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Lectures d’hiver

Notre sélection de livres à (s')offrir pour Noël

Notre selection de livres a soffrir pour noel

Romans, polars, essais... à chacun-e son idée de livre à glisser sous le sapin.

© GETTY IMAGES/LEFTERIS ZOTOS/EYEEM

Rendez-vous, de Martina Chyba (Éd. Favre)

La dure réalité des quinquas de retour sur le marché du célibat, en proie au jeunisme dans le monde du travail et aux parents qui déclinent, sans parler de leurs propres soucis de santé, sous la plume malicieuse et acide de la journaliste bien connue des téléspectateurs romands. De son aveu, un mélange de situations vécues (75%!), et de fiction, une tranche de vie qui parle de cette génération coincée entre les millenials et les boomers! Un récit ponctué par le langage cru (on n’a pas compté le nombre d’occurence du mot «cul», mais il est élevé) et les œuvres d’art prescrites par le psy, imaginaire, lui. [VF]

Power Wish, de Keiko (Éd. Le Lotus et l’éléphant Poche)

Power Wish, le best-seller de la japonaise Keiko, la Marie Kondo de l’astrologie, est sorti en poche à la rentrée. Il présente sous forme de listes les vœux à formuler pour tirer parti de l’énergie des différentes lunaisons à travers l’année zodiacale, soit la Pleine Lune et la Nouvelle Lune dans chaque signe. Créativité du Verseau, résilience du Scorpion, leadership du Lion, à vous la gloire et l’abondance! [VF]

Les chroniques de Bond Street, tome 1, de MC Beaton (Éd. Albin Michel)

La très prolixe autrice de la série policière Agatha Raisin (32 tomes!), MC Beaton, décédée en 2019, a encore quelques sagas en réserve, et notamment ses Chroniques de Bond Street, dont les deux premiers épisodes ont été traduits cet automne (le troisième arrivera en janvier 2023). L’histoire fantaisiste d’une aristocrate anglaise au XIXe siècle, qui ouvre un hôtel à Londres pour tenter de résoudre ses problèmes de liquidités! Pour les amateurs de Downton Abbey, Bridgerton and co! [VF]

Patatouille, de Tiffany Cooper (Éd. On ne compte pas pour du beurre)

En se retrouvant maman en garde alternée il y a trois ans, l’illustratrice Tiffany Cooper s’est éveillée au féminisme durant ses semaines en solo. Après avoir lu de nombreux ouvrages, la Française se retrouve confrontée à des statistiques accablantes: 99% des viols, 99% des incendies, 96 % des violences au sein du couple ou encore 95% des vols avec armes… sont commis par des hommes (source: Le coût de la virilité, de Lucile Peytavin). Mais comme l’énonce avec beaucoup de pédagogie la maman d’un fils de 4 ans sur son compte Instagram, le problème, ce ne sont pas les hommes, mais le sexisme et la domination masculine. Aussi, l’objectif ambitieux de son premier livre jeunesse est de «dézinguer le patriarcat à la racine», en s’adressant à tous les enfants dès 3 ans. On a presque envie de gribouiller la mention «et jusqu'à 77 ans». En librairies le 12 janvier 2023, et en pré-commande sur le site paspourdubeurre.com. [JM]

Vivre vite, de Brigitte Giraud (Éd. Flammarion), Prix Goncourt 2022

On vous avait conseillé Vivre vite dans notre sélection de la rentrée littéraire 2022, désormais Prix Goncourt, ce roman s’avère être un beau cadeau à (se) faire… «J'ai été aimantée par cette double mission impossible. Acheter la maison et retrouver les armes cachées. C'était inespéré et je n'ai pas flairé l'engrenage qui allait faire basculer notre existence. Parce que la maison est au cœur de ce qui a provoqué l'accident.» À la manière de la saga blockbuster Jason Bourne, l’autrice mène l’enquête sur l’accident de moto qui a emporté son mari le 22 juin 1999. Vingt ans après ce drame, elle se pose une ultime fois les difficiles questions qui sont tout ce temps restées en suspens. Pris par leur déménagement, occupé par des travaux de rénovation, le couple avait-il oublié que le destin pouvait les faire subitement changer de route? [JM]

Sel, de Jussi Adler-Olsen (Éd. Albin Michel)

Vous aimez les enquêtes du Département V? Réjouissez-vous: Sel, qui n’en manque pas, est l’une des toutes bonnes cuvées de la série! Toujours aussi acéré, cynique et piquant (délectable quand on a le sens de l’humour noir), le Danois et Docteur ès satire sociale Jussi Alder-Olsen se livre en effet à un jeu de massacre particulièrement sombre.

L’intrigue commence dans les années 80, quand des explosions meurtrières se produisent dans un petit garage de Copenhague. Accident, attentat? Mystère, le dossier se voit relégué sur l'impressionnante pile des affaires non classées. Or, voilà que 30 ans plus tard, un suicide (?) relance l’affaire… Pour la résoudre, l’équipe du Département V, bien sûr. Et c’est ainsi qu’en pleine crise du Covid, Carl Mørk le bougon, Assad le torturé, Rose la fofolle et Gordon le presque débutant vont réaliser avec consternation que depuis trois décennies, des assassinats déguisés en accident ou en suicide sont commis en toute impunité par une personne machiavélique qui, comme signature, laisse un petit tas de sel sur les lieux du crime… Jouissif. [SG]

Une année de philosophie, de Marie Robert (Éd. Flammarion)

Peut-être suivez-vous sur Instagram l’autrice française Marie Robert, alias @philosophyissexy, et ses textes philosophiques publiés chaque jour depuis cinq ans. Toujours accompagnées de photos en noir et blanc, ses réflexions interrogent, réconfortent ou soulagent les maux du quotidien et les tourments de l’existence. Sur le pourquoi de cette habitude littéraire qui ne semble pas s'essouffler, la prof de philo décrit: «J’ai simplement respecté mon cadre, le seul rempart tenable face aux angoisses, à la mélancolie, au temps qui passe. Écrire chaque matin. Écouter les pensées qui jaillissent, celles qui se dissimulent et se tapissent, et puis les partager, parce qu’on sera toujours irrémédiablement différents, mais qu’on va naître et mourir, et qu’entre les deux, nos cœurs et nos esprits feront des mouvements communs.» Son livre, un recueil de ses messages les plus intemporels, est illustré par des collages signés de l’artiste Lia Rochas-Páris. À glisser sous le sapin de celles et ceux dont «les ressources s’épuisent» ou aux «cœurs enragés que rien n’arrête». [JM]

Petit éloge des anti-héroïnes de séries, de Anaïs Bordages et Marie Telling (Éd. Les Pérégrines)

Vous avez une petite pensée pour Lois Wilkerson, la mère de Malcolm, lorsque votre enfant fait une bêtise? Vous êtes plus Blair que Serena? Plus Samantha que Carrie? Ce petit livre est fait pour vous. Deux journalistes sériephiles ont publié en octobre 2022 un hommage féministe aux anti-héroïnes qu'on adore (détester) et qui s'extirpent délicieusement des diktats de perfection et des rôles traditionnels imposés aux femmes, réelles ou de fiction. Célébrons donc, à travers une série de portraits, les mères indignes, les superficielles, les castratrices, les traînées, les coincées, les pestes, les carriéristes ou encore les mauvaises victimes. Parce qu'elles brisent les tabous et sont toutes un petit bout de nous. [LI]

Romans noirs, de Pierre Lemaître (Éd. LGF-Livre de Poche)

Lauréat du prix Goncourt 2013 avec Au revoir là-haut et à nouveau dans l’actualité avec l’adaptation filmique de ses Couleurs de l’incendie, Pierre Lemaitre est sans doute l’un des plus grands romanciers français. Caustiquement tendre (ou tendrement caustique), il dépeint la société comme personne - d’une plume trempée à l’encre noire, certes, mais toujours teintée d’humour et de fantaisie. Dans ce recueil fraîchement publié, quatre fictions bien sombres: Robe de marié, Cadres noirs, Trois jours et une vie et Le Serpent majuscule (dont nous avions déjà vanté les qualités!). Indépendantes les unes des autres, ces histoires ont en commun une thématique «basique»: ne comptez jamais sur l’oubli, un jour ou l’autre, les injustices, les douleurs ou les coups bas qu’on a infligés finissent par se payer. Cher. Un régal absolu! [SG]

Blanc, de Sylvain Tesson (Éd. Gallimard)

«La neige embellit ce qu’elle touche, révèle à l’œil ce qui suffit. Elle tombe sur les villes, les villes sont belles. Elle redessine le réel, rectifie le monde, selon l’expression alchimique. Magique, elle emplit les vides de substance invisible, annule l’imperfection, conserve le saillant. La blancheur pardonne. Elle masque l’inutile, taille à l’essentiel. J’étais parti chercher une dissolution de moi-même, par l’effort, dans des formes abolies. La traversée blanche serait ma définition du voyage absolu, une flottaison dans une idée de paysage.»

Récit de la traversée à pied des Alpes de Menton à Trieste en quatre hivers, ce texte magnifique est une invitation au voyage, à la réflexion, au(x) rêve(s). Une pure merveille. [SG]

Le mage du Kremlin, de Giuliano da Empoli (Éd. Gallimard)

«Les gens pensent que le centre du pouvoir est le cœur d'une logique machiavélique, quand en réalité c'est le cœur de l'irrationnel et des passions, une cour d'école, vous dis-je, où la méchanceté gratuite a libre cours et prévaut immanquablement sur la justice et même sur la pure et simple logique…. tout ce qui fait croire à la force l'augmente véritablement…»

Après Les ingénieurs du chaos, un essai consacré aux conseillers des leaders populistes, le politologue Giuliano da Empoli revient avec une fiction (vraiment?) sur les coulisses du Kremlin, dont le héros est «librement inspiré» de l'ex-éminence grise de Poutine, Vladislav Yuryevich Surkov.

Rebaptisé Vadim Baranov dans le roman, alors que les autres membres de l’entourage de Poutine conservent leur nom, ce personnage surnommé le «nouveau Raspoutine», qui a largement contribué à asseoir et renforcer la position du «Tsar», avant d’être évincé, permet de décortiquer la mécanique du pouvoir et de constater qu’elle repose partout et depuis toujours sur les même ressorts… Magnifiquement écrit, édifiant, lucide et… effrayant. [SG]

Comment volent les oiseaux blessés, de Elise Vonaesch (Éd. 5 Sens)

Signé d’une jeune autrice genevoise âgée de 23 ans, ce roman promet une belle histoire d’amour, mêlée d’interdit et de d’enquête. Le récit démarre en 1997 et nous présente une journaliste prénommée Manuela. Lorsque celle-ci est chargée de réaliser l’interview de la célèbre Pranelle, une vedette internationale, une passion inattendue naît entre elles. Or, ainsi que la protagoniste ne tardera pas à le découvrir, la vie de star recèle de nombreux secrets, enfouis parmi de profondes douleurs passées et l’ombre de mystères qu’elle se promet de percer. Le pitch nous évoque un peu le génial Les Sept maris d’Evelyn Hugo, par Taylor Jenkins Reid, ce qui s’avère être de très bon augure! [EDM]

La diagonale des reines, de Bernard Werber (Éd. Albin Michel)

L’auteur de la trilogie des Fourmis est de retour avec ce roman mystérieux, dont l’histoire se déploie sur plusieurs décennies, entre 1970 et 2050: deux femmes puissantes que tout oppose s’affrontent dans un duel interminable, déterminées à imposer leurs visions respectives du monde. Alors que chacune met tout en place pour vaincre sa rivale, la Terre devient un immense champ de bataille, un gigantesque échiquier tremblant sous la colère redoutable de ces deux héroïnes. Victimes de leurs stratégies vindicatives, les humains deviennent des pions, balayés sans merci dès que l’une des joueuses réussit un coup de maître et se rapproche de l'Échec et mat. [EDM]

Un chien à ma table, de Claudie Hunzinger (Éd. Grasset)

Lauréate du prix Femina 2022, l’autrice française tisse, dans son nouveau roman, une apologie de la nature blessée. Le récit s’articule autour d’une romancière, Sophie, vivant en pleine forêt avec son époux Grieg. Lorsque le couple retrouve par surprise une chienne maltraitée sur le pas de sa porte, l’héroïne voit sa vie illuminée. La nature et les animaux jouent des premiers rôles poétiques, alors que les trois personnages créent un îlot de paix et d’harmonie, protégés par les arbres qui les entourent. En présentant le quotidien isolé de Sophie, Claudie Hunzinger nourrit les thèmes du féminisme, de l’écologie, ainsi que notre rapport à la nature et à notre environnement. [EDM]

Le temps du café retrouvé, de Toshikazu Kawaguchi (Éd. Albin Michel)

Si vous avez fondu en lisant l’émouvant Tant que le café est encore chaud, n’hésitez pas à vous ruer sur ce deuxième tome, paru début novembre 2022. L’histoire est semblable à celle du premier volet, sachant que magie, nostalgie et souvenirs fusionnent une fois de plus dans le même petit café, niché au cœur de Tokyo: une ribambelle de nouveaux personnages débarque dans l’établissement, afin de goûter aux propriétés magiques de son café, lequel leur permet de voyager dans le temps pour revisiter certains passages de leurs vies. Les histoires de chacun-e sont criblées de regrets mais, grâce à cette tasse de café tant convoitée, les protagonistes tenteront de réparer les fragments de leurs passés. Bien que l’écriture de Toshikazu Kawaguchi soit douce et réconfortante, on vous conseille quand même de sortir les mouchoirs! [EDM]

Friends, mes amours, et cette chose terrible, de Matt Perry (Éd. Michel Lafon)

Fans de la série culte, accrochez-vous! Car dans les pages de ses mémoires, parus le 10 novembre 2022, l’interprète de Chandler Bing révèle les pans les plus sombres de son passé. L’ouvrage commence d’ailleurs par une phrase glaçante: «Salut, je m'appelle Matthew, mais vous me connaissez peut-être sous un autre nom. Mes amis m'appellent Matty. Et je devrais être mort.» Avec sincérité et émotion, le comédien de 53 ans raconte ses rêves, ses blessures d’enfance, ses addictions, ses diverses cures de désintoxication et la joie du tournage de Friends. Retour bouleversant sur une carrière devenue mythique. [EDM]

Le secret de la cité sans soleil, de Gilles Legardinier (Éd. Flammarion)

Même s’il est surtout (très) connu pour ses comédies romantiques, Gilles Legardinier a plus d’un bec à sa plume. La preuve avec Le secret de la cité sans soleil, une réédition retravaillée de son premier roman, publié en 1996 en format Poche. En l’occurrence, avec un art consommé de la narration, il nous plonge dans «une histoire d’aventures historiques, d’amitiés, de trésors, de Cathares et de Templiers», résumait-il récemment. Inutile d’en dire beaucoup plus - si ce n’est qu’en lisant, on a juste envie de se faire une virée du côté de Montségur (ah! L’Aude, L’Ariège, Carcassonne…), que les symboles sont nombreux et que passé et présent ne sont décidément tristement pas si différents quand il est question d’ignominie. Un récit historiquement passionnant et surtout haletant! [SG]

La Passeuse de mots, tome 3, par Alric et Jennifer Twice (Éd. Hachette)

La success story de ce jeune duo d’auteur-e-s se poursuit, avec un troisième tome très attendu. En 2019, face à de nombreux refus de maisons d’édition, ils publient leur grande saga La Passeuse de Mots sur la plateforme d’auto-édition Wattpad. Pour les lecteurs-trices, il s’agit d’une véritable révélation. Le succès est tel que l’histoire fantastique et épique d’Arya, vivant dans le royaume d’Hélios, est rapidement repérée par les maisons d’édition. Aujourd’hui, après deux tomes écrits à quatre mains, un troisième ouvrage poursuit les aventures de l’héroïne, dont le parcours explore les quatre coins de l’univers magique créé par les plumes d’A &.J. Twice. [EDM]

Ceux qui s’aiment se laissent partir, Lisa Balavoine (Éd. Gallimard)

Le détricotage des relations mère-fille n’en finit pas d’inspirer la littérature. Plus que de psychologie - quoique -, le roman écrit par Lisa Balavoine à la première personne relève du long chemin de croix. Celui qui l’a mène à enfin pouvoir écrire, à défaut d’avoir dit, les mots qu’elle destinait à sa mère. Une mère séparée avec qui elle a grandi en huis clos, entre fascination et angoisse, entre chagrin et dépression larvée. Un long chemin donc, pour se réconcilier avec une mère qui donnait l’impression de n’avoir construit sa vie qu’autour de sa fille - et de ses amours déçues - et pour comprendre un peu plus ces liens qui structurent autant qu’ils déstructurent au moment où la fille devient mère, et vice versa. [FR]

Le royaume désuni de Jonathan Coe (Éd. Gallimard)

Quatorzième roman de l'élégantissime Jonathan Coe, ce Royaume désuni raconte les heurs et malheurs d’une famille des environs de Birmingham (of course!) entre 1945 et aujourd’hui. Malin. Car pour le Britannique, feuilleter cet album de souvenirs est surtout prétexte à raconter avec finesse et humour la complexité et les paradoxes de son pays. Drôle, intelligente, ironique et émouvante, cette satire sociétale et politique entremêle ainsi destins intimes et histoire collective et montre que si tout change, finalement rien ne change. Un bijou (de la couronne…) à dévorer de toute urgence! [SG]

Cahiers de l'ermitage, textes de Urabe Kenko et de Kamo no Chomei (Éd. Gallimard, «Folio»)

À l'heure où les injonctions aux économies drastiques, à la sobriété voire au renoncement au confort sont plus que jamais d'actualité, une question légitime nous obsède: Comment vivre aussi bien avec moins? On trouvera des réponses, ou du moins des pistes et des inspirations, chez ces deux célèbres poètes-ermites du Japon médiéval, dans un florilège de leurs textes. Star des programmes scolaires nippons malgré les sept siècles qui le séparent de notre époque, Urabe Kenko demeure un auteur dont les mots résonnent à nos oreilles de contemporains déboussolés au sein d'un monde tout chamboulé. Kamo no Chomei, il y a 900 ans, avait lui aussi opté pour une existence minimaliste en se retirant dans une cabane «de 10 pieds» au sud de Kyoto, se satisfaisant de ce quotidien aride et trouvant ainsi davantage de temps et d'attention pour s'émerveiller de ce qui l'entoure: «Pour moi le plaisir suprême est celui que j'éprouve sur l'oreiller d'une sieste paisible, et l'ambition de toute ma vie est de pouvoir, selon les saisons, contempler un beau paysage». Qui se soucierait alors de vagues menaces de pannes de courant? [NP]

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