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Se promener dans les rues de Delémont, en 1962 comme aujourd’hui, c’est voyager loin, parfois très loin. Ici, on se retrouve dans le quartier du Mexique, là en Mandchourie, un peu plus loin en Algérie et finalement en Turquie. Les quartiers delémontains racontent l’histoire migratoire des familles jurassiennes, parties chercher fortune à travers le globe, parfois avec succès.

"Jura, terre romande"

Mais surtout, en 1962, contrairement à Genève, Neuchâtel, Sion, Fribourg ou Lausanne, Delémont n’est pas encore un chef-lieu. Tous les indicateurs sont clairs: il ne s’agit plus que d’une question de temps... douze ans exactement, avant que la majorité des districts jurassiens ne se prononcent pour la création d’un nouveau canton suisse, un 23 juin 1974 (il faudra tout de même attendre encore plus de quatre ans). Mais en 1962, il s’agit encore d’une revendication, clamée haut et fort lors de la Fête du Peuple. «Tenez bon!», «Sois maître chez toi», «Jura, Terre romande», peut-on lire sur les banderoles agitées par la foule devant le château.

Car Delémont a vécu plusieurs vies. En deux siècles, la bourgade passe du statut de sous-préfecture d’un département français à celui de capitale du dernier-né des cantons suisses. Alors qu’en 1900, 40 % de ses habitants parlent allemand, ils ne sont plus que 5% à l’aube du XXIe siècle. Tout change à Delémont: la Grand’Rue devient rue du 23 juin, la fontaine de l’Ange est déplacée à travers toute la ville au gré des chantiers (elle trône aujourd’hui à côté de la Gare, mais jusqu’à quand?) et Chez Gonzette, le supermarché local, devient Manor. Seul le Pont de la Maltière reste impassible.

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