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Sandrine Pelletier: «J’ai la chance de n’avoir fait aucun sacrifice»

Sandrine pelletier jai la chance de navoir fait aucun sacrifice

«L’expo au MCBA joue sur les ombres et la lumière, avec des plaques de verre derrière lesquelles on peut se cacher, se perdre même. On s’éclate avec mon verrier Pascal!», partage la plasticienne Sandrine Pelletier.

© François Gailland

Une enfance bercée par les rythmes disco

YMCA, des Village People, passe à la radio. Aussitôt se séquencent les images dans l’esprit de Sandrine Pelletier. C’est comme ça qu’elle fonctionne. «Quand j’étais enfant, au début des années 80, je devais danser sur YMCA à côté du sapin, à Noël. Je terminais à chaque fois en larmes parce que je n’avais pas le physique d’une petite danseuse. J’étais énorme!» sourit-elle en se souvenant de ses jeunes années, passées entre Lausanne et le Tessin, bercées par les rythmes disco du camion Migros qui venait une fois par semaine dans le petit village de Biogno, non loin de Lugano. Si elle ne fait pas de danse classique comme sa mère, Sandrine apprend à jouer de l’accordéon et intègre les majorettes. «Comme j’étais la petite grosse, c’est moi qui portais le panneau. J’aimais bien, car j’étais la seule habillée en rouge!»

La musique dans la peau

Fan du combo disco new-yorkais, elle sent bien qu’il se passe quelque chose de différent entre les hommes à moustache dans leurs clips. Elle comprendra plus tard. «Vers 6 ans, je n’avais que des amis homosexuels. Ma mère me disait: C’est bizarre, Pierre-Alain se roule dans mes robes qu’il n’arrête pas d’essayer…» Les filles en rose, les garçons en bleu, maman au fourneau, papa en voyage d’affaires, elle ne connaît pas. A ses yeux, c’est l’éclat des paillettes qui compte. Et tout se mélange, se mixe, se fond avec fluidité.

«Je ne comprenais pas qu’on vivait dans un monde patriarcal. Après mon enfance disco, j’ai continué avec les soirées gothiques, dès mon adolescence, dans lesquelles nous étions toutes et tous en talons hauts avec du rouge à lèvres. Je ne voyais pas qu’il y avait des machos, que des femmes se faisaient maltraiter. C’est une histoire générationnelle, aussi, et de lieu de naissance.»

Besoin de mouvement, de voyage, d’aventure

«Apprendre l’arabe à 40 ans, c’est chaud!» s’exclame celle qui a vécu au Caire pendant plusieurs années avant de revenir en Suisse, il y a quelques mois. «On tombe amoureux ou pas des habitudes du pays. Même si l’Egypte me manque tous les jours, j’avais besoin de revenir en Suisse pour faire un bilan. Je n’avais pas envie d’être cette personne qui se perd et oublie de revenir.» Installée à Lausanne, rien ne la rend plus heureuse que d’entendre parler l’arabe dans son quartier. Ses craintes de se sentir «coincée» envolées, elle apprécie pleinement la liberté de voyager que lui apporte son nouveau pied-à-terre.

«Durant 15 ans, j’ai vécu partout, je considérerais indécent de dire des choses négatives sur la Suisse.» De nature généreuse, elle aime l’idée d’aiguiller des jeunes d’ailleurs qui souhaitent étudier en Suisse.

«J’ai la chance de n’avoir fait aucun sacrifice dans ma vie et j’ai envie d’en faire quelque chose. Par exemple, ne pas avoir fondé de famille me permet le mouvement, le voyage. L’aventure!»

Du disco au metal

«J’ai fait de la batterie au début des années 90, j’étais assez douée. Mais à l’époque, contrairement à aujourd’hui, ça ne se faisait pas d’être la grosse aux cheveux violets batteuse de metal!»

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