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L'édito de Sonia Arnal: L'été me manque déjà

Arnal Sonia Edito 39

«Sans même qu’on ait eu le temps de se faire cuire deux tartes de lundi du Jeûne, on va devoir remettre des chaussures fermées et on aura une température à se congeler quand même les orteils sur son scooter...»

© Ludovic Andral

Une lumière un peu plus douce qui caresse les arbres au loin en bordure de forêt; les abricots (et les tartes qui vont avec) remplacés par les pruneaux (et les tartes qui vont avec); les figues bien arrivées du Sud; les premières feuilles, celles du framboisier, qui jaunissent dans le jardin; la petite laine qu’on enfile avant de partir au travail parce que les aubes fraîchissent. Bientôt, la gelée de coing. Peut-être le premier feu dans la cheminée sur le coup des 18h 30.

Je vous la fais bien, hein!, l’arrivée discrète de l’automne, l’été indien, sa douceur, le plaisir de s’y vautrer, tout ça. Eh ben, c’est tout du mensonge, je déteste voir l’été remplacé!

Moi, je veux de la lumière de 5h 30 à 22h, de celle qui brûle à midi et aussi de la canicule, des apéros qui n’en finissent pas et ma piscine municipale ouverte tard le soir.

Or, elle a fermé le week-end passé. Et ça, c’est pas bon du tout. C’est le signal officiel pour moi, chaque année, de la fin d’un certain art de vivre. Parce que sans même qu’on ait eu le temps de se faire cuire deux tartes de lundi du Jeûne, on va devoir remettre des chaussures fermées et on aura une température à se congeler quand même les orteils sur son scooter.

Hibernation forcée

On va avoir des nuits sans fin, de la pluie froide et perfide, des feuilles mortes encore plus perfides parce que, mélangées à la pluie, elles sont dangereusement glissantes. Après, ce seront des arbres nus et tristes et plus de baignades du tout – ou alors dans de l’eau à 8 degrés, mais c’est pas pareil. J’ai testé l’hiver passé, le plaisir n’est pas le même, on va dire pudiquement.

Bref, on va tous s’éteindre, se mettre en hibernation et, forcément, ça vous change l’ambiance et la vie. Mais ce qui m’atterre encore plus cette année, c’est que cette météo que j’exècre risque bien de faire refleurir le Covid, qui aime ça, lui, les climats pourris. Oui, je sais, c’est féminin, on dit LA Covid, mais comme vous l’aurez compris, il y a des fatalités auxquelles je n’arrive pas à me faire.

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