santé

    L’anesthésie est néfaste pour le QI des enfants

    Chez les très jeunes patients, la narcose aurait des effets délétères sur les capacités cognitives, affirme une étude américaine. Les chercheurs recommandent d’autres méthodes pour endormir les malades, comme l’hypnose.

    Publié le 
    16 Juin 2015
     par 
    Eva Grau

    Pratiquer une anesthésie générale sur les enfants de moins de 4 ans aurait un effet néfaste sur leurs capacités cognitives. C’est la conclusion alarmante d’une étude publiée dans la revue «Pediatrics», dont «Le Figaro» se fait l’écho. Selon les chercheurs, chez les très jeunes patients, la narcose diminuerait les aptitudes d’apprentissage, le quotient intellectuel et entraînerait une baisse de densité de la matière grise dans les régions postérieures du cerveau.

    Les scientifiques du Cincinnati Children’s Hospital Medical Center (Etats-Unis) se sont penchés sur le cas de 106 jeunes de 5 à 18 ans aux profils socio-économiques similaires. La moitié d’entre eux avaient subi une intervention chirurgicale avant l’âge de 4 ans tandis que l’autre n’avait pas d’antécédents chirurgicaux. Après leur avoir passer une série de test, les chercheurs ont constaté des résultats moins bons chez les enfants ayant subi une opération nécessitant une anesthésie générale avant l’âge de 4 ans, se matérialisant par une baisse de 5 à 6 points du Q.I.

    D’autres méthodes

    Pour Andreas Loepke, responsable de l’étude et anesthésiste à l’hôpital pour enfants de Cincinnati, les résultats de l’étude pourraient permettre d’envisager, à terme, des alternatives. «Nous pourrions certainement envisager d’autres méthodes, y compris l’hypnose, pour les procédures les plus indolores, déclare-t-il. Cependant, je ne pense pas que la grande majorité des procédures se prêtent à ces techniques. Pour les interventions complexes, l’approche la plus sage serait de doser au plus juste la quantité de produit et de privilégier les anesthésies locales.»

    Taux de mortalité bas

    Le médecin se veut toutefois rassurant: «Il n’y a aucune raison de paniquer. Apporter des changements drastiques dans la prise en charge anesthésique, pourrait causer plus de mal que de bien.» Et de rappeler que la sédation est une pratique très sûre, dont le taux de mortalité reste très bas.

     

    A lire également
    Grâce à un modèle d'analyse développé par l’Inselspital, en collaboration avec les services psychiatriques universitaires...
    O
    Faute d’un suivi personnalisé, certains élèves à haut potentiel vivent leur scolarité comme un calvaire.
    O
    iStockphoto.com
    Quel stress dès que nous ou notre animal préféré devons nous faire endormir.
    O
    En Suisse
    Cinq adresses pour savourer des produits de la mer en terre genevoise.
    O
    En Suisse
    La Suisse est entrée dans l’ère des coffee shops! Tour d’horizon romand d’un véritable phénomène de société.
    O
    alp turnels bain petit-lait frais gstaad escapade bien-être suisse
    En Suisse
    De Gstaad à Zermatt en passant par La Chaux-de-Fonds, focus sur 6 soins naturels... et exceptionnels.
    O