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Robots cuiseurs: ils cuisinent pour nous!

Thermomix accroche

Un robot qui hache, pétrit, émince, bat, monte, émulsionne, mélange, mixe, cuit et rissole... le rêve éveillé!

© Instagram thermomixfr

Il est des signes qui ne trompent pas. Sur les sites de petites annonces en ligne, l’objet est omniprésent. Toutefois, rien dans la rubrique des offres. C’est côté demandes que la liste s’étale: «Recherche Thermomix dernière version peu servi à prix raisonnable.» La quête du Graal revient comme un leitmotiv chez ceux qui veulent s’offrir l’inaccessible rêve culinaire à tarif réduit. Il faut dire qu’avec un prix de vente neuf à 1450 fr., le robot star a de quoi décourager plus d’un porte-monnaie. Pourtant, l’an dernier, plus d’un million de personnes à travers le monde ont fait l’acquisition du produit vedette de la marque allemande Vorwek, uniquement commercialisé en vente directe à domicile.

Produit star pour Noël 2018

A la FNAC, où ces robots cuiseurs toutes marques sont présents au rayon électroménager, on confirme l’engouement:

«Nous avons commencé à sentir un frémissement avant les Fêtes, en 2017, mais cette année, beaucoup de personnes se renseignent sur ces références pour Noël. Ils ont pris la place d’un très célèbre et très design robot pâtissier que tout le monde s’arrachait les années précédentes», explique Caroline Dehondt, responsable produits maison et design chez FNAC suisse.

Thermomix, bien sûr… mais aussi Cook Expert, de Magimix, Companion, de Moulinex, ou encore Cooking Master Chef, de Kenwood… ces nouveaux auxiliaires de cuisine font l’objet d’un véritable culte de la part des cordons-bleus comme des cuisiniers du dimanche, qui échangent leurs recettes à coup de blogs et d’applications spécialisées.

Publications spécialisées

Sur la Toile, on ne compte plus les sections Thermomix dans les plus fameux sites de recettes comme celui, par exemple, du magazine féminin «Elle», qui décline ces plats dans l’air du temps en mode intelligence culinaire artificielle. Côté édition, les livres consacrés aux mille et une façons de cuisiner avec tel ou tel robot font les beaux jours des librairies tandis que, côté presse, les nouvelles publications autour du phénomène ne cessent d’apparaître.

En Suisse, où, selon une étude menée par la Coop, on consacre en moyenne une cinquantaine de minutes par jour à la préparation d’un repas, Betty Bossi a lancé l’an dernier le magazine papier Betty Bossi Mix, qui propose, quatre fois par an et sur abonnement, des plats d’ici ou d’ailleurs spécialement élaborées pour le robot allemand. Lars Feldmann, CEO de Betty Bossi, argumente: «Nous n’avons aucun problème à laisser un autre chef aux fourneaux […] Le Thermomix est pour beaucoup de personnes un parfait assistant. Nous avons été, nous aussi, enthousiasmés par ses multiples fonctions culinaires.»

Mais qu’est-ce qui explique un tel succès? Pour Caroline Dehondt,

«Les gens adorent le côté multifonction, qui leur permet de tout préparer, associé avec la fonction cuisson qui fait gagner du temps. Et puis, avoir un appareil tout en un, c’est un gain de place.»

Émincer, découper, rissoler, mélanger, cuire, mixer, émulsionner, battre, fouetter… tout cela, ces magiciens du quotidien l’accomplissent. Et presque tous seuls, depuis que certains d’entre eux, disponibles en modèles connectés, suivent pas à pas des recettes pré-programmées. Ou quand la (bonne) cuisine devient un jeu d’enfant…

Un investissement culinaire

Christian, néo-retraité de 67 ans, ne peut plus se passer de son robot depuis qu’il s’est décidé à l’acquérir, en avril 2017: «J’en avais entendu parler en bien, mais vu son prix, j’y pensais sans y penser… et puis une démonstration à domicile m’a convaincu.» Amateur de bonnes choses, le cordon-bleu passe alors à la vitesse supérieure: «C’est devenu un hobby, j’y réfléchis sans arrêt, je cherche des recettes sur mon téléphone ou mon Ipad, je consulte les avis de ceux qui les ont testées et je fais des choses bien plus sophistiquées qu’avant, comme des verrines, des viennoiseries.»

Côté budget, l’ancien employé de banque y voit aussi un intérêt:

«C’est vrai que c’est un investissement au départ, mais à l’usage, je fais des économies. Je fais des courses au quotidien avec ce qu’il me faut pour mes recettes du jour. Je ne gaspille plus.» Son seul bémol? «Le nettoyage, suivant les préparations, notamment celles à base de fromage fondu ou les pâtes un rien compactes, c’est un peu fastidieux.»

Lucille, 29 ans, a quant à elle franchi le cap lorsqu’elle est devenue maman de jumeaux qui ont aujourd’hui 19 mois: «Je n’avais plus le temps de rien. Comme j’aime cuisiner et que je suis soucieuse de la qualité de ce qu’on mange, ce truc m’a paru être tout simplement l’invention du siècle. Je me suis décidée quand j’ai appris que je pouvais le payer en plusieurs fois. Depuis lors, je me rends compte que je fais pas mal d’économies en n’achetant plus du tout de plats préparés.»

«Batch cooking»: la méthode de cuisine qui a changé notre vie (et notre frigo)

Si l’aspect financier reste un frein à l’achat des modèles haut de gamme, longtemps leaders des ventes, les marques se disputent désormais le marché des appareils moins chers, qui commencent à grignoter le territoire des pionniers du genre. Le Cookéo, de Moulinex, à moins de 200 fr. est un succès. Plus inattendu, les grandes enseignes alimentaires discount se sont engouffrées dans la brèche et ont élaboré leurs propres robots, avec succès.

C’est le cas par exemple d’Aldi avec son Ambiano (299 fr.), ou de Lidl et son Monsieur Cuisine (environ 250 fr.) qui visent la clientèle suisse via des actions ponctuelles à succès. Sur Amazon, c’est l’Instant Pot, une sorte de cocotte électronique à moins de 150 fr., qui devient un vrai phénomène commercial, en étant l’un des objets les plus vendus sur le site d’e-commerce.

Élaboré par un ingénieur canadien d’origine chinoise, l’appareil, qui cuit sous pression, à basse température, mijote et maintient au chaud, casse la baraque aux USA. Il est même en train, lui aussi, d’engendrer un véritable culte, selon le «New York Times», qui a consacré un article au phénomène. Des appareils de luxe qui se démocratisent pour se rendre indispensables dans tous les foyers? Cela s’appelle le succès. En cuisine aussi, les robots prennent le pouvoir!

J’ai testé le thermomix TM5

Entre lui et moi, ce ne fut pas le coup de foudre. Plutôt une approche en douceur… son look de geek blanc et froid, ses talents vantés sans aucune modestie, son prix exorbitant et son côté «Je suis celui qu’il vous faut» m’effrayaient, moi qui, fan de cuisine, m’épanouissais dans une relation faite de vieux carnets de recettes et de casseroles largement culottées. Allais-je vraiment trouver dans le Thermomix le compagnon idéal? La réponse est oui! Cela fait maintenant plus de dix mois que j’ai fait l’acquisition de ce robot après une démonstration à domicile qui m’a conquise. Moi qui n’avais plus le courage de rien en rentrant du boulot, j’ai repris goût à la cuisine du quotidien et je n’achète plus grand-chose de préparé: pain, pâtes à pizza ou brisée, yaourts, glaces, crèmes, sauces, pâtes à tartiner.

Entrées, plats, desserts… mon robot, connecté à internet, me permet de suivre pas à pas une infinité de recettes. Depuis qu’il trône dans ma cuisine, je me suis débarrassée de tous mes autres appareils électroménagers. J’ai également changé la façon de faire mes courses en achetant au jour le jour ce dont j’ai besoin. Je cuisine plus sain en utilisant beaucoup de légumes, des épices, très peu de matière grasse. J’aime son côté hyperpratique qui permet de tout faire dans le même bol et donc de s’éviter la corvée de nettoyage. Seul bémol, les plats mijotés, type tajine ou daube de bœuf que, expérience faite, je préfère continuer à préparer dans ma vieille cocotte en fonte. Mais sinon, ce robot a vraiment changé mon quotidien.

Cuisine au robot: les recettes pour s’y mettre

Petit budget: Ce livre réunit deux incontournables: le robot Cookéo de Moulinex, l’un des moins chers de sa catégorie (moins de 200 fr.), et la série des Inratables avec des recettes faciles à mettre entre toutes les mains. Ici, plus de 100 soupes, plats de viandes et de poisson, ou des desserts. On aime bien les propositions exotiques pour des repas où l’on ne s’ennuie pas.

Recettes Inratables au Robot Cuiseur, Elise Delprat-Alvarès, Ed. Larousse.

Polyvalent: Son avantage? Il livre des recettes prenant en compte les fonctionnalités de robots de marques différentes. Inutile donc de s’en séparer lorsqu’on change de modèle et valeur sûre si on souhaite l’offrir sans connaître l’équipement de l’heureux élu. À l’intérieur, plus de 200 recettes en tout genre pour tous les niveaux.

La bible des recettes avec ces fameux Robots Cuiseurs, Susann Kreihe, Hachette Pratique.

Cuisine légère: Une cuisine saine, avec peu de matière grasse, dans laquelle légumes, poissons et ingrédients maigres sont légion sans pour autant dire non au plaisir. Tout cela fait partie de la palette de talents de ces robots cuiseurs. Plus de 120 recettes variées pour manger light et bon avec le plus ancien d’entre eux.

Cuisiner light avec thermomix, Bérangère Abraham, Ed Larousse.

Inépuisable: Tout nouveau tout beau, il arrive pile-poil pour se retrouver le jour J sous le sapin de Noël. Pour les fans de cuisine au Thermomix, voici plus de 300 recettes, traditionnelles ou innovantes, salées ou sucrées, d’entrées, plats ou desserts, à réaliser selon les occasions, les saisons et les moments de la journée.

365 recettes au Thermomix: Des plus simples aux plus créatives pour les soirs de semaine ou pour le week-end, C. Allemeersch. Ed Solar.

Les modèles stars

Le plus connu, le plus puissant et le plus ancien de ces robots cuiseurs est le Thermomix. Sa dernière version, le TM5, connecté, existe depuis 2014. Vendu exclusivement par système de démonstration à domicile, il coûte 1450 fr.

Autre best-seller, en boutique cette fois, le Cooking Chef Gourmet de Kenwood qui cuit par induction. C’est l’un des plus polyvalents grâce à ses multifonctions pâtissières (dès 940 fr.)

Ultrapopulaire, le Companion Moulinex (dès 700 fr.) existe dans une version connectée qui n’est pas encore disponible en Suisse.

Le Cook Expert (dès 1345 fr.), de la marque française Magimix, a l’énorme avantage de posséder un très grand bol de cuisson pour cuisiner de grandes quantités pour toute la famille.

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