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    #FeminaOpinion: pourquoi la génération Y reste-t-elle célibataire?

    Cette semaine, Juliane s’interroge sur la possibilité que possèdent les trentenaires à aimer durablement. La voyelle Y ne peut forcément pas être la seule explication au problème, n’est-ce pas?

    Publié le 
    5 Décembre 2016
     par 
    Juliane Monnin

    L’explosion des phénomènes «câlinothérapie» ou «hygge», la tendance omniprésente des marchés de Noël et autres festivals des lumières «tout mignon tout beau» aurait pu aboutir, pour les derniers jours de 2016, à un happy end. Où la plèbe Y annoncerait en masse fiançailles, ventres ronds et projets de vacances au Cap Ferret pour l’été prochain. Mais il n’en est rien.

    Lors d’une récente soirée, un ami de 10 ans de moins que moi essayait de me faire ouvrir les yeux sur «la vraie vie», celle dans laquelle j’évolue, moi, vieux produit de la génération Y. Le constat est sans appel: la grande majorité de mes proches a la trentaine bien tassée, est célibataire, sans enfants, ou pire, en couple depuis des années sans le moindre projet commun de planification à plus de deux semaines dans le futur.

     

     

    Une photo publiée par 9gag (@9gag) le

     

    Sur Messenger, une autre amie de mon âge (34 ans) me donnait par ailleurs son avis tranché (et tout de même résigné) sur la problématique du célibat des trentenaires: «Disney a voulu nous faire croire que le grand amour pouvait exister. Après des espoirs nourris et des échecs cuisants, je me rends compte que mon seul grand amour au final c'est mon père. Cerise sur le gâteau? Je sais aujourd’hui qu’il est loin d’être parfait.» Triste monde vous dites? Et si l’explication était scientifique?

     

     

    L’éducation en ligne de mire

    Selon le livre «Génération Moi: pourquoi aujourd'hui les jeunes américains sont plus confiants, assertifs - et plus pitoyables qu'avant» écrit par la docteur en psychologie et professeure à l’Université de San Diego Jean M.Twenge, les Millennials seraient trop égocentriques. Résultat? Cela les empêcherait de s'ouvrir à l'autre.

    Depuis leur plus jeune âge, la génération Y serait encouragée à s'aimer elle-même, telle qu’elle est, avec ses défauts, avant d'aimer les autres. Et là, cette phrase fait écho en moi: mes parents m’ont martelé toute mon adolescence la même chose. Mon éducation, que j’ai toujours trouvée jusqu’ici plus qu’irréprochable, serait-elle source de certains de mes soucis? Impossible. Et pourtant…

    Des Millennials auto-centrés par milliers

    Cette nouvelle étude l’assure, cet état d'esprit clairement d’auto-centriste boosterait certes, l’estime de soi mais n’encouragerait aucune forme de sortie du célibat. Pire, «le fait de privilégier l'amour-propre nuirait aux relations amoureuses» analyse la psychothérapeute Caitlin Cantor sur le site «Glamour». Grosso modo, il s’agirait principalement de trouver un juste équilibre entre dépendance à l'autre et self estime. Plus facile à dire qu’à faire vous dites?

     

     

    Du besoin d’un changement d’esprit radical

    Mon cercle amical et moi serions-nous si confiants que cela en deviendrait LE problème majeur? Difficile à croire… Pour Jean M.Twenge, les résultats de l’enquête scientifique ne laissent pas de doutes possibles, le team Y a du boulot sur la planche pour parvenir à trouver l’amour avec un grand A.

    Et la to do list est longue: alléger son consumérisme, concilier carriérisme et vie sociale, dévirtualiser les relations humaines en levant la tête de son «black mirror», éclater sa zone de confort, commencer à faire des compromis et arrêter de se prendre pour Dieu en somme. Vous saviez qu’il en existait des millions sur la planète?


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