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Cancer chez l’enfant: les avancées pour les diagnostiquer

Cancer Enfant

De nombreux progrès ont été faits en termes de diagnostic, ces dernières années.

© FatCamera/Istock.com

A l'occasion de la journée internationale du cancer de l'enfant, qui a lieu le 15 février, voici les avancées porteuses d'espoir pour établir un diagnostic plus précis et plus rapide, notamment des formes les plus complexes de cancer.

Aujourd'hui, seuls 3% des fonds anticancer sont dédiés aux cancers pédiatriques, qui touchent près de 160 000 enfants tous les ans dans le monde.

Face à ce manque de financement, une campagne d'appel aux dons auprès du grand public a lieu aujourd'hui 15 février, journée internationale du cancer de l'enfant. Un SMS envoyé équivaut à 3 euros de dons.

Chaque année en Suisse, on dénombre environ 185 nouveaux cas de cancer chez des enfants et des adolescents de moins de 15 ans; près de la moitié sont diagnostiqués avant l’âge de quatre ans. De manière générale, les garçons sont un peu plus touchés que les filles.

Peu de recherches sont actuellement consacrées à cette maladie. Les tumeurs malignes détectées chez les enfants ne sont pas de la même nature que celles des adultes et ne se traitent donc pas de la même façon.

Les cancers de l'enfant les plus fréquents sont les leucémies aiguës, les tumeurs cérébrales, les lymphomes, et les tumeurs embryonnaires (néphroblastome, neuroblastome).

Des tests moléculaires pour affiner le diagnostic

Pour l'heure, en fonction de la nature du cancer, chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie constituent les principaux traitements et permettent de guérir 75 à 80% des cas dans les pays à revenu élevé. Toutefois, des effets secondaires des traitements peuvent endommager l'avenir des patients jeunes, notamment leur fertilité.

Face au développement très rapide de certaines tumeurs et à leur grande variété, pas toujours repérables physiquement, le principal défi pour les équipes soignantes est la mise au point de diagnostic efficace à spectre large.

«Si les cellules cancéreuses prolifèrent dans l'organisme, c'est que les systèmes de détection ou de destruction ne les ont pas repérés comme étant anormales. C'est encore plus vrai chez l'enfant: les cellules cancéreuses qui se multiplient très rapidement ressemblent fort à leurs cellules normales, en pleine croissance», précise Gaëlle Pierron, responsable adjointe de l'unité de génétique somatique de l'institut Curie.

Parmi ces progrès, les regards se tournent vers le diagnostic moléculaire, capable d'identifier une tumeur avant l'âge d'un an. Les tests moléculaires innovants, reposant sur un séquençage et une analyse du génome, visent à identifier d'éventuelles mutations génétiques dans les tumeurs des enfants.

Il existe par exemple plus de 100 types différents de sarcomes, cancer très agressif, qui font parfois appel à des traitements très différents.

Un diagnostic par prise de sang

Dès l'apparition d'une tumeur, des fragments de son ADN peuvent se retrouver dans la circulation sanguine, expliquent les chercheurs en cancérologie. Le cancer peut alors être identifié, grâce à son ADN tumoral circulant, précisément à partir d'une simple prise de sang.

Des nouveaux outils permettant de collecter davantage d'informations devraient déboucher sur des essais cliniques pour tester d'autres traitements qui ont fait leurs preuves dans d'autres cancers présentant des anomalies moléculaires similaires.


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