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Vie de famille et éducation: apprenons des ours, des orques et des loups!

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Chez les ours, par exemple, maman est tendre, câline, joueuse, attentive et donnerait sa vie pour protéger ses bébés. Mais elle ne fait aucune concession et ne cède jamais à la facilité

© Getty Images

S’inspirer des loups, des ours ou des orques pour éduquer ses enfants et entretenir de bonnes relations familiales? L’idée paraît saugrenue. Elle ne l’est pas. Car comme rappelle l’essayiste et militante Yolaine de la Bigne dans Les 12 sagesses des animaux (Ed. Leduc), les recherches récentes les plus pointues en éthologie montrent bien que ces espèces-là, entre autres, sont d’excellents modèles. En quoi et pourquoi? Exemples…

Entraide et solidarité familiale

Comme on le sait désormais, notamment grâce aux observations du zoologiste américain Lucian David Mech, les meutes de loups en liberté sont en fait des tribus familiales dont les fonctionnements sociaux ou internes n’ont pas grand chose à voir avec ce qu’on a longtemps cru. Le fameux mâle alpha n’est par exemple qu’une vue de l’esprit. Comme le décrit l’experte, aujourd’hui mondialement connue, Elli H. Radinger, il est en effet surtout «l’un des meilleurs papas de la nature», largement aidé par sa compagne, avec qui il gère les affaires et maintient l’ordre et la discipline.

L’Allemande qui, depuis vingt-cinq ans, passe une grande partie de son temps à observer les loups sauvages dans le parc national de Yellowstone (Etats-Unis) explique ainsi que la meute est «un clan familial géré par un couple de parents dévoués», qui comprend plusieurs générations d’oncles, de tantes, de frères et soeurs et de bébés. La smala suit des règles strictes mais cohérentes où chacun est pris en compte: «La famille apporte de la nourriture aux individus blessés ou âgés, qu’elle ne laisse jamais tomber.»

Chaque loup sait exactement quelle est sa place et qui prend les décisions sans que cela pose problème. D’ailleurs, ils se témoignent constamment leur affection et leur respect mutuels par des interactions et des rituels sans cesse renouvelés. «Plus une souche familiale est forte, plus elle est apte à se défendre et à survivre!» précise cette passionnée.

© Getty Images

Pour Yolaine de la Bigne, cette organisation solidaire et inspirante correspond assez à ce qui se pratiquait dans les villages d’antan: «En gros, tous les membres du clan s’occupent les uns des autres. Les plus jeunes sont pris en charge et éduqués avec tendresse mais fermeté pour qu’ils puissent affronter le monde et les plus âgés sont traités avec respect - ce d’autant plus que leur expérience bénéficie à l’entier de la famille!»

Le respect des seniors

A propos des seniors et de la loyauté qui leur est témoignée, des observations similaires ont été faites chez les éléphants ou encore chez les orques qui, elles, sont dirigées par la grand-mère. Les spécialistes de biologie marine sont d’ailleurs en train de se rendre compte que quand l’aïeule meurt, la famille, privée de ses bons plans et conseils, devient nettement moins performante en termes de chasse!

© Bart van Meele / Unsplash

L’éducation: à la dure mais tendre

Tandis que l’éducation des petits humains peut tourner au casse-tête chinois, celle des bébés animaux est clairement plus pragmatique - du moins chez de nombreuses espèces.

Comme le relève Yolaine de la Bigne, l’idée est simple, claire et limpide: un petit doit être capable de se débrouiller au mieux pour vivre et le rôle de ses parents est de l’aider à s’armer. Point.

Chez les ours, par exemple, maman est tendre, câline, joueuse, attentive et donnerait sa vie pour protéger ses bébés, mais elle ne fait aucune concession et ne cède jamais à la facilité. «La mère a deux ans pour préparer sa descendance aux difficultés à venir!»

Et le photographe et guide naturaliste Rémy Marion de décrire des scènes auxquelles il a assisté: une femelle qui traverse une rivière avec ses deux oursons dont on ne voit plus que les oreilles. Elle les attend, leur parle, mais jamais n’ira les aider, attendant patiemment qu’ils finissent à grand peine d’arriver sur la rive, trempés et épuisés. «Systématiquement, elles poussent leurs jeunes dans leurs retranchements!»

Une éducation à la dure? Certes. Toutefois, «si aider trop nos enfants soulage notre conscience, ça ne leur apprend pas le métier», souligne Yolaine de la Bigne. Pour elle, autre grande leçon à apprendre des animaux, l’art de couper le cordon. «Chez nous, humains, on a peur de laisser les jeunes montrer de quoi ils sont capables sans nous. Les oiseaux, eux, sont plus pragmatiques!» Concrètement, au bout d’un certain temps, quand ils sont prêts à prendre leur envol, les petits sont littéralement virés. Et ce sans que les parents ne souffrent du syndrome du nid vide!

Aux yeux de l’écologiste, sans se montrer aussi radical, il est peut-être bon d’en prendre de la graine et, donc, de s’inspirer de ce genre de comportement: faire confiance à nos rejetons et les laisser voler de leurs propres ailes.

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