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Mélanie Freymond, journaliste et animatrice radio

Mélanie nous présente Maxence, bientôt 6 mois.
© DR

On oublie la sonnette et on frappe trois petits coups sourds contre la porte. Pour pénétrer dans l’appartement de Mélanie Freymond, optons pour la discrétion. Il ne s’agirait pas de réveiller bébé en fanfare et ce, juste avant que ne débute l’interview. Les hormones et la fatigue aidant, la jeune maman pourrait voir rouge. Le bébé, lui, pourrait nous en vouloir et nous empêcher par tous les moyens dont il dispose (pleurs ou déjections diverses) de faire notre travail… De cette délicate attention, Mélanie nous remercie avec un grand sourire, tout en nous rassurant: «La sonnette ne le réveille pas, il est habitué au bruit.»

Coiffure parfaite, maquillage idem, jean slim et petit débardeur moulant… la journaliste animatrice de Rouge FM, Rouge TV et de la RTS est telle qu’on peut la voir dans la petite lucarne: fraîche et souriante.

Avant de gagner le salon lumineux de ce quatre-pièces lausannois, petit détour vers la chambre de bébé, histoire de contempler la merveille. La lolette dans la bouche, les bras écartés, Maxence dort à poings fermés. Au sens propre comme au figuré. Ses paupières closes, difficile de s’adonner à l’art délicat du jeu des ressemblances: si ses cheveux plutôt foncés ne penchent pas en faveur de sa maman, impossible de vérifier si son regard est le même que celui de son papa, Léonard Thurre, ex-footballeur professionnel et aujourd’hui consultant au Service des sports de la RTS.

A tous ceux d’ailleurs qui croient que c’est à la Télévision suisse romande que les deux pros des plateaux se sont trouvés, Mélanie oppose un démenti amusé: «On se connaît depuis qu’on a 8 ans. On avait été invité à l’anniversaire d’un ami commun. Je l’avais trouvé très mignon, et j’avais retenu son prénom, pas si répandu. J’étais déjà un peu amoureuse de lui», confie-t-elle. Si, dans les années qui suivent, Léonard et Mélanie ne se voient plus, cette dernière suit, de loin, sa carrière de footballeur. Et la deuxième rencontre a lieu il y a trois ans. Encore suite à un anniversaire: «Alors que l’on fêtait les 30 ans de l’une de mes très bonnes amies, on s’est croisé dans un club. Et je suis allée lui dire bonjour.»

Attentif, impliqué, le compagnon de Mélanie l’est totalement avec sa famille: «C’est un superpapa. De toute façon, si, pour moi, une vie sans enfants aurait été un échec, je n’en aurais jamais fait avec n’importe qui et à n’importe quel moment.» De sa grossesse, de son rôle de mère, la jeune femme, qui vient juste de fêter ses 35 ans, parle comme d’un cadeau. Et d’un bienfait: «Dans ma vie, comme mon travail, j’étais trop perfectionniste, à en vouloir toujours plus, même si ça coinçait. Maintenant, je suis plus cool, je garde mon énergie pour d’autres choses.»

D’hôtesse de l’air à journaliste

Sur Rouge FM et Rouge TV, la journaliste animatrice qui, en plus d’être bilingue (français-anglais), fait des interviews de personnalités de la musique ou du cinéma, deux domaines qu’elle aime passionnément. Sur la RTS, elle anime régulièrement Magnétos Rire, une sorte de Vidéo gag. Le reste du temps, lorsqu’elle n’est pas avec son fils, Mélanie assure quelques animations dans l’événementiel.

Une jolie silhouette, un physique agréable, celle qui fut aussi speakerine à la TSR et coprésentatrice de l’élection de Mister Suisse, avoue que cette image de ravissante blonde n’est pas toujours un avantage: «Le cliché de la jolie fille avec un pois chiche dans la tête est toujours présent. Je dois rappeler que j’ai mon diplôme de journaliste et que j’ai un master en sociologie de la communication», précise-t-elle. Avant d’ajouter dans un grand éclat de rire: «Et depuis que je suis avec Léo, je ne vous raconte pas… La présentatrice blonde avec le footballeur! Tout un programme!»

Fille d’une maîtresse d’école bruxelloise et d’un architecte suisse, Mélanie, qui a la double nationalité, est née à Pompaples et a grandi à Lausanne. Très bonne élève, un brin autoritaire, surtout avec son petit frère qu’elle oblige à partager ses jeux, elle aime le show: «Je faisais des petits spectacles et tout le monde devait me regarder!» Dans cette famille de sportifs, on bouge beaucoup: «Ski, ski nautique, wakeboard, natation, danse, hockey sur gazon…j’ai touché à tout. Aujourd’hui, je fais pas mal de course à pied, je cours régulièrement quarante-cinq minutes au bord du lac. L’année prochaine, j’aimerais faire les dix kil’s de Lausanne.»

Adolescente, Mélanie, très curieuse de nature, ambitionne d’exercer deux métiers: celui de journaliste et d’hôtesse de l’air. Sa matu en poche, elle s’envole vers les Etats-Unis pour y perfectionner son anglais en tant que fille au pair: «Je croyais que j’allais vivre dans Beverly Hills, mais au début c’était plutôt Shining…» De retour en Suisse, elle s’inscrit à l’Uni en lettres, s’y ennuie ferme et se rappelle ses rêves de jeunesse. Comme le chantait Dutronc, toute sa vie, elle a rêvé d’être une hôtesse de l’air: «J’ai postulé dans trois compagnies aériennes. J’ai choisi Swissair parce que c’était le must.» Mélanie, qui a 20 ans et est déjà passionnée de voyages, garde un très bon souvenir de cette période: «J’ai adoré, je n’avais pas l’impression de travailler mais de rendre service pour voyager. Moi qui viens d’une famille «normale», j’allais aux quatre coins du monde, je séjournais dans les plus beaux palaces.»

En 2000, Mélanie décide d’arrêter pour reprendre des études de sociologie à l’Uni de Fribourg: «J’aimais ce que je faisais, mais j’étais consciente que c’était un métier qui n’était pas forcément compatible avec une vie de famille», justifie-t-elle. Pour assumer le quotidien, elle passe un casting à la TSR qui l’engage pour présenter Les Zap, une émission pour enfants qui sera le point de départ de sa carrière.

Alors que la conversation s’interrompt, un petit bruissement se fait entendre de l’autre côté du couloir. Maxence se réveille de sa sieste. Il est temps de laisser Mélanie à sa nouvelle vie.

Sûre que j’ai bien fait d’éviter la sonnette. Bébé m’en a été reconnaissant.

Le lieu

Situé non loin de la gare de Lausanne, l’appartement de Mélanie Freymond est une oasis de calme et de lumière. Dans son living, Mélanie apprécie particulièrement les larges baies vitrées qui donnent à cette grande pièce claire.

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