news société

    Les femmes instruites ont moins d'enfants

    Le dernier bulletin de l’Office Fédéral de la Statistique sur les familles a été publié le 24 mars 2015. On y apprend que les diplômées de hautes écoles renoncent à avoir des enfants ou que les Suisses Allemands sont moins solidaires entre les générations.

    Publié le 
    25 Mars 2015
     par 
    Emma Lattion

    Les femmes ne souhaitant pas d'enfants sont toujours marginales

    L’OFS a demandé à des personnes des deux sexes sans enfants entre 20 et 29 ans si cela faisait partie de leurs projets:

    • 63% en veulent deux.
      28% aimeraient 3 bébés ou plus.
    • 6% de la gent féminine interrogée ne veut pas d’enfant.
      3% des femmes n’en souhaitent qu’un seul.

    Si on compare ces chiffres à la génération précédente (dames de 50 à 59 ans), on remarque qu’il y a un écart entre réalité et vœux (même s’il s’agit d’une extrapolation puisqu’on ne peut pas prévoir ce que les individus interrogés auront comme enfants):

    • 20% des femmes de 50-60 ans n’ont pas de descendant.
      16% en ont un seul.

    Les femmes diplômées restent souvent sans progéniture

    • 30% de celles ayant un grade d’une haute école (université, HE) ne fondent pas de famille.
      17% de celles ayant un titre secondaire (gymnase/collège) et;
      13% de celles n’ayant pas suivi de formation post-obligatoire sont dans le même cas.

    Le restant des femmes diplômées au degré tertiaire (70%) avoue ne pas avoir réussi à fonder la famille qu’elles souhaitaient avec le nombre de têtes blondes rêvé. A noter également les mères connaissent leur premier accouchement toujours plus tard, suivant la tendance des années précédentes:

    L'attitude de la population face aux mamans qui travaillent

    La question posée aux hommes et aux femmes était la suivante: selon vous, est-ce qu’un enfant souffre lorsque sa mère exerce une activité professionnelle?

    • En 1994/1995,   61% des hommes estimaient que c’était le cas (6/10).
                                49% des éléments féminins étaient du même avis (5/10).
    • En 2013,            44% des sujets masculins gardent cette idée (4/10).
                                30% des femmes le pensent aussi (3/10).

    Les hommes sont donc toujours plus mitigés que les femmes face à cette question, mais on remarque tout de même qu’ils ont été plus nombreux à changer d’avis au cours du temps.

    La Suisse allemande peu solidaire

    Les demandes qui soutiennent le questionnaire sur la solidarité entre les générations sont les suivantes:
    (a) Est-ce que les parents doivent aider leurs enfants adultes en cas de difficulté financière?
    (b) Est-ce que les enfants adultes doivent aider leurs parents en cas de difficulté financière?
    (c) Est-ce que les enfants adultes doivent accueillir chez eux leurs parents âgés?

    • En Suisse allemande,    57% (a) 54% (b) et 27% (c) estiment que oui.
      En Suisse romande,      63% (a) 61% (b)  et 36% (c) répondent positivement.
      Et en Suisse italienne,   72% (a) 78% (b) et 49% (c) sont pour l’entraide.

    Les zones rurales font moins appel aux baby-sitters

    Sur la question de la garde des enfants, les ménages suisses comptant des enfants en dessous de 13 ans ont été interrogés à propos de leurs pratiques. L’OFS a distingué trois régions:

    Dans les grandes villes, (Zurich, Genève, Bâle, Lausanne, Berne et Winterthour)

    • 32% des ménages font appel à un service payant uniquement (nounou, crèche, etc.)
      22% comptent exclusivement sur leurs proches (gratuité)
      31% d’entre eux associent les deux pratiques.

    Dans les régions urbaines moins importantes,

    • 21% des familles ont recours à la garde hors du cadre familial.
      27% s’adressent uniquement aux membres de leur cercle.
      19% pratiquent les deux solutions.

    Dans les zones rurales,

    • 14% paient pour la garde de leurs enfants.
      33% des ménages appellent leurs connaissances uniquement.
      19% mélangent ces diverses options.