santé

    Je suis toujours en retard, mais ce n'est pas ma faute

    Avez-vous lu cette nouvelle venue d’Ecosse? Un certain Jim Dunbar ­- le bienheureux ­- a réussi à se faire prescrire un certificat médical pour «retard chronique».

    Publié le 
    5 Septembre 2013
     par 
    Julien Pidoux

    En gros, s’il débarque en retard à un entretien d’embauche, à son propre mariage ou à l’enterrement de sa belle-mère, ce n’est pas sa faute, caution pathologique à la clé. Pour les médecins du Ninewells hospital, dans la ville de Dundee, ce retard chronique aurait la même origine dans le cerveau que le déficit d’attention. Le principal mis en cause se dit d’ailleurs très gêné dans son quotidien, et avoue avoir perdu pas mal d’amis, qui en avaient visiblement marre de l’attendre seuls au pub… 

    Personnellement, cela fait longtemps que je m’interroge sur les mécanismes qui entrent en jeu lorsque quelqu’un arrive systématiquement en retard (peur d’être seul?), ou au contraire en avance (volonté de tout contrôler?). Et c’est incroyable à quel point le sujet peut enflammer une conversation entre amis. Des questions existentielles surgissent alors: le quart d’heure vaudois est-il encore acceptable dans notre société? Est-il plus malpoli d’arriver en retard ou en avance? Les trains CFF doivent-ils partir au début ou à la fin de la minute? En évoquant la question avec une collègue, j’ai même découvert qu’il existe chez nos voisins français «la demi-heure parisienne». Plus fort que le quart d’heure vaudois, ces 30 minutes permettent à quiconque vivant dans la ville lumière de mettre sur le dos du métro, de ses pannes ou des problèmes de correspondance, toute arrivée tardive, sans autre forme de procès. Il faudra expliquer à quelques amis que la Suisse romande ne possédant pas de métro (à part le M2 lausannois, mais il ne fait pas le poids face à celui de Paname), ils n’ont absolument aucune excuse pour arriver avec plus de 15 minutes de retard… à moins de venir avec un certificat médical, évidemment.

     

    A lire également
    fille méditation noire cheveux crépus sommeil yeux fermés sourire
    Patrice Reymond, hypnothérapeute, dévoile les bienfaits d’une pratique qui permet de mieux gérer la douleur, l’incertitude et la peur.
    O
    Parce que la lombalgie n'est pas une fatalité, Aline Perraudin en a fait un livre pour encourager ceux qui souffrent, comme elle, à se bouger.
    O
    femme seule dos devant mer océan nostalgie coucher soleil tristesse
    En Suisse, les psychothérapies ne sont pas remboursées par l'assurance de base. La FSP se bat pour changer cela.
    O