempette, c’est justement l’objectif des autorités avec cette plateforme, construite en chêne suisse. Inaugurée à la mi-juillet, d’un diamètre de 40 mètres, elle attend baigneurs et promeneurs, qui peuvent y accéder via des échelles ou en passant directement par l’eau. Le grand cercle fait ainsi office de piscine naturelle. Il a été construit en parallèle d’un ponton long de 45 mètres, qui délimite la zone de baignade de la partie portuaire. D’autres aménagements sont prévus, notamment une roselière ainsi que des enrochements. Tout pour se réapproprier le coin. Un grand plus quand on sait que 97% des rives genevoises sont artificielles.

Côté septième art, le quai de Cologny n’a pas à rougir. Alors certes, le registre n’est pas le même que pour La maîtresse des épices (voir ci-dessous), mais les lieux ont tout de même accueilli du beau monde. Un dénommé Louis de Funès, notamment, dans Certains l’aiment froide (1959). Et dans la littérature, la commune genevoise a inspiré Albert Cohen pour Belle du Seigneur. Tout de même.

L’accès à la plateforme est gratuit. Attention: chiens, fumée, barbecues et véhicules y sont interdits.

Un peu de culture

Comédie romantique Il a la saveur d’un film de Bollywood et l’actrice indienne Aishwarya Rai y joue le rôle principal, mais La maîtresse des épices est bel et bien un film américano-britannique, dont l’intrigue se déroule à San Francisco et trouve sa conclusion – romantique à souhait – sur la plage de Baker. Tiré du livre éponyme de Chitra Banerjee Divakaruni, il raconte l’étrange don de Tilo, qui maîtrise les épices comme personne… à condition de ne pas sortir de son épicerie.

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