famille

    Les parents pourraient choisir le sexe de leur enfant

    Les Australiens sont invités à donner leur avis, d’ici le 17 septembre, sur un projet de loi qui autoriserait tous les parents à sélectionner le sexe de leur futur bébé. Si la pratique existe déjà ailleurs, elle demeure controversée pour des raisons éthiques.

     

    Publié le 
    15 Septembre 2015
     par 
    Nicolas Poinsot

    Choisir le sexe de son bébé avant même le début de la grossesse? C’est possible en Israël depuis 2005, en Thaïlande, à Chypre, et dans la plupart des Etats du pays de l’Oncle Sam. Mais l’Australie pourrait bientôt les rejoindre.

    Ce 17 septembre, les citoyens sont en effet appelés à se prononcer sur un projet de loi initié par le Conseil national sur la santé et la recherche médicale (NHMRC). L’enjeu? Il s’agirait d’autoriser la sélection d’embryons fécondés in vitro, ceci afin de choisir si l’on veut donner naissance à une fille ou un garçon.

    Le cas est ici, toutefois, assez différent des exemples précédents. Alors que la législation israélienne, par exemple, n’autorise cette méthode que pour les couples ayant déjà au moins quatre enfants du même sexe, le texte australien permettrait à tous les candidats à la parentalité de procéder à une procréation médicalement assistée, sans critère démographique ni médical. Au risque de mener à un déséquilibre de la population. En France comme en Suisse, le sexe du bébé à la carte n’est ainsi envisageable que si le risque élevé de développer une maladie génétique est associé au fait d’être fille ou garçon.

    Un tri des chromosomes Y et X

    Comment ça marche? Plusieurs embryons sont fécondés en laboratoires, avant de faire l’objet d’un prélèvement cellulaire peu après. Il s’agit alors de repérer par une analyse quel embryon présente dans son ADN les chromosomes définissant le sexe désiré. Celui qui présente le matériel génétique approprié est alors implanté dans l’utérus de la future mère.

    Si le NHMRC n’oublie pas d’alerter sur la probabilité d’une surconsommation des techniques médicales en cas de «oui», il ne s’aventure pas vraiment sur la pente glissante du débat sur l’eugénisme. Car après l’obtention du droit à sélectionner le sexe de sa progéniture, on pourrait bientôt exiger aussi à choisir sa taille, la couleur de sa peau ou de ses yeux…voire son intelligence et ses prévalences sur le plan médical et psychologique, comme dans le film Bienvenue à Gattaca.

    Si les écrivains, les cinéastes et les philosophes ont déjà planché sur la question, qu’en est-il réellement des scientifiques et des politiques?

     

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