Femina Logo

Hélène Kittel, 50 ans, éducatrice, responsable d’institution

«J’ai toujours eu l’esprit pratique. J’aime bricoler, démonter, restaurer. Mon père travaillait le bois. J’ai baigné dans cette atmosphère toute mon enfance. Je m’intéresse à l’art, aux belles choses, aux couleurs. J’ai commencé par les textiles, en confectionnant des coussins, en améliorant un canapé, puis en transformant des meubles. C’est la transformation qui m’intéresse. J’adore peindre des meubles et leur donner une deuxième vie. Je fréquente souvent les brocantes. J’ai aussi appris à tapisser. Les outils, je les ai choisis moi-même, à l’aide d’ouvrages. J’ai toute une collection de livres et de magazines de déco ou de bricolage.

Mon outil préféré est la ponceuse J’aime enlever les vieilles couches de peinture et découvrir ce qu’il y a dessous. Cela réserve parfois de belles surprises. J’aime beaucoup la matière quand, après avoir été poncé, le bois devient velouté. Il se passe alors quelque chose de tactile. Ces activités, je les pratique en dilettante, pour le plaisir. Il y a quelque temps, j’ai fait un break professionnel de trois ans pour me consacrer entièrement à cette passion. Mais c’était un travail solitaire, et j’ai eu envie de retravailler en équipe. J’ai donc repris mon métier. Comme il est très prenant, j’ai de moins en moins de temps pour les activités manuelles. Une chose est sûre: en matière de bricolage, il n’existe pas de différence de genres.»

Gelso Lepore, 34 ans, infirmière

«Bricoler, j’ai toujours aimé ça. Dans ma famille, le bricolage, c’était la spécialité de ma mère. Elle savait tout faire, alors que mon père avait deux mains gauches! J’ai appris avec elle, et grâce à elle, je n’avais aucun doute quant à la capacité des femmes d’effectuer toutes sortes de travaux. Je peins des murs, j’utilise la ponceuse, la perceuse frappeuse, la visseuse, et même la scie sauteuse pour découper des plinthes ou des planches pour isoler la cave.

J’ai appris à force d’essais… et parfois d’erreurs Je possède de nombreux livres de bricolage dans lesquels je puise des conseils utiles. Dans mon appartement précédent, j’avais peint les murs et relooké plusieurs meubles de récupération, notamment un vieux bureau orange que j’ai décapé et poncé: sous la peinture, il y avait un beau bois. C’est un meuble auquel je tiens particulièrement. Là, je viens de déménager dans un appartement que j’ai acheté. J’y ai monté une armoire, des bibliothèques et des étagères Ikea. J’ai aussi installé un bras articulé pour la télévision. J’avais prévu de l’acheter dans un commerce spécialisé, mais on m’a conseillé de le commander sur Internet, où les prix sont plus bas. C’est ce que j’ai fait. Cela me semblait très compliqué à monter mais finalement, avec le mode d’emploi, les tampons et les vis qui sont fournis dans l’emballage, j’ai réussi à le fixer. Et cela a l’air de tenir, j’ai vérifié!»

Noémie Pinard, 29 ans, professeure d’équitation

«Quand mes parents ont acheté leur maison, j’avais 10 ans. Mon père y a réalisé beaucoup de travaux et j’adorais le seconder. Nous avons passé de chouettes moments à bricoler ensemble. A 12 ans, j’ai rénové un vieux cabanon de jardin avec des copines. Nous avons refait les murs, le sol, et c’est devenu notre lieu de rassemblement. Plus tard, j’ai pris six mois sabbatiques afin de construire une écurie pour mon cheval, avec l’aide de mon père. C’est lui qui m’a transmis l’envie de tout faire moi-même. J’ai appris à faire joujou avec les pelleteuses, les briques, l’isolation des murs, la menuiserie.

Le béton est une matière que j’aime travailler J’ai beaucoup de facilité pour couler des dalles en béton ou réaliser des chapes. Après la charpente de l’écurie, il a fallu faire le toit, non sans difficulté. Ensuite il y a eu le crépi, le carrelage, et l’électricité. Mais l’électricité, je n’aime pas trop. J’ai aussi fait un peu de sanitaire pour mettre en place les conduites destinées à l’abreuvoir automatique du cheval. En fait, j’adore les gros travaux. Actuellement, je retape un peu mon appartement, mais je suis nettement moins enthousiaste quand il s’agit de faire de la peinture ou des petites finitions. Aujourd’hui, mes trois chevaux se trouvent au manège où j’enseigne l’équitation. Avec les chevaux, il y a toujours des choses à faire pour améliorer leur bien-être, comme des travaux de terrassement pour aménager des aires de sortie de l’écurie. Il y a aussi des réparations à effectuer sur les selles ou les brides. Mon outil préféré? La truelle. J’adore talocher le plâtre ou le béton.»

Joanne Neuenschwander, 32 ans, enseignante

«Ma mère est très bricoleuse. Elle sait tout faire. Un jour, elle a voulu acheter une visseuse. Le vendeur lui a proposé un modèle digne d’une poupée Barbie. Elle était furieuse. Même les mèches étaient de mauvaise qualité. Ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on travaille avec des outils minables! Moi, hormis les travaux manuels à l’école, je suis venue au bricolage sur le tard. Je savais percer, clouer, visser, sans plus. Ce qui m’a motivée à entreprendre de gros travaux, c’est quand j’ai eu ma jument et l’ânesse qui lui tient compagnie. Il fallait les installer correctement. Dans ma vieille écurie, j’ai abattu une barrière à coups de masse et effectué divers travaux. Pour clôturer le verger, j’ai planté des piquets en bois et installé des fils électriques reliés à un isolateur. Dans la cabane du jardin qui permet aux bêtes de s’abriter du soleil, du vent et de la pluie, j’ai doublé les parois et dû m’y reprendre à trois reprises pour assurer une bonne isolation du toit. J’ai également réparé un vieux banc dont un placet s’était cassé. J’ai commandé trois longues planches dans une menuiserie, que j’ai sciées pour remplacer le placet et le dossier. J’ai poncé les pieds et les ai peints à l’antirouille.

Bricoler, c’est comme cuisiner Il faut faire avec ce qu’on a, des idées, de la créativité, de l’esprit pratique… puis se lancer! Mes outils préférés sont le marteau, les clous et les perceuses. Avec l’électricité, je n’ai pas confiance. Fixer un support de lampe, OK, mais mettre un tournevis dedans me fait peur. De toute manière, la minutie, ce n’est pas mon truc. L’avantage avec les gros travaux, c’est qu’on voit les choses avancer rapidement.»

Nathalie Brot, 56 ans, infirmière scolaire

«Je suis tombée dans la marmite quand j’étais toute petite. Au rez-de-chaussée de notre maison, mon père avait son atelier, où il réalisait des maquettes pour les architectes et travaillait le plexiglas, dont il faisait des vitrines pour les musées. Ma mère peignait les maquettes. A 11 ans, j’ai repeint les murs de ma chambre.

A 12 ans, je me suis fait mes premiers habits avec la machine à coudre de ma grand-mère La passion pour la couture ne m’a pas quittée: la plupart de mes vêtements, je les achète dans des boutiques second hand et je les transforme. J’ai aussi réalisé des costumes pour le théâtre. J’adore les machines à coudre. J’en ai cinq! J’aimais aussi la mécanique. A l’adolescence, je démontais le moteur de mon vélomoteur, je changeais les segments sur le piston et décalaminais le pot d’échappement. Cela me semblait normal, car autour de moi, tout le monde bricolait. Quand j’ai eu mes enfants, j’ai arrêté de travailler pendant quelques années et j’ai pu me consacrer à mon hobby. Aujourd’hui, je travaille à 50%, ce qui me laisse du temps libre pour le bricolage. J’ai effectué beaucoup de travaux dans mon appartement et chez des copains, les derniers en date chez une voisine. Je rhabille des murs, transforme des meubles, pose des lambris et des parquets flottants, réalise des schémas pour les installations électriques. Beaucoup de gens croient que c’est hors de portée, qu’il faut s’adresser à des spécialistes, mais c’est souvent plus simple qu’on ne l’imagine. Y compris pour l’électricité, qui fait peur à tant de gens: il suffit d’enlever les fusibles ou de baisser la manette du disjoncteur pour éviter tout risque d’électrocution.»

Pour recevoir les derniers articles de Femina, inscrivez-vous à la newsletter.

Podcasts

Dans vos écouteurs

E19: Vos questions sur la charge mentale

Ah, la charge mentale! Afin d'aborder ce vaste sujet épineux et délicat, nous vous avions proposé de nous envoyer toutes vos questions à ce propos. À l'aide d'une psychologue, nous vous apportons des éléments de réponse, dans cet épisode destiné à alléger la pression. Pour se rappeler que même si la lessive n'est pas faite et que nos cheveux sont hirsutes, tout-va-très-bien-se-passer!

Dans vos écouteurs

E18: Comment apprivoiser le silence

Vous aussi, vous avez du mal à supporter le silence? Dans notre société rapide et bruyante, on ne réalise pas toujours à quel point nous sommes entourés de bruit, d'un tumulte incessant qui, au fond, nous rassure. Dans cet épisode étonnant, une psychologue nous parle des nombreuses vertus du silence et nous offre quelques pistes pour le réintroduire dans nos vies. Car même s'il peut faire peur, il ne nous veut que du bien!

Vidéos

Notre Mission

Un concentré de coups de cœur, d'actualités féminines et d'idées inspirantes pour accompagner et informer les Romandes au quotidien.

Icon Newsletter

Newsletter

Vous êtes à un clic de recevoir nos sélections d'articles Femina