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    Mampreneure: Shirley Berrios lance «eco-tsapi», une marque d’emballages naturels

    En automne 2017, cette jeune maman passionnée de couture et très sensible aux besoins de notre planète a créé sa propre entreprise d’emballages organiques et réutilisables, à base de cire d’abeilles. Entièrement faits-main, ils répondent à nos besoins quotidiens en respectant l’écologie. Attention, gros coup de cœur!

    Publié le 
    6 Février 2018
     par 
    Ellen De Meester

    Il nous arrive de pâlir subitement en pensant au nombre d’emballages que nous jetons à la poubelle chaque jour. Mais s’en désoler ne suffit pas; si chacun d’entre nous fournissait une idée, un effort ou une dose de temps supplémentaires, imaginez un peu ce que nous pourrions accomplir! Voici les pensées qui trottaient dans la tête de Shirley Berrios, jeune Suissesse installée dans la jolie ville de Bulle, et devenue mère il y a une année et demie.

    «A la naissance de mon fils, j’ai quitté le poste que j’occupais depuis près de 17 ans pour me consacrer à lui, explique-t-elle. J’en ai été très heureuse, mais après quelque temps, j’avais besoin de créer quelque chose qui ne serait qu’à moi.»

    Voici les premières bribes du projet, tel qu’il prenait forme dans l’esprit de cette maman comblée, débordante d’une créativité qui ne demandait qu’à s’exprimer. «J’ai toujours été une femme de couture, précise-t-elle. C’est de famille chez nous, ma mère nous cousait des vêtements, et nous a tout appris. Ainsi, j’ai tout de suite pris l’habitude de réaliser des pantalons et des débarbouillettes pour mon bébé, et me suis rapidement mise à confectionner des serviettes pour la maison. Je pense que tout est parti de là. Tout cela, c’est grâce à mon fils!»


    © eco-tsapi

    Témoignage: je suis maman et entrepreneure

    Rencontre entre couture et écologie

    A la recherche d’une brillante idée, Shirley se met alors à arpenter les coins du Web, à lire divers forums et à puiser de l’inspiration dans tout ce qui lui tombe sous la main. «C’est comme cela que j’ai découvert les emballages en cire d’abeille, produits notamment aux Etats-Unis et au Canada. En creusant un peu, j’ai trouvé le concept absolument génial!»

    Aidée de sa sœur, la jeune femme s’empresse de contacter des fournisseurs de cire locaux et enchaîne les tests d’essai, sans jamais se décourager. «Je voulais quelque chose qui combine l’utilité, la conscience écologique, et un aspect esthétique, résume-t-elle. Une fois que nous avions mis au point un prototype, j’ai demandé à quelques amis de l’essayer, afin de me faire part de leur ressenti et de leurs remarques. Après plusieurs semaines d’utilisation, 80% d’entre eux étaient satisfaits du produit!»

    Une idée 100% «eco-friendly»

    Lavable et réutilisable, l’emballage alimentaire «eco-tsapi» est constitué de cire d’abeille naturelle 100% suisse, de coton bio certifié «GOTS» (Organisme de contrôle et de certification) et d’huile de jojoba. Il possède des vertus antibactériennes, qui lui permettent de conserver parfaitement les aliments, en ralentissant leur processus de déshydratation naturel. Et cela fonctionne!

    «Mon esthéticienne m’a raconté qu’elle avait oublié un poivron emballé au fond de son frigo, raconte Shirley, enchantée. Deux semaines plus tard, elle l’a retrouvé comme neuf! En fait, une fois qu’on s’est habitué à utiliser le produit, on ne peut plus s’en passer!»

    Commercialisé depuis le mois de novembre 2017, «eco-tsapi» est vendu en ligne, ainsi que dans des épiceries à Bulle, Fribourg, Lausanne, Vevey, Bienne, Zurich et Neuchâtel. «Je fais tout moi-même, ajoute la jeune femme. C’est moi qui prépare les stocks de A à Z; je m’en occupe surtout lorsque le petit dort. J’ai de la chance, car il fait de très bonnes siestes!»

    Quant au packaging, Shirley a tenu à ce qu’il soit le plus respectueux possible de l’environnement: composé de carton recyclable et de cellulose de bois, il est tout à fait cohérent avec la philosophie du concept, bien qu'il n'atteigne pas encore tout à fait l'objectif «zéro déchet». 


    © eco-tsapi

    Faut-il être sa propre patronne pour être heureuse?

    Une âme d’entrepreneure

    «Je souhaite avant tout sensibiliser les gens qui ne sont pas encore convaincus par le mode de vie green, et les y emmener progressivement, sans les brusquer, souligne Shirley Berrios. Il est également important pour moi de soutenir les apiculteurs avec lesquels je travaille, en valorisant leurs productions.»

    Jusqu’à présent, cette pétillante mampreneuse constate avec joie que les retours de consommateurs sont excellents, et que sa clientèle est conquise par le concept. «J’aime faire des projets, et je possède une grande persévérance, ajoute-t-elle. Ce projet m’épanouit complètement, et on peut dire qu’il m’est tombé dessus, presque par hasard, alors que je cherchais une nouvelle activité dans laquelle me lancer!»

    Afin de contrer les petites baisses de motivation et autres coups de pompe, Shirley s’est inscrite sur les pages Facebook de l’association «Mampreneurs», qui lui fournissent un soutien très bénéfique: «Discuter avec d’autres mamans qui tentent de concilier business et vie de famille me fait un bien fou. Nous nous entraidons énormément. Chaque semaine, l'association organise également des formations en marketing ou en entreprenariat, dans le but de nous aider à gérer notre marque.»

     

    Mampreneuse: le modèle qui triomphe

    Nous avons testé (et approuvé)!

    Et d’où vient le nom de l’entreprise? «Tsapi» signifie «chapeau» en patois, ce qui suggère son rôle de «couvercle» ou de «charlotte» qui protège les aliments. «Il s’agit d’une totale coïncidence, mais les deux dernières syllabes sont un petit clin d’œil à mes apiculteurs», révèle Shirley.

    Garantis sans pesticides, les emballages «eco-tsapi» sont joliment colorés et changent effectivement du cellophane froid et brillant. S’ils ne conviennent pas à la conservation des poissons ou viandes crus, ils protègent à merveille nos fruits, légumes et même pains tout frais! Une fois le produit intégré à nos habitudes (la difficulté réside surtout dans la suppression des vieux réflexes), il prend une place privilégiée dans notre cuisine, et détrône de façon flagrante les emballages éphémères que nous utilisions auparavant.

    Une fois que l’eco-tsapi «fatigue», après plusieurs utilisations, il suffit de l’utiliser pour allumer un beau feu de bois dans la cheminée. Franchement, on n’a pas encore trouvé de point négatif: peut-être qu’il n’y en a tout simplement pas!

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