santé

    Donald Trump limite l’accès à la pilule

    Le président des Etats-Unis a annulé une disposition de la loi «Obamacare». Cette dernière obligeait les employeurs à prendre en charge les mesures de contraception dans la couverture santé de leurs employées. Le hashtage #HandsOffMyBC (#TouchePasÀMaContraception) a été largement partagé sur les réseaux sociaux.

    Publié le 
    9 Octobre 2017
     par 
    Muriel Chavaillaz

    On le redoutait depuis le mois de juin, c’est désormais chose faite: Donald Trump a abrogé vendredi 6 octobre 2017 une disposition mise en place dans le cadre d’Obamacare. Cette dernière prévoyait que les employeurs aient l’obligation de rembourser la pilule contraceptive de leurs employées. L’administration Trump permet désormais à ces derniers de refuser ce remboursement «pour des raisons morales ou religieuses». La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, l’a ainsi expliqué:

    Le président estime que la liberté de pratiquer sa foi est un droit fondamental dans ce pays et c’est ce dont il s’agit aujourd’hui.

    «Si vous ne voulez pas payer, vous ne payez pas»

    Tim Jost, professeur à l’Université de Washington, a résumé la nouvelle disposition: «En gros, si en tant qu’entreprise vous ne voulez pas fournir une couverture pour cela, vous ne le faites pas». La bataille des chiffres fait rage en Amérique. L’administration estime que 120 000 femmes seront concernées, tandis qu’une étude officielle réalisée il y a un an recensait 55,6 millions de femmes bénéficiant de mesures gratuites de contraception grâce à Obamacare.

    Les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur Twitter, le hashtag #HandsOffMyBC (#TouchePasÀMaContraception) s’est rapidement transformé en «trending topic». Kerry Washington, faisant référence à la fusillade de Las Vegas, a partagé:

    Donc ce n’est pas le bon moment pour parler du contrôle des armes, mais on régule les contraceptifs?

     

     

     

     

    Une mesure saluée par les groupes chrétiens conservateurs

    L’Union américaine pour les libertés civiles a immédiatement porté plainte contre cette décision, jugée sexiste, de Donald Trump. «Réduire l’accès à la contraception menace de saper les immenses progrès accomplis par notre pays ces dernières années pour faire baisser le taux de grossesses non désirées» a déclaré Haywood L. Brown, président du Congrès américain des obstétriciens et gynécologues. «La contraception est un besoin médical pour les femmes pendant environ 30 ans de leur vie, a-t-il poursuivi. Elle améliore la santé des femmes, des enfants et des familles, ainsi que leur entourage; réduit la mortalité maternelle et améliore la stabilité économique des femmes et de leurs familles.»

    Cette mesure anti-contraception a été saluée par les groupes de chrétiens conservateurs. Ils tentaient de faire annuler de dispositif depuis l’entrée en vigueur de l’Obamacare en 2010. Après s’être attaqué à l’IVG, Trump a ainsi décidé de placer le pouvoir sur la contraception entre les mains des grands patrons. Une nouvelle façon de contrôler, une fois de plus, le corps des femmes et leur destin.

     

     


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