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    #BoycottTheBefore, le hashtag «body positive» qui bannit les photos avant/après

    Afin de lutter contre les effets désastreux des troubles alimentaires tels que l’anorexie ou la boulimie, une campagne «body positive» cherche à bannir les photos «avant/après», souvent partagées sur les réseaux sociaux, et servant à mettre en valeur une perte de poids.

    Publié le 
    14 Mars 2017
     par 
    Ellen De Meester

    Nous avons déjà toutes aperçu ce genre de photo, en scrollant sur Instagram. A droite, c’est le présent; le corps tel qu’il est actuellement et tel qu’il nous rend fière. A gauche, c’est le passé; le corps tel qu’il était auparavant, au moment où nous avons souhaité le modifier. Une telle photo présente une comparaison entre une personne que nous sommes heureux de ne plus être et une version améliorée que nous avons activement cherché à atteindre.

    Dénoncés par les porteuses du mouvement «body positive», les clichés comparatifs ont actuellement la vie dure… Une récente campagne nous encourage en effet à remplacer la partie gauche de l’image par une zone noire, accompagnée de la légende «Je suis bien plus qu’une photo avant/après». Et certains gourous fitness et beauté du réseau social ont réagi au quart de tour:

    «Je ne souhaite pas minimiser les progrès réalisés par ceux qui sont fiers de leurs accomplissements, écrit sur Instagram le mannequin grande taille Iskra Lawrence. J’adore voir des gens célébrer le chemin qu’ils sont parvenus à parcourir, et je comprends pourquoi ces personnes (dont moi) aiment poster ces photos. Mais ouvrons la discussion…»

     

     

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    Le danger des comparaisons

    Voilà exactement ce que cherche à faire la jeune blogueuse et militante Lexie Louise, depuis sa page «So Worth Saving» (signifiant «qui vaut tellement la peine d’être sauvée» en français). Avec le hashtag #BoycottTheBefore (ou «Boycottons l’avant»), elle voudrait souligner le danger et le sentiment de compétitivité que peuvent engendrer les photos «avant/après» pour les personnes qui tentent de se remettre d’un trouble alimentaire.

    Agée de 21 ans seulement, cette jeune américaine a mené une âpre bataille contre des soucis de santé mentale liés à son poids. A présent extrêmement sensible à la cause de ceux qui traversent une épreuve semblable, elle voudrait les protéger, en bannissant les comparaisons physiques de la Toile. En effet, la campagne de Lexie Louise nous encourage à célébrer le présent, sans mettre d’accent sur les éventuelles transformations du corps ou pertes de poids extrêmes.

     

     

    Mais ces photos sont-elles réellement si néfastes que cela, dans le sens où elles célèbrent avant tout un progrès? Aux yeux de la campagne de Lexie, s’agirait surtout du fait d’imposer ces progrès aux autres, lesquels rencontrent peut-être énormément de difficultés à les atteindre… De même, la campagne voudrait également empêcher une stigmatisation du «malade», sachant qu’un trouble alimentaire peut toucher n’importe quelle personne, peu importe son physique.

    Bref, aimons-nous au présent, et chouchoutons avant tout notre santé, sans nous comparer aux autres! #loveyourbody


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