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    Romandie: opération Je suis une femme Femina

    Elles sont neuf. Neuf femmes. Et tout autant de personnalités. #JeSuisUneFemmeFemina

    Publié le 
    22 Mai 2016
     par 
    Jennifer Segui, Julien Pidoux, Nicolas Poinsot

    De l’audace, du talent, de la persévérance, de la créativité, de l’humour, de la force, de l’imagination, de la poigne, de l’intelligence, du glamour… elles ont toutes en elles un peu de ceci et de cela. De ces ingrédients magiques qui font d’elles des femmes inspirantes que Femina a eu envie de vous faire découvrir. Ou redécouvrir…

    Les voici donc en majesté. Et en beauté, dans un shooting réalisé par l’équipe créative du magazine, elle aussi presque intégralement composée de femmes. C’est en toute logique que nous avons nommé cette opération «Je suis une femme Femina». Parce que le magazine Femina ne cesse, depuis bientôt cinquante-cinq ans, de s’adresser à elles, à vous, et ce dans tous les moments de la vie.

    Parce que dans une époque où les raisons de se réjouir semblent se raréfier, ces profils de passionnées nous rendent profondément optimistes. Nous incitent à nous dépasser. Styliste, productrice, journaliste, sportive, blogueuse, écrivaine, médecin, avocate, comédienne… Les neufs Romandes que nous avons choisies vont vous accompagner tout au long de cette année, où elles seront les invitées de la rédaction. Chacune à leur tour, à travers un article, elles attireront votre attention sur un sujet qui leur tient à cœur, ou réagiront à une thématique qui les aura interpellées. Vous conviant ainsi à partager leurs univers et leurs façons de voir la vie.

    Quant à vous, chères lectrices, et parce que vous aussi vous êtes toutes des femmes Femina, nous vous convions à participer à ce réseau à travers Instagram. Montrez-nous qui vous êtes et publiez un «selfie» accompagné du hashtag #JeSuisUneFemmeFemina.

    Alors, ici, en ligne, ou ailleurs, bienvenue à toutes!

    Romaine Jean, journaliste passionnée

    On ne présente plus Romaine Jean. Journaliste, productrice à la RTS et aujourd’hui rédactrice en cheffe des magazines société de la chaîne, elle est l’une des personnalités préférées des Romands. Femme de tête, maman d’un fils de 30 ans, elle est aussi une femme de cœur, qui s’engage auprès de la Licra Genève, d’Helvetas, et préside la Fondation Hirondelle qui crée des médias dans les zones de crise. Simplement parce qu’elle aime «les gens qui se battent pour que le monde tourne un peu plus rond». Toutes ces raisons, et d’autres, font que nous avons voulu la compter parmi les femmes Femina, et lui offrir un regard privilégié sur cette opération. Rencontre.

    FEMINA Pour quelles raisons avez-vous accepté de participer au projet «Femmes Femina»?
    ROMAINE JEAN Il est intéressant car il y a des femmes passionnées et compétentes dans tous les secteurs de la société, cependant la représentation des carrières féminines est encore assez timide. Dans mon esprit, il ne s’agit pas de dire que les femmes font mieux, mais simplement qu’elles existent. Merci donc à Femina!

    Justement, quel regard portez-vous sur les femmes qui sont à vos côtés?
    J’ai rencontré la plupart d’entre elles, à titre privé ou professionnel. Jocelyne Bloch est une neurochirurgienne prodigieuse, qui redonne espoir à de nombreuses victimes de la vie, Céline est un modèle de courage. Yasmine fait une programmation remarquable à l’Octogone. Toutes sont magnifiques et ont en commun de viser l’excellence pour la cause qu’elles servent.

    Femina s’adresse aux femmes romandes, comment les percevez-vous?
    Nous avons beaucoup de chance d’habiter une région quasi bénie des dieux. La situation économique et la qualité de formation permettent à beaucoup de se réaliser. L’idée est de tendre la main à celles et ceux qui restent à la marge. Je suis particulièrement choquée de constater que l’égalité salariale n’est pas encore réalisée. Et que les postes sous-payés sont majoritairement occupés par des femmes.

    Mais sont-elles suffisamment mises en avant?
    Les femmes sont encore sous-représentées dans certains milieux, conseils d’administration, milieux économiques ou postes à responsabilités. Il n’y a pas d’obligation à briller ou à faire carrière, mais il faut se battre pour construire une société où chacune, selon son caractère, sa nature et ses convictions, puisse trouver sa place. On peut rêver! J’ai choisi d’être optimiste, car comme chacun le sait, les optimistes sont déçus à la fin, les pessimistes en permanence!

    A quel challenge se retrouvent-elles confrontées à votre avis?
    L’expérience de la vie aidant, j’ai tendance à penser que le plus important défi de chacun, homme ou femme, est d’être heureux et de rendre heureux.

    Avez-vous conscience que vous pouvez être une source d’inspiration, incarner un modèle à suivre?
    Franchement, je n’ai pas conscience d’être un modèle… Vraiment! J’ai beaucoup lu, beaucoup cherché moi-même ma voie. Je suis encore en train de le faire d’ailleurs. J’ai côtoyé des personnes merveilleuses, à commencer par l’homme avec qui j’ai partagé ma vie et les membres de ma famille. Au travail, j’ai simplement une morale de l’action. Je pense que l’on doit mériter ce que l’on obtient.

    Dans quel sens vous sentez-vous une «Femme Femina»?
    Je n’entre pas facilement dans des catégories. Le magazine donne la parole à des femmes très différentes et c’est bien ainsi. Chacun trouve sa voie.

    Charlotte Gabris, comédienne expatriée

    Ce qu’elle fait On l’a connue rigolote, version «one woman show». Ri avec ses chroniques sur LFM, ou chez Michel Drucker sur Europe 1. Même vue, l’an dernier, taquiner l’imperturbable Ali Badou sur Canal+ . Aujourd’hui, la pétillante Charlotte Gabris est revenue avec succès à ses amours premières: la comédie. Entre un rôle dans «Baby Sitting 2» et, à la fin de cette année, dans «A fond», aux côtés de José Garcia, elle vient de terminer le tournage de «Blockbuster», une comédie romantique indépendante dont elle tient le rôle principal féminin. Tout bientôt, c’est sur les planches qu’elle interprétera, en duo avec Vincent Desagnat, «Merci pour le bruit», une pièce qu’elle-même a mise en mots.

    Qui est-elle? «Mère de famille avec deux chiens dès la vingtaine entamée» – c’est ainsi, qu’enfant, Charlotte Gabris se rêvait. De cet idéal façon «Mme Tout-le-monde», reste l’amour du meilleur ami de l’homme. Pour le reste, rien à voir. C’est la carrière d’actrice que la jeune femme, née à Lausanne il y vingt-neuf ans d’un père Hongrois et d’une mère Allemande, a embrassée.

    Pourquoi elle nous inspire? Jolie comme un cœur, rigolote, confondante de naturel dans la vraie vie comme devant une caméra ou sur une scène… Charlotte Gabris a les pieds sur terre et mène une belle carrière.

    En quoi se sent-elle une «Femme Femina»? «A travers un trait commun à beaucoup de femmes, qui me permet de concilier toutes les facettes de mon caractère, de pouvoir montrer ma fragilité tout en restant forte.»

    Stéphanie Buchheim, avocate cinéphile

    Ce qu’elle fait… Au sein du service juridique de la grande multinationale pour laquelle elle œuvre, à Lausanne, Stéphanie Buchheim gère le droit du travail. D’importantes responsabilités au cœur d’une entreprise présente sur toute la planète et comprenant, parmi ses employés, presque autant de nationalités que de pays dans le monde. Hypersociable, toujours curieuse de l’autre, elle est aussi présidente de Women’s Business Society, une association qu’elle a cofondée afin de promouvoir l’égalité hommes-femmes dans le travail et les carrières féminines. Un engagement pour lequel elle s’implique à fond.

    Qui est-elle? Un papa médecin, une maman mère au foyer… Rien ne prédestinait Stéphanie, aînée de trois filles, à la carrière d’avocate. Même si elle avoue avoir maintes et maintes fois entendu que «le droit mène à tout». Bonne élève, curieuse, la jeune fille rêve d’une carrière de styliste pour suivre les traces d’un oncle actif dans la mode en Italie. Mais passionnée de cinéma, c’est finalement cette branche qu’elle choisit pour sa première année d’université. Avant de bifurquer vers le droit. Université de Lausanne, puis de Zurich, puis premier stage dans un cabinet genevois avant d’en intégrer un second où elle s’est spécialisée dans le droit du travail.

    Pourquoi elle nous inspire? A 34 ans, Stéphanie – qui va se marier cet été – mène de front une belle carrière d’avocate et une vie sociale riche de rencontres, tout en trouvant le temps de s’engager pour la promotion de l’égalité dans le travail.

    En quoi se sent-elle une «Femme Femina»? «Je suis une Femme Femina car je trouve dans ce magazine tout ce que j’aime dans ma vie à cent à l’heure: un savant mélange de fun et de sérieux. Le fun avec la mode, les sorties et la culture; le sérieux dans les défis à la recherche de l’équilibre entre toutes les facettes de nos vies de femmes.»

    Céline van Till, cavalière obstinée

    Ce qu’elle fait Tout entiers, son esprit et son corps sont tournés vers son rêve. Celui, obsédant, de participer aux Jeux paralympiques qui se tiendront à Rio en septembre prochain. Depuis des mois, dans toutes les compétitions, et au prix d’un entraînement intensif, elle brille. Et grâce à elle, la Suisse a déjà une des deux places assurées en dressage para-équestre.

    Qui est-elle? A bientôt 25 ans, la Genevoise Celine van Till a su reprendre les rênes de son existence. En 2008, alors qu’elle fait partie du cadre national suisse junior de dressage et qu’elle s’entraîne avant une compétition, c’est la chute. Traumatisme cranio-cérébral, coma, et des mois et des mois de rééducation pour revenir à la vie. Restent les séquelles – pertes d’équilibre, difficulté de concentration, vision altérée… – et malgré tout, un amour absolu des chevaux et de la vie!

    Pourquoi elle nous inspire? En selle dans sa tenue de cavalière ou au quotidien, Celine rayonne. Son handicap, elle l’a transformé en moteur et la jeune fille timide s’est muée en battante. Elue Miss handicap en 2012, un an après avoir écrit le livre «Pas à pas, Histoire d’un accident et d’une résurrection» (Ed. Slatkine), qui raconte son épreuve, elle a ensuite obtenu haut la main son bachelor en marketing et management. Et est parvenue à fédérer un immense réseau.

    En quoi se sent-elle une «Femme Femina»? «Parce que Femina, c’est la joie de vivre. Et qu’être heureuse, c’est ce qui nous rend plus belle.»


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    Yasmine Char, directrice émerveillée

    Ce qu’elle fait… Depuis 2010, Yasmine Char dirige le théâtre de l’Octogone, à Pully, un vaisseau amiral de la culture en terres vaudoises. Sa sensibilité, son charisme irrésistible, sa pugnacité contribuent à faire monter sur la scène des artistes de tous horizons, monstres sacrés du cinéma ou danseurs contemporains. Sur l’autre versant, il y a l’auteure. Venue à l’écriture à l’âge de 30 ans, elle a publié plusieurs pièces et romans, dont «La main de Dieu», en 2008, aussitôt récompensé par une pluie de prix littéraires.

    Qui est-elle? Quelqu’un qui «se lève et ne s’arrête plus», nous dit-elle. Hyperactive et exigeante, en premier lieu envers elle-même. Et qui croque chaque milliseconde de bonheur à pleines dents. Une philosophie sans aucun doute inspirée par sa jeunesse au Liban, où, entre guerre et morale religieuse omniprésente, Yasmine a dû gagner sa liberté de femme à la force de ses rêves. Pas étonnant qu’elle admire les personnalités fortes, rebelles, à l’instar d’Isabella Rossellini. Après une licence de lettres, elle est partie faire de l’humanitaire, entre le Pakistan et le Sri Lanka. Puis elle posa ses valises en Suisse pour y poursuivre ses études.

    Pourquoi elle nous inspire? Parce qu’elle n’a peur de rien. Parce qu’elle prend des risques avec panache et élégance. Et on adhère sans hésiter à son mantra personnel, puisé dans un livre d’Annie Ernaux: «L’important n’est pas ce qui nous arrive, mais ce qu’on fait de ce qui nous arrive.»

    En quoi se sent-elle une «Femme Femina»? Yasmine Char veut relever «le défi d’être une femme aux multiples facettes». Mener de front différents projets. N’avoir jamais l’envie de tout arrêter. Elle admet se sentir féministe, mais ne l’a jamais été via une mesure précise. Quoiqu’elle aimerait bien voir naître des forums d’échanges entre femmes. Et aussi voir disparaître cette satanée inégalité salariale.

    Berivan Meyer, créatrice hyperactive

    Ce qu’elle fait… Follement éprise du vintage, adepte des collages, Berivan Meyer vient de créer une collection de cinq imprimés, qu’elle propose pour l’heure sur des foulards et bientôt – elle l’espère – sur d’autres accessoires. En attendant de nouvelles opportunités, diverses collaborations avec des marques, peut-être des costumes de théâtre, des vêtements pour enfants… Bref, cette jeune maman regorge d’idées et d’envies.

    Qui est-elle? Lausannoise pure souche, la solaire Berivan a fait quelques infidélités à la capitale vaudoise durant six ans. Soit le temps d’une parenthèse néo-zélandaise, de décrocher son diplôme de styliste à l’académie royale d’Anvers en Belgique, puis de faire ses armes dans la mode, notamment à Madrid. Créative née, elle était l’âme de la maison Van Bery, qui a séduit durant plus de cinq ans les amoureuses de coupes délicieusement vintage, de Zurich au Japon en passant par les Etats-Unis.

    Pourquoi elle nous inspire? Enceinte de son deuxième enfant, Berivan Meyer déborde d’une énergie communicative. Optimiste en toutes circonstances, elle adore le rétro mais regarde toujours devant elle. Et quand on lui demande quels sont ses modèles, elle hésite d’abord un peu, puis lâche pêle-mêle Dolly Parton («pour son côté «too much», pas ses idées politiques!»), le dessinateur de presse Erte, Ava Gardner («une espèce de tigresse»), ainsi que sa mère (l’illustratrice Anne Wilsdorf, «une créativité sans limites, une immense source d’inspiration»).

    En quoi se sent-elle une «Femme Femina»? Une «Femme Femina», c’est pour elle une femme qui peut tout faire. Qui travaille et qui a des enfants, qui voit ses copines, fait la fête et prend soin d’elle. «Cela m’énerve prodigieusement quand quelqu’un – encore plus lorsque c’est une femme – me dit: «Mais pour toi, c’est pas grave si le boulot ne marche pas fort, tu es enceinte.»

    Tisha Lee, blogueuse optimiste

    Ce qu’elle fait… Partage. S’il y a un mot qui la définit, ce serait celui-ci. Parce que si elle parle, dans ses posts, de créateurs, de cosmétiques et de petites astuces, l’objectif est toujours de partager. De rencontrer. D’ailleurs, non contente d’alimenter son site, son Facebook et Instagram, elle organise aussi des vide-dressings (les «glam partys» genevoises, c’est elle, et la prochaine est déjà prévue le 24 septembre 2016). Histoire de côtoyer «pour de vrai» celles et ceux qui la suivent en ligne.

    Qui est-elle? Installée à Genève, Tisha est une jeune femme d’origine chinoise, très sociable et terriblement optimiste. «Je suis une bonne vivante, comme on dit. J’aime la vie, et j’adore la mode, car elle permet de s’exprimer sans ouvrir la bouche.»

    Pourquoi elle nous inspire? Curieuse et hyperactive, elle rédige tous ses messages en anglais et en français, pour que personne ne soit exclu. Et les commence immanquablement par un «Hello lovelies» ou un «Hello les chouchoutes». Outre ses conseils beauté ou fashion, on aime son côté coach de vie, ambassadrice de la positive attitude, qui n’hésite pas à dénoncer les côtés sombres du «fast shopping». «Je n’ai pas besoin de grand-chose pour être de bonne humeur. Parfois, un simple sourire de la personne en face de moi me suffit.»

    En quoi se sent-elle une «Femme Femina»? Elle n’hésite pas: «Je suis une «Femme Femina» parce que je vois toujours des opportunités qui s’ouvrent à moi. Quand j’ai des passions, je les vis pleinement.»

    Jocelyne Bloch, neurochirurgienne acharnée

    Ce qu’elle fait… La greffe de cellules cérébrales adultes autologues, ça vous parle? Jocelyne Bloch en est la spécialiste. Aidée du biologiste Jean-François Brunet, elle a prouvé qu’un cerveau lésé avait les capacités propres de se régénérer, moyennant un coup de pouce. En l’occurrence, la greffe de ses propres cellules neurales. Parallèlement à ces avancées expérimentales, elle aide jour après jour ses patients du CHUV, collabore avec l’équipe de Grégoire Courtine de l’EPFL dans un projet de stimulation de la moelle épinière, gère deux enfants et un mari. «Je ne m’ennuie pas», lâche-t-elle sobrement.

    Qui est-elle? Née à Genève, elle a vécu à Zurich, à Vevey, avant de choisir la Faculté de médecine à l’Université de Lausanne. Tout en jouant les hôtesses de l’air pour Swissair durant ses études. Elle s’est ensuite spécialisée durant six ans en neurochirurgie, et elle dirige actuellement le programme de neurochirurgie fonctionnelle du CHUV. «Déjà petite, j’avais beaucoup de peine à tolérer la souffrance, particulièrement les handicaps. Je trouvais cela tellement injuste.»

    Pourquoi elle nous inspire? Les accidents vasculaires cérébraux sont, en Suisse, la première cause de handicap, et la troisième cause de mortalité. Elle en est consciente: sa découverte permettrait, à terme, de redonner de l’espoir à beaucoup de personnes touchées par un AVC ainsi qu’à leurs proches. Malgré les nombreuses difficultés rencontrées et les inévitables lenteurs administratives avant de pouvoir commencer les premiers tests sur des humains, elle garde une motivation intacte. Acharnée? «Oui, cela me correspond bien.»

    En quoi se sent-elle une «Femme Femina»? Elle se dit multitâche, comme «presque toutes les femmes». Une qualité ne datant pas d’hier. «A l’ère préhistorique, alors que monsieur se focalisait sur la chasse, madame s’occupait d’à peu près tout le reste, enfants, cuisine, cueillette…»

    Pauline Gygax, productrice engagée

    Ce qu’elle fait… Depuis 2003, année où elle a cofondé RITA Productions, Pauline Gygax permet aux artistes de réaliser leurs projets. Pauline, une «exauceuse» de rêves sur grand écran. Elle a notamment produit «Les grandes ondes», de Lionel Baier, en 2013. Cette année, elle soutient «Ma vie de courgette», un film d’animation réalisé par le Suisse Claude Barras. Au scénario? La talentueuse cinéaste Céline Sciamma.

    Qui est-elle? Une photographe de formation, d’abord enseignante, puis responsable culturelle, qui s’est finalement laissé guider par son amour du cinéma. A 40 ans, cette maman de deux enfants aime distiller à la maison la même philosophie qu’au bureau: «Etre attentif au monde qui nous entoure, donner aux autres l’occasion de s’exprimer.»

    Pourquoi elle nous inspire? Il y a son énergie, comme taillée dans un bloc de kryptonite. Quoi d’autre? Pauline Gygax est une visionnaire doublée d’une fille supragénéreuse, elle-même doublée d’une battante genre marathonienne. On aimerait réaliser tous nos projets avec elle!

    En quoi se sent-elle une «Femme Femina»? «C’est une femme chic et politique (c’est pour la rime!). J’aime m’engager à mon niveau. J’ai cette conviction qu’on a toutes nos responsabilités.» Et, aussi, des combats. Lesquels? «Il y en a beaucoup, lance-t-elle. A commencer par l’égalité entre hommes et femmes et la défense des droits LGBT. Et puis, qu’on arrête d’en attendre toujours plus de nous juste parce qu’on est des femmes!»

     

    Assistants photo: Francesco Zigliotto, Lorenzo Marzano;
    Stylisme: Bruna Lacerda, Sandra Perey, Sokhna Cissé;
    Stagiaire styliste: Kate Schuch;
    Coiffure et maquillage: Nicole Hermann et Laura Pellicciotta;
    Production: Caroline Imsand;
    Direction artistique: Naila Maiorana.
    Nos remerciements à la boutique Maisons du Monde à Crissier, et à la menuiserie André Papaux, Les Ecasseys (FR).

     

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