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    10 choses à retenir de la Women’s March 2017

    Le 21 janvier 2017, les femmes du monde entier sont entrées dans l’Histoire, lors d’une immense marche solidaire en faveur des droits de la femme, au lendemain de l’investiture de Donald Trump, à Washington. Résumé d’un inoubliable moment d’émotion lors duquel nous avons fait tonitruer nos voix.

    Publié le 
    23 Janvier 2017
     par 
    Ellen De Meester

    1. L’océan de bonnets roses

    A vol d’oiseau, la vue du raz-de-marée humain qu’a attiré l’incroyable Women’s March s’est parée d’une couleur… rose. En effet, les manifestants (hommes et femmes) étaient nombreux à s’être munis d’un bonnet fuchsia, parfois orné d’adorables oreilles de chat. Pas besoin de chercher bien loin pour comprendre la signification de ces chapeaux, également nommés «Pussy hats»: car laquelle d’entre nous n’a pas eu vent des propos misogynes de Donald Trump, lequel affirmait que les femmes pouvaient simplement être «attrapées par la chatte.»

    Le mouvement a débuté lors du week-end de Thanksgiving, alors que l’organisation de la Women’s March commençait également à se mettre en marche. Depuis, plus d’un million de bonnets roses ont été tricotés par les initiatrices du «Pussy Hat Project» et distribués aux participants de diverses manifestations féministes. Quand les chattes contre-attaquent, elles le font avec classe.

     

     

    2. La participation des hommes!

    Si la Women’s March porte effectivement bien son nom, organisée afin de défendre la cause féminine, elle a également attiré un bon nombre d’hommes. Certains d’entre eux se sont même munis d’un «Pussy Hat» et de pancartes féministes, totalement intégrés dans le mouvement. Et apercevoir ces Messieurs manifester en compagnie des femmes dans les rues de Washington est un véritable bonheur. Emma Watson, ambassadrice de l’organisation «He For She» aux Nations Unies, devait être aux anges: car dans la lutte pour l’égalité des sexes, les hommes ne sont pas l’ennemi, mais l’allié.

     

     

     

     

    Une photo publiée par Monica Weeks (@monicasweeks) le

     

    3. Les stars descendues dans la rue

    Plus qu’engagées dans la cause de l’égalité homme femme, de nombreuses célébrités ont fait le déplacement pour marcher aux côtés des citoyennes. Parmi elles, Alicia Keys, Jessica Chastain, Charlize Theron, Lena Dunham, Amy Schumer (d’ailleurs mémorablement déguisée en astronaute), Emma Watson ou Miley Cyrus. Comme quoi la Women’s March est parvenue à prouver que les people sont des femmes comme les autres.

     

     

     

     

    Une photo publiée par @amyschumer le

     

     

     

    Une photo publiée par Alicia Keys (@aliciakeys) le

     

     

     

    Une photo publiée par Miley Cyrus (@mileycyrus) le

     

     

     

    Une photo publiée par Lena Dunham (@lenadunham) le

     

    4. Le discours touchant de Scarlett Johansson

    Rassemblées sur la pelouse du National Mall, face au Capitole, les participants à la Marche des Femmes ont alors écouté le discours de plusieurs personnalités progressistes. Parmi ces dernières, une Scarlett Johansson particulièrement émouvante, a prononcé quelques mots pour défendre le planning familial, très souvent critiqué par Donald Trump. L’actrice s’est permise d’interpeller directement ce dernier, affirmant «je n’ai pas voté pour vous», avant de déclarer: «Je vous demande toutefois de me soutenir, de soutenir ma sœur, ma mère, ma meilleure amie, les hommes et les femmes qui sont rassemblés ici aujourd’hui et qui attendent avec anxiété.» Merci Scarlett, d’avoir uni votre voix à celles de nous toutes: car il faut dire que lorsqu’il s’agit de se faire entendre, les stars disposent d’un mégaphone plus conséquent.

     

     

    5. La «révolution de l’amour» de Madonna

    Après le plaidoyer de Scarlett et le slam d’Alicia Keys, c’est Madonna qui a saisi la micro, prononçant un discours anti-Trump d’un ton déterminé et combatif:

    «Bienvenue dans la révolution de l’amour, dans notre refus en tant que femme d’accepter ce nouvel âge de tyrannie. Nous ne sommes pas les seules à être en danger, mais également toutes les personnes marginalisées. Aujourd’hui, le fait d’être différent pourrait vraiment être considéré comme un crime. Il a fallu que survienne ce moment d’obscurité pour nous réveiller. […] Le bien n’a pas gagné cette élection, mais le bien gagnera à la fin.»

     

     

    6. Les slogans féministes

    Entre les jeux de mots, les détournements des propos misogynes de Trump ou encore les paroles des chansons cultes de Beyoncé, les participantes ont fait preuve d’une imagination débordante et d’un humour irrésistible pour ce qui est de leurs affiches et pancartes:

     

     

    Une photo publiée par ALŌ (@alobotanics) le

     

     

     

    Une photo publiée par Erin Doherty (@erniedurdy) le

     

     

     

    Une photo publiée par Azevin (@azevinteen) le

     

     

     

     

     

     

     

    7. Les photos qu’on a likées

    Hormis les panneaux, nous avons également craqué pour plusieurs clichés largement partagés sur les réseaux sociaux. De nombreuses d’entre elles montrent de petits enfants, installés sur les épaules de leurs parents, participant eux aussi à la Marche des Femmes. Si cette nouvelle génération est encore trop jeune pour comprendre l’ampleur du mouvement, il n’est jamais trop tôt pour leur montrer les rêves d’un futur meilleur. Adorable!

     

     

     

    Une photo publiée par buzzfeednews (@buzzfeednews) le

     

     

     

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    8. Les chiffres

    Dans le monde, l’on estime que plusieurs millions de personnes ont participé à la Marche. Alors que 200 000 personnes étaient attendues dans les rues de Washington, c’est finalement un raz-de-marée de 500 000 hommes et femmes qui se sont rassemblés pour manifester. A Los Angeles, ils étaient tout autant, tandis qu’on estime le nombre de participants à 150 000 à New York.

    Des images diffusées en direct sur EarthCam montrent notamment la flagrante différence entre l’étendue de la foule présente pour la Women’s March et la maigre assemblée qui s’était déplacée devant le Capitole pour l’inauguration de Trump.

    A Genève (unique canton Suisse à avoir participé au mouvement), environ 2500 personnes ont manifesté.

    La Women's March figure sans doute parmi les plus grandes marches de l'histoire des Etats-Unis et s’inscrit dans une longue lignée de manifestations organisées en faveur des femmes, dont la parade des suffragettes organisée à Washington en 1913, et la plus récente manifestation polonaise pour le droit à l’avortement, en octobre 2016. 

    9. Les tweets de Hillary et Bernie Sanders 

    Tandis que les organisatrices de la Women’s March avouaient que l’événement n’aurait pas eu lieu si Hillary avait remporté l’élection, le mouvement anti-Trump a pris des proportions énormes. En réaction, Bernie Sanders, candidat aux primaires du Parti démocrate pour l’élection présidentielle de 2016, a posté le message suivant sur Twitter: «Au président Trump: les femmes ne retourneront pas à une citoyenneté de seconde classe. Elles iront de l’avant. Nous sommes tous unis.» Dans un autre post, il écrivait: «Au président Trump: vous avez commis une grande erreur. En essayant de nous diviser selon notre race, notre religion, notre sexe et notre nationalité, vous nous avez rapprochés.»

     

     

    Hillary Clinton, quant à elle, s’est évidemment occupée de tweeter des messages d’encouragement, de remerciement et de solidarité, applaudissant ardemment cette Marche des Femmes: «Je crois sincèrement que nous serons toujours plus forts ensemble.»

     

     

     

     

     

     

    10. La réaction de Donald Trump

    Notons également les réactions de Donald Trump. D’abord quelque peu sardonique, il écrivait le 22 janviers 2017, toujours sur Twitter: «J’ai regardé les protestations d’hier, mais j’avais l’impression que nous venions d’avoir une élection! Pourquoi ces gens n’ont-ils pas voté?» Cet argument semble toutefois invalide, sachant que si Trump est parvenu au maximum de grands électeurs, c’est Hillary Clinton qui a convaincu la majorité de citoyens, avec 48,2% du total des votes.

     

     

    Plus tard, il rédigeait un nouveau post, d’une diplomatie peu convaincante: «Les protestations pacifiques font partie des emblèmes de notre démocratie. Même si je ne suis pas toujours d’accord, je reconnais le droit du peuple d’exprimer son point de vue.»

     

     

    On n’aurait pas aimé être à sa place… («Who run the world? GIRLS!»)


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