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    Sixième extinction de masse: la vie sauvage terrestre se meurt

    En raison de la disparition de leurs zones d'habitations, de nombreuses espèces seraient sur le déclin. Dans une récente et alarmante étude, un groupe de trois chercheurs déplore un «anéantissement biologique», une sixième extinction de masse qui pourrait survenir plus rapidement que prévu... 

    Publié le 
    11 Juillet 2017
     par 
    Ellen De Meester

    C'est l'histoire d'une espèce qui, sans le vouloir, détruisit toutes les autres... Selon un groupe de trois scientifiques, penchés depuis de nombreuses années sur l'évolution des animaux terrestres, la vie sauvage de notre planète court un terrible danger: leur étude, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, révèle que 30% des vertébrés seraient menacés de disparition... et que cette sixième extinction de masse pourrait survenir bien plus rapidement que prévu.

    Ainsi, l'un des auteurs de la recherche déclare qu'«il s'agit d'un anéantissement biologique qui survient au niveau global, même si les espèces auxquelles appartiennent ces populations existent toujours quelque part sur Terre».

    En effet, depuis l'année 1900, 177 espèces animales (tous genres confondus) ont vu leurs populations baisser drastiquement, et cela en raison de la disparition catastrophique des aires géographiques qu'ils habitent. Les causes..? La pollution, l'épuisement des ressources, le changement climatique ou le développement d'espèces invasives. Et tous ces facteurs sont, bien évidemment, liés à l'homme...

    L'Asie particulièrement touchée

    Le continent asiatique serait le plus concerné d'entre tous: les espèces de gros mammifères observés par l'étude ont en effet perdu la grande majorité de leurs zones habitables, en Asie du Sud et du Sud-Est. Selon le communiqué qui accompagne l'étude, 40% des mammifères (grands félins, gorilles, rhinocéros...) vivent actuellement sur un espace représentant seulement 20% des aires dont ils disposaient autrefois.

    Mais ce que soulignent les recherches concernées est avant tout l'accélération de ces disparitions, des extinctions qui devraient avoir lieu bien plus rapidement que prévu et qui annoncent la perte d'autres espèces dans un futur beaucoup plus proche que nous le pensions.

    Selon Gerardo Ceballos, l'un des principaux auteurs de cette étude, tient d'ailleurs des propos très inquiétants: cet anéantissement accéléré serait «un prélude à la disparition de nombreuses autres espèces et au déclin des écosystèmes qui rendent la civilisation possible».

    En conclusion, les chercheurs nous encouragement à agir, afin que les conditions de vie déjà dramatiques pour les vertébrés ne s'empirent pas, en évitant par exemple la surconsommation et en prenant garde au bien-être de la planète. Nous ne sommes pas les seuls à y vivre: il semble totalement injuste que d'autres espèces paient nos excès de leurs vies.


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