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Lingerie glamour et sexy, la créatrice Chantal Thomass ouvre un espace à Genève

Globus chantal thomass 014
© DR

La griffe incontournable de cette provocante icône de la mode, mondialement connue. Style garçonne, silhouette mince, bouche couleur sang, elle est vêtue d’un pull à col roulé de bottes et de pantalons noirs comme ses cheveux coupés au carré. Un look à la Cléopâtre qui n’a pas changé depuis début 80, au point de devenir un logo. Piquante et pleine d’humour, Chantal Thomass, qui nous reçoit dans sa suite, se définit comme une femme multiple, issue de la première génération de celles qui assuraient tout, famille, enfants, travail. Née à Paris en 1947, elle a commencé par inventer des robes que cousait sa mère à 18 ans, vers la fin des années soixante, sous le nom de Ter et Bantine. A l’époque, y allant au culot, elle en a envoyé au très branché Café des Arts à Saint-Tropez, les vendant notamment à Brigitte Bardot et Michèle Mercier. Puis l’audacieuse se lance au milieu des années 70, en pleine période de révolution sexuelle et de libération de la femme, dans la lingerie de luxe. Novatrice et impertinente, elle n’hésite pas à faire défiler les dessous sur les podiums.

Comment se sent-on en papesse de la lingerie?
Avant ça me rendait hystérique dans la mesure où j’ai fait du prêt-à-porter pendant 25 ans. Maintenant j’assume parfaitement. Je suis avant tout une créatrice de mode, car pour moi la lingerie c’est de la mode et je la traite comme telle.

Selon la formule consacrée, vous avez réussi à faire prendre le dessus aux dessous
Effectivement, je crée des sous-vêtements qu’on peut montrer, comme des bustiers, voire des soutien-gorge portés sur des blouses.

Vous aimez les choses anciennes façon 18e siècle, corsets, nœuds, rubans, dentelles que vous intégrez à des modèles inspirés des boudoirs et des cabarets. Du coup la femme Chantal Thomass passe pour une séductrice certes raffinée, mais aussi insolente, sexy, un poil pin-up et dominatrice. Un appel aux transports amoureux?
Je joue surtout avec les codes de l’érotisme, je m’amuse des clichés qui font les fantasmes. En réalité, les dessous servent plutôt à entretenir le désir et l’émotion. Quand un homme commence à vous déshabiller, ce n’est plus vraiment la lingerie qui l’intéresse… Au départ, mes modèles sont avant tout destinés aux femmes qui ont envie de se sentir bien, belles et attirantes.

Qui sont-elles, ces femmes?
Ma clientèle a de 15 à 80 ans. Elle recouvre toutes celles qui se découvrent un amour de la sophistication et des belles matières. Depuis toujours, vous avez des femmes qui adorent la lingerie et d’autres qui s’en foutent complètement. Cela n’a rien à voir avec l’âge, la condition sociale ou les prix.

Habillez-vous des stars?
Quelques-unes comme Katy Perry ou Lana Del Rey. Isabelle Adjani porte un soutien-gorge Chantal Thomass dans Paris Match. Catherine Deneuve e a été très cliente. Je ne sais pas si c’est toujours le cas. Au cinéma j’ai donné de la lingerie pour Audrey Tautou, au théâtre pour Mathilda May, Mélanie Doutey.

Vous aimez la provocation. Outre proposer des dessous osés et rétro dans les années 70, alors que la mode était d’être nue sous son T-shirt, vous présentez votre collection aux Galeries Lafayette, en 1999, avec des modèles vivants en vitrine. Un énorme scandale dénoncé par les féministes.
Je ne pensais pas une seconde que ça allait être un tel cirque. Je peux effectivement être provocante. Là pourtant, rien de choquant. Les filles n’avaient pas de string, elles portaient des peignoirs. Mais c’était une période assez spéciale. Le Figaro pondait un article tous les matins et on en a parlé dans le monde entier. Tout à coup, les chiennes de garde et Ségolène Royal outrées ont envoyé un courrier au président des Galeries pour que le show cesse. Mais lui et moi avons tenu bon jusqu’au dernier jour où nous avons fini par enlever les mannequins.

La gourmandise caritative
Chantal Thomass ne se contente pas de régner sur l’univers du dessous. Engagée dans des œuvres caritatives en concevant des poupées pour l’UNICEF ou des assiettes pour Action contre la faim, elle a imaginé une ligne de salle de bains, de meubles, un lave-linge ou un dessert éphémère pour le Café de la Paix à Paris. Elle vient de décorer l’hôtel Vice Versa, dans le 15e arrondissement, sur le thème des sept péchés capitaux. Les chambres les plus demandées sont Gourmandise et Luxure.…

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