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    Instagram serait dangereux pour notre santé mentale...

    Une étude réalisée récemment par deux organisations de la santé britanniques, et publiée le vendredi 19 mai 2017, a démontré que trois de nos principaux réseaux sociaux sont nocifs pour la santé mentale des jeunes: Instagram serait même le plus dangereux des trois, favorisant l'anxiété et les complexes des adolescents qui tentent de se conformiser au stéréotype de la «vie parfaite» que véhicule la plateforme. 

    Publié le 
    22 Mai 2017
     par 
    Ellen De Meester

    Vous arrive-t-il de passer de longues minutes par jour à scroller sur Instagram, à pâlir de jalousie devant les paysages tropicaux ou les corps de mannequins qui défilent alors sous vos yeux? Voilà une habitude qui s'ancre, avec une aisance étonnante, dans nos occupations et nos gestes les plus automatiques. Il faudrait cependant songer à nous séparer de ce petit passe-temps, dans la mesure où celui-ci serait mauvais pour notre santé mentale. 

    Deux organisations anglaises, la «Young Health Movement» et la «Royal Society for Public Health» ont réalisé ensemble une étude consacrée aux effets des réseaux sociaux sur le bien-être des jeunes. Le résultat est plutôt alarmant: Facebook, Twitter, Snapchat et surtout Instagram ont la fâcheuse tendance d'aggraver les problèmes d'anxiété et d'augmenter les complexes des adolescents et jeunes adultes. 

    L'expérience est basée sur des résultats obtenus après une recherche menée auprès de 1500 individus âgés de 14 à 24 ans: par son image de «vie parfaite» et la codification de ses critères de beauté, Instagram contribuerait à donner aux jeunes un sentiment d'inadéquation et de non-appartenance. Focalisé sur l'aspect visuel (et pourtant si joli!), il serait en effet le plus nuisible de tous. 

     

     

     

    Seul rescapé: YouTube

    De manière générale, les quatre réseaux sociaux cités (en particulier Instagram et Snapchat) risquent d'augmenter la solitude, les troubles alimentaires, l'insomnie et l'angoisse des jeunes.  

    YouTube est la seule plateforme qui, selon l'étude, aurait un effet positif sur ses utilisateurs; par contre, elle les empêcherait souvent de dormir, sans doute parce que les adolescents passent fréquemment beaucoup de temps à regarder des vidéos sur leurs écrans. 

    Shirley Cramer, directrice générale de la «Royal Society of Public Health» voudrait que les internautes reçoivent automatiquement des notifications, afin de les prévenir qu’ils ont dépassé un certain quota de minutes sur l’application. Elle souhaiterait également que les réseaux sociaux indiquent clairement lorsqu’une photo a été digitalement modifiée, histoire de lutter contre la propagation des idéaux de beauté irréalistes. 

    En attendant, nous, on va peut-être commencer à décrocher légèrement nos yeux d'Instagram: l'étude concernée s'est surtout focalisée sur les jeunes adultes, mais on ne sait jamais... 


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