news société

    «Batch cooking»: à rebours de mes instincts

    Chaque semaine, Sonia Arnal, la rédactrice en chef de Femina, croque dans son édito le quotidien, avec humour et ironie. Ce 14 octobre 2018, elle s'interroge sur l'efficacité du batch cooking (préparer le dimanche soir tous les repas de la semaine). Et vous, est-ce que vous vous y metteriez?

    Publié le 
    14 Octobre 2018
     par 
    Sonia Arnal

    Je suis du genre qui anticipe. Prévoir les problèmes longtemps à l’avance permet le plus souvent d’éviter qu’ils ne surviennent et si, d’aventure, ils se manifestent quand même, j’ai pu envisager toutes les options, même les pires, donc j’ai un plan B, voire C, voire D. Bref, je suis légèrement dans l’excès de prévoyance. Sauf en matière de repas – je me rends compte au moment où je meurs de faim que je n’ai rien préparé.

    Ça finit donc souvent par un bout de pain et un peu de fromage avec une salade de tomates. Ça va en été, mais là je sature un peu et puis j’aimerais bien manger chaud de temps en temps.

    J’en ai discuté avec la journaliste qui écrit ce dimanche 14 octobre 2018 le dossier sur le batch cooking, ce trend qui consiste à préparer le dimanche soir tous les repas de la semaine. A priori, l’horreur. Qui sait, cinq jours plus tôt, de quoi il aura envie le vendredi soir?

    Et quid des enthousiasmes spontanés, genre je passe devant une saucisse aux choux alanguie dans la vitrine du boucher, elle me fait de l’œil, on tombe dans les bras l’une de l’autre et c’est parti pour un papet?

    Ce concept de planification hebdomadaire est totalement à rebours de mes instincts culinaires. Savoir que je dois manger du poulet parce qu’il est déjà prêt soulève en moi un terrible appétit pour tout autre chose.

    La soupe à la courge

    N’empêche, la conversation a laissé des traces dans mon esprit embrumé et je me suis décidée pour un moyen terme: préparer samedi de la soupe à la courge dont je congèlerai une quantité conséquente en petites portions individuelles pour les ressortir au moment où j’en veux – le solde restant au frigo pour être réchauffé durant la semaine et constituer un rapicolant souper. Ça c’était l’intention de départ.

    Parce que finalement, samedi soir, en rentrant du cinéma, on ne savait pas trop quoi manger. La soupe était là, nonchalamment liquéfiée dans sa casserole. Et hop, la moitié a été engloutie dans l’instant. L’autre moitié de moitié le lendemain. Au final, il me reste une portion. Autant dire rien. Et mon congélateur est toujours aussi vide. Peut-être qu’il faut que je sois plus claire avec moi-même: anticiper la préparation des repas, ce n’est pas anticiper leur  ingestion.

    «Batch cooking»: la tendance cuisine qui nous fait gagner du temps

    A lire également
    machine à écrire retro if not now when défi janvier nouvelle année
    Qui dit nouvelle année dit nouveaux challenges à réaliser. Le point sur ceux qu’on adopte… ou qu’on zappe.
    O
    fille janvier neige bonnet froid sourire blonde
    Ecoutez bien les étoiles: elles vous révèlent tout ce qui vous attend cette semaine!
    O
    Cette native du Bronx est devenue, à 29 ans, la plus jeune représentante jamais élue au Congrès américain.
    O
    News société
    Chaque semaine, Sonia Arnal, la rédactrice en chef de Femina, croque dans son édito le quotidien, avec humour et ironie.
    O
    News société
    Chaque semaine, Sonia Arnal, la rédactrice en chef de Femina, croque dans son édito le quotidien, avec humour et ironie.
    O
    foie gras gravlax benjamin breton fiskebar genève
    Cuisine
    Le chef du restaurant genevois Fiskebar nous propose une réinterprétation fraîche et savoureuse du traditionnel plat festif.
    O
    femme dans un bain agrumes
    Soins & Bien-être
    La rédaction a testé les derniers soins en institut pour renforcer ses cheveux, rééquilibrer sa peau et chasser les tensions.
    O
    brioche estonienne scandinavie kringle
    Cuisine
    Reine d'Instagram, la gourmandise scandinave se personnalise selon les goûts et les envies de chacun.
    O