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Carnet noir

Thierry Mugler: Hommage à une légende de la mode

Thierry Mugler. À lui seul, son nom évoque une silhouette féminine puissante aux contours androïdes. Grâce à lui, la haute couture française atteignait des fulgurances qu’elle n’avait jamais connues auparavant. Ni après. Comme un mirage, dans lequel se télescopent le glamour et une maîtrise absolue de la coupe, dans une capsule temporelle précise. Aux années 80, puis 90, deux décennies traversées par le meilleur et le pire de la mode – de l’extravagance des nouveaux romantiques aux pulls troués et cheveux filasse du mouvement grunge – Thierry Mugler donnait de l’épaule et de la taille ajustée. Une allure qu’aucune femme de cette époque n’a oubliée, de Paris à New York, en passant par Milan et Los Angeles.

Des trois enfants terribles de la mode parisienne d’alors, Claude Montana, Thierry Mugler et Jean Paul Gaultier, il ne reste aujourd’hui que le dernier. Mugler s’est rapidement démarqué avec ses créations ultra-sophistiquées, aux lignes ingénieuses, coupées dans des matières nobles et high-tech. Bien avant que le terme empowerment ne vienne enrichir le vocabulaire du dressing féminin, il faisait pousser des ailes aux femmes en les sublimant dans ses trucs en plumes bigarrées. Sa haute couture était un rêve éveillé.

Chassez le naturel, il revient à moto

Mais soudain, coup de théâtre: le designer quitte la mode en 2002 pour se consacrer à d’autres activités en lien avec la scène, où s’étaient cristallisées ses premières amours en tant que danseur dans les ballets de l’opéra du Rhin à Strasbourg dans les années 60. En parallèle à ses nombreuses transformations physiques, il se rajoute un prénom, devenant Manfred Thierry Mugler. Sauf qu’entamer un nouveau millénaire sans Mugler est un leurre stylistique absolu. Grand absent des défilés pendant quelques années, il ne tarde pas à être remis au goût du jour par les excentriques de la pop. À commencer par Lady Gaga, évidemment. Suivie par Beyoncé et Cardi B, qui revisitait un look vintage classique de la collection couture automne-hiver 1995-1996 aux Grammy Awards, en 2019.

Chez Mugler, le style n’allait jamais sans musique. Portée aux nues par le monde de la pop, sa griffe atteint son climax dans le clip Too Funky de George Michael. Parmi les top models superstars des années 90, on y voit la mannequin suédoise Emma Sjöberg Wiklund se déhancher dans un rutilant corset-moto d’inspiration Far West. Iconique. Désormais, ce sont les anges qui font du motocross dans les nuages, habillés pour l’éternité par Manfred Thierry Mugler.

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Manfred Thierry Mugler en compagnie de sa muse Jerry Hall. (© The Helmut Newton Foundation)

© The Helmut Newton Foundation - MAD
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Le designer puisait son inspiration partout, notamment dans l’univers de la route, ainsi qu'en témoigne le look de la mannequin suédoise Emma Sjöberg Wiklund.

© Patrice Stable - MAD
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En 1997, la robe effet «pneu» fait sensation à Paris.

© Patrice Stable - MAD

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