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Les dessins animés ne sont qu’un divertissement

FAUX De manière générale, les enfants ne sont jamais totalement passifs lorsqu’ils regardent la télévision. Les dessins animés constituent des petits scénarios leur permettant de décoder et d’intégrer des échanges sociaux, des tâches de la vie qu’ils observent autour d’eux, et qui sont formulés de façon plus épurée afin de rester accessibles. Au-delà de leur caractère ludique, humoristique et frais, de tels programmes ont donc une portée pédagogique réelle à ne pas négliger, puisqu’ils offrent ni plus ni moins qu’une voie simplifiée pour faire connaître le monde.

Il existe des moments adéquats pour les regarder

VRAI Bien commodes, les aventures de Mickey, Shrek ou Pokémon pour capter l’attention en toutes circonstances, et calmer une chambrée qui tend à l’agitation compulsive. Certes. Mais pour avoir un impact positif sur l’enfant, l’écran ne doit pas être utilisé comme un pacificateur, ni servir systématiquement de transition brutale entre deux activités physiques. Ce serait passer à côté du potentiel d’éveil de ces séries. Comme pour le jeu et les livres par exemple, la séance dessin animé peut être envisagée comme une séquence parmi d’autres dans la journée, non exclusive, à proposer quand l’enfant est vraiment réceptif. Sans oublier qu’aucune occupation solitaire ne remplace les indispensables interactions avec des adultes.

Les séries ludo-éducatives sont les plus utiles aux enfants

VRAI ET FAUX Depuis son lancement en 2000, Dora l’exploratrice propose une certaine interactivité avec ses jeunes téléspectateurs, qui sont invités à apprendre des mots, quand ce n’est pas reproduire des gestes devant l’écran. Un concept révolutionnaire et alléchant pour tous les parents qui désirent voir la petite lucarne prêter main-forte à leur projet éducatif, d’autant plus que les concepteurs de la série travaillent avec des enseignants et des universitaires spécialisés dans la petite enfance. Si l’intérêt de ces programmes est indéniable, ces derniers ne sauraient toutefois se substituer entièrement aux dessins animés purement narratifs, plus proches de contes aptes à stimuler librement l’imagination.

Il y a un âge minimum pour visionner des dessins animés

FAUX Evidemment, à peu près personne n’aura l’idée d’installer un nourrisson de trois mois devant un poste de télé. Néanmoins, il n’est pas forcément nécessaire que l’enfant sache déjà parler pour le faire regarder des dessins animés. Certains programmes plutôt bien construits s’adressent sans complexe aux petits spectateurs d’un an et demi, à l’instar des Télétubbies britanniques, même s’il faut garder à l’esprit qu’à cet âge, il sera difficile d’attirer l’attention au-delà de quelques minutes. Les très jeunes enfants n’ont en effet pas encore conscience qu’un épisode possède un début, un milieu et une fin.

Même pour des dessins animés, les parents doivent appliquer des filtres

VRAI Trop flashy, trop bruyants, trop rythmés, certains programmes semblent parfois oublier qu’ils s’adressent à des enfants, au risque de les surstimuler et de provoquer chez eux une excitation, ou une inattention envers le sujet, qui seront alors peu productives sur le plan pédagogique. A moins qu’une barrière naturelle déconnecte finalement le jeune spectateur de l’écran, il est plus sage de la part des adultes de l’orienter vers des dessins animés aux vertus d’émerveillement mieux identifiables, en n’omettant pas de verbaliser chaque décision.

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