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Les bijoux d’une généreuse

Du plus loin qu’elle se souvienne, Caroline, 43 ans, a toujours aimé les bijoux. Petite fille, elle découpait même les photos des bagues dans les magazines pour se les poser sur les doigts. Mais quand il s’agit d’opter pour une formation supérieure c’est tout naturellement qu’elle suit les traces paternelles, soit les HEC (Hautes Etudes Commerciales). «Je me prenais pour une intellectuelle, rigole-t-elle, alors qu’en fait, ce que j’aime le plus, c’est travailler la matière.» A l’Université de Genève, elle rencontre son futur époux. Plus question de retourner dans sa Haute-Savoie natale. Caroline s’installe à Corseaux (VD) et se consacre essentiellement à ses deux filles. Mais l’envie de travailler est là et elle décide de suivre un stage de fabrication de bijoux chez Marie-Lise Gasser à Montreux. Décidée à y passer une semaine, elle y restera un an, tout en complétant sa formation dans l’atelier du bijoutier Hubert Heldner.

Deux ans plus tard, en 2001, elle ouvre Caro Bijoux à Vevey, un atelier-magasin où elle propose les pièces de créateurs suisses et certaines des siennes. L’aventure durera sept ans. Elle s’interrompt à la naissance de la petite dernière en 2007. «A 39 ans, je trouvais idiot de ne pas profiter un peu de ma fille. J’ai donc décidé de me donner un peu de temps.»

La Martienne

La parenthèse est de courte durée. Passionnée et créative, Caroline est vite reprise par l’envie de développer sa griffe. Comme certaines de ses amies, bluffées par son imagination et son originalité, la prennent pour une Martienne le nom est tout trouvé: Margherit (de Marguerite son second prénom) de Maars. «J’ai un peu trituré les noms pour que ce ne soit pas trop évident.»

Entichée de grosses bagues, elle commence par dessiner ce qu’elle préfère. L’angoisse de la page blanche, connaît pas! Ses esquisses s’inspirent de la nature, du plissé d’une jupe, d’un détail de mobilier (si possible Art déco), d’une technique décorative. Osier, onde, bulle, galet, roche, sépia, peau, crocodile, galuchat... Les noms dont elle baptise ses bijoux se réfèrent à l’idée de départ.

Or, argent, quartz, citrine, diamants noirs et blancs, perles, composent des collections proposées lors de ventes privées et désormais vendues chez Blue Velvet, à Vevey. Beau succès, déjà, pour les pendentifs et les grosses bagues qui sont sa marque de fabrique. On admire ses modèles en or et quartz rutile; en or jaune rhodié or noir, imitant la peau de crocodile ou en forme de bulles, petites boules d’or serties d’une perle d’Australie.Les finitions et subtilités sont faites dans deux ateliers, l’un à Montreux, l’autre à Lyon. Caroline est pleine d’enthousiasme et... d’ambition: elle a le projet de présenter ses bijoux à Paris en septembre prochain.

Points de vente et infos au 079 542 98 09. Site en formation.

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