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    Sexualité: j’ai peur d’être lesbienne

    Les expériences faites durant l’enfance, loin de tout regard moral, peuvent parfois devenir embarrassantes à l’âge adulte.

    Publié le 
    22 Octobre 2014
     par 
    Juliette Buffat

    Question

    A 15 ans, j’ai ressenti de l’attirance sexuelle pour une copine. Depuis lors je me sens très mal à l’aise avec les femmes. Je pleure souvent et j’ai développé une anxiété sociale. Est-ce que ces fantasmes confirment que je suis lesbienne? [Corinna, 22 ans]

    Réponse

    Votre problème confirme que l’homophobie est encore bien présente dans notre société et l’inconscient collectif. Cela fait sept ans que vous ruminez vos craintes d’être lesbienne. Que celles-ci vous empoisonnent la vie. Vous avez si peur d’être différente de la majorité hétéro que vous vous isolez socialement, ce qui est bien dommage à votre âge. La culpabilité vous ronge depuis des jeux d’enfants avec une amie, à l’âge de 9 ans, qui vous ont laissé des souvenirs inoubliables de vos premiers émois érotiques. Mais c’est tout à fait normal d’explorer son corps et celui des autres au cours de l’enfance, de découvrir que cela peut procurer des sensations très agréables. Tout comme il est possible d’éprouver de l’attirance pour quelqu’un du même sexe, sans que cette envie fasse de nous une personne homosexuelle. Vous avez d’ailleurs joué avec un cousin et flirté avec des garçons à l’adolescence, ce qui vous a aussi fait de l’effet, puisque vous m’écrivez «avoir ressenti du désir et même de l’excitation». Ces différentes étapes font partie du développement psychosexuel humain.

    La découverte de la sexualité engendre autant de crainte que de curiosité. Pour accéder au plaisir et s’épanouir dans sa vie intime, il faut que les envies soient plus grandes que les peurs. Manifestement, chez vous, l’anxiété est plus forte que le désir, comme c’est souvent le cas chez les femmes. Ce qui vous a inhibée au point d’être encore vierge aujourd’hui. Or, ce n’est qu’en faisant des expériences qu’on apprend ce qu’on aime ou pas. Tant que vous serez bloquée dans votre tête sur cette case «lesbienne» qui vous dérange tant, vous n’oserez rien entreprendre. C’est en poussant vos flirts un peu plus loin que vous découvrirez vos préférences. Vous serez peut-être surprise de trouver un homme – ou une femme – qui saura vous charmer et vous séduire? Ce qui est sûr, c’est que rester enfermée chez vous ne fera qu’entretenir le cercle vicieux de l’isolement et de la souffrance morale.

     

     

     

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