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On soupçonnait l’art contemporain d’avoir un effet grossissant sur la réalité, mais pas à ce point là. Près de Johannesburg, en Afrique du Sud, une artiste locale vient d’inaugurer une installation plutôt controversée dans la prison pour femmes de Hillbrow, en activité durant l’apartheid. Le sujet? Un vagin géant. Géant car, fait de velours rouge et de coton, il mesure 12 mètres de long. Géant car on peut marcher dedans, comme l’invite d’ailleurs le titre de l’œuvre, Walk-in-vagina.

Au fil du parcours dans cet étrange décor, visuellement proche de l’utérus non moins démesuré de l’artiste d’Anish Kapoor exposé en 2011au Grand Palais, à Paris, des cris de femmes, mais aussi des rire étouffés se font entendre. Si des spectateurs apprécient l’expérience, d’autres s’en scandalisent. Reshma Chhiba, 30 ans, souhaitait justement malmener le tabou existant à propos du sexe des femmes, partie de leur anatomie encore associée à des notions de dégoût, de honte, frappée d’interdits verbaux, quand les attributs masculins font beaucoup plus souvent l’objet de fierté pour leurs propriétaires.

Mais la critique de la société patriarcale ne s’arrête pas en si bon chemin. Par ce travail, la plasticienne souhaitait également dénoncer les viols commis dans son pays, celui-ci détenant l’un des plus hauts taux de crimes sexuels du globe. Une invitation à un curieux voyage intérieur finalement pas si futile que le laisserait imaginer un tel concept. Moins, peut-être, que cet autre exemple récent d’une œuvre utilisant le prétexte de la sexualité pour exister, et mettant en scène des couples enduits de peinture en train de faire l’amour sur des toiles blanches…

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