famille

    Papas en galère: un compte Twitter dénonce la charge mentale subie par les mamans

    Le compte «Charge mentale pédiatrie» révèle ce qu’il se passe dans certaines consultations. L’attitude et le manque d'implication des pères sont pointés du doigt.

    Publié le 
    9 Novembre 2018
     par 
    Muriel Chavaillaz

    Ouvert en juin 2018, le compte Twitter «ChargeMentale Pédiatrie» a été instauré par une jeune interne de garde aux urgences pédiatriques (elle préfère préserver son anonymat). Elle a confié à «Marie Claire» l’histoire hallucinante qui l’avait incitée à partager ce qu’elle et ses collègues vivaient au quotidien. Un soir, elle se fait réveiller pour effectuer un traitement d’urgence chez un bébé. Pourtant, rien de grave à signaler, puisqu’il s’agissait d’un simple lavement de nez (soit un geste pratiqué plusieurs fois par jours par les parents). «D’habitude, c’est ma femme qui s’en occupe, se justifie le père, totalement désemparé face à son enfant de 18 mois.» Durant la même nuit de garde, l’étudiante reçoit un couple avec un bébé malade. Lorsque ce dernier fait caca, le réflexe du père et de le passer immédiatement à l’enfant pour éviter de se salir…

    Elle explique ainsi ce qui a motivé sa démarche au magazine français:

    Féministe, je suis depuis un moment le sujet de la charge mentale. J’avais déjà remarqué ça lors de mes stages chez les adultes: les femmes connaissent par cœur le traitement des hommes. Mais là, chez les enfants, ça m’a vraiment marquée.

    Les récits postés sont saisissants. Durant les consultations, les pères se retrouvent empêtrés face au comportement de leurs enfants et aux questions posées par les spécialistes. Symptômes, vaccins, antécédents: impossible pour eux de répondre. Pourquoi sont-ils à ce point déconnectés du quotidien de leur descendance? Car c’est encore, dans bien des familles, la maman qui gère tous ces aspects pratiques. Lorsqu’ils oublient le carnet de santé, par exemple, ils se justifient en disant «Ma femme ne l’a pas préparé» ou «La maman ne me l’a pas donné»…

     

     

     

     

     

     

    Mettre les papas face à leurs responsabilités

    L’interne à l’origine du compte Twitter ne laisse désormais plus ressortir un papa de son cabinet s’il ne sait pas effectuer les bons gestes pour soigner son enfant (à commencer par le lavement de nez…). «Ils ne sont pas de mauvaise volonté, la plupart sont même ravis d’apprendre, explique-t-elle à «Marie Claire». C’est juste qu’avant, ils ne s’étaient tout simplement jamais posé la question. Notre rôle de soignant consiste aussi à leur dire qu’il s’agit de leur responsabilité.»

     

     

     

     

    Toutefois, la jeune étudiante est bien consciente que cela ne suffira pas à faire bouger les mentalités et, enfin, décharger les mères de la charge mentale qui pèse sur elles. Selon elle, il faut à tout prix impliquer les pères dès la naissance. Et cela passe forcément par un allongement du congé paternité:

    Il faut qu’il soit aussi long que le congé maternité, c’est primordial.

    «Fallait demander», la BD qui appelle au partage des tâches ménagères

    A lire également
    Chaque semaine, Sonia Arnal, la rédactrice en chef de Femina, croque dans son édito le quotidien, avec humour et ironie.
    O
    caroline receveur marlon instagram
    L’influenceuse avait partagé le récit compliqué de ses premiers mois de grossesse. Elle livre désormais l’histoire de la naissance de son fils.
    O
    bébé maman naissance accouchement tendresse nouveau-né nourrisson
    Et non, l’instinct maternel n’est pas inné. Un sondage prouve que se sentir maman après la naissance d’un nouveau-né n’est pas évident.
    O
    News société
    Dans son livre, l’auteure Marie-Laure Monneret vient en aide à toutes celles et ceux qui se sentent épuisés nerveusement.
    O
    News société
    Constance Hall souhaiterait que son époux l'aide, sans qu'elle n'ait à le lui demander.
    O
    News société
    Et si la petite liste perpétuelle dans notre tête pouvait s’alléger en demandant plus aux hommes. Ça nous aiderait, non?
    O
    femme travail fatigue épuisement open space bureau
    News société
    Ce sont des détails mais pourtant, au bureau, ce sont toujours les employées qui se les coltinent.
    O
    Santé
    Sébastien Lebon, pédiatre, nous dit tout sur ces céphalées pas comme les autres.
    O
    En Suisse
    Rêver sous des baldaquins et se prendre pour Hermione (ou Daenerys, selon les goûts!).
    O
    Cuisine
    L'emblématique «choc» se réinvente pour mieux nous étonner... et nous régaler!
    O
    Voyage
    Inde, Chine, Japon... On flâne dans la capitale française à la recherche de saveurs exotiques.
    O