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Comment se marie-t-on en 2010? Exit le mariage de papa-maman! Les jeunes couples veulent une cérémonie qui leur ressemble. Ils y mettent beaucoup de sens mais pas beaucoup d’argent, crise oblige.
Chérie, veux-tu m’épouser? On aurait pu croire la demande en mariage ringarde. Pas du tout! Malgré un taux de divorce vertigineux (47% en 2008 en Suisse, soit presque un sur deux), les jeunes couples y croient encore. Selon un récent sondage du magazine Psychologies, 71% des Français pensent qu’ils vivront toute leur vie avec la même personne. En Suisse, les statistiques montrent une légère augmentation des mariages (+3% en 2008). Donc pour beaucoup, la relation mérite d’être officialisée. Mais pas comme papa et maman. Si les Romands restent relativement classiques dans leurs envies, de nouveaux codes ont remplacé le décorum traditionnel. Décroissance oblige, le budget alloué à cet événement a fondu comme le glaçage de la pièce montée. L’originalité remplace l’étalage des moyens qui garantissait à l’époque un «beau mariage». Aujourd’hui le maître mot est «personnaliser». «On voulait quelque chose qui nous ressemble», résument en chœur les jeunes mariés.
On zappe l’église
Le passage devant l’officier d’Etat civil est une obligation, mais refaire le même numéro devant Dieu rebute certains, croyants ou pas. Aussi assiste-t-on de plus en plus à des cérémonies laïques qui font office de rituels. Pasteur durant trente ans, Joël Wildi s’est spécialisé dans ces nouvelles pratiques. Il célèbre ainsi une dizaine de mariages par année, de gens qui l’ont contacté via son site www.rituels.ch. «Les futurs mariés aujourd’hui veulent des cérémonies qui correspondent à ce qu’ils sont, à ce qu’ils croient et à ce qu’ils aiment, explique-t-il. Ils ont l’honnêteté de dire qu’ils ne vont pas à l’église dans leur vie de tous les jours, donc ils n’en veulent pas non plus le jour de leur mariage.» Concrètement, il y a échange des alliances et de promesses, préparées au cours de rendez-vous dans les semaines précédentes. Plutôt classique, donc, mais débarrassé du côté moralisateur de la religion, souvent ressentie comme un monde étranger, inadapté aux besoins de spiritualités actuels.
Fête sans protocole
La tradition de l’apéro avec le cercle large des amis puis du souper avec les intimes était un casse-tête. Comment ne pas vexer la vieille tante Ida ou les collègues en leur disant que la fête continue sans eux? Pour régler le problème, beaucoup de mariés choisissent de faire une grande fiesta sans étiquette. Anne-lise et Julien, mariés en août dernier, ont carrément fait l’inverse. «Nous avons opté pour une petite cérémonie et un souper avec nos proches, puis nous avons invité tout le monde à fêter avec nous toute la nuit». Plutôt qu’un repas guindé avec entrée, plat, dessert et speech entre deux, on peut choisir un menu simple, voire un buffet et laisser l’ambiance prendre toute seule. Pour Manuella et Oscar, le repas de noces s’est traduit par une polenta géante pour une centaine de personnes, servie dans une tente devant le chalet, avec du bon vin. Difficile de faire plus simple!
Autre cas de figure récurrent: le mariage «administratif» parce que bébé pointe son nez et qu’il est plus simple, en Suisse, d’être uni légalement, surtout pour le père. Alors qu’en France, 50% des enfants naissent hors mariage, un taux qui atteint 70% dans les pays nordiques, en Suisse ils ne sont que 17%! Une fois les papiers en règle et la famille agrandie, on peut alors célébrer toutes ces bonnes nouvelles en même temps au cours d’une grande fête informelle avec famille et amis. C’était le cas de Myriam par exemple: «J’avais envie de m’amuser à mon mariage et avec mon gros ventre, ce n’était pas tellement possible. On a donc planifié une grande fête en plein air avec tous nos amis huit mois après la naissance, histoire que je puisse mettre une belle robe (pas blanche!) et boire quelques verres!»

Système D
Au salon du mariage en février dernier à Lausanne, un stand attirait une foule de curieux, celui d’Easy-wedding (www.easywedding.ch), ou le mariage tout compris pour 19 800 Sfr. Délicat de parler de mariage low-cost à ce prix-là, mais le concept s’adresse à ceux qui veulent un «beau» mariage mais n’en ont pas tout à fait les moyens. La formule comprend la location du lieu, les faire-part, la robe et le costume, les alliances, la coiffure, le menu et l’apéritif pour 80 personnes, le bouquet et la boutonnière, la décoration florale, le photographe, le DJ et les dragées! Dans un autre registre, il est tout à fait possible de budgéter un mariage entre 8000 et 12 000 francs, comme en témoignent les couples que nous avons rencontrés. En faisant appel à son réseau, de nombreux points peuvent être réglés sans monnaie. A chacun de voir quelles sont ses priorités: une virée à Marrakech avec juste les parents et les témoins mais dans un ryad confortable, ou une grande kermesse avec ses 300 amis Facebook!
8 trucs pour faire baisser la note
- On achète une robe second hand, ou alors on la revend après
- On propose aux proches d’offrir l’apéro ou les alliances comme cadeau
- On ouvre un compte «voyage de noces» au lieu de la liste de mariage
- On fait un buffet plutôt qu’un menu 3 plats et on sollicite les cordons bleus de la famille
- On tape au maximum dans son réseau: copine fleuriste, bijoutière, maquilleuse, couturière, tonton vigneron
- On emprunte la voiture à un copain collectionneur
- On remplace le photographe par des appareils jetables sur chaque table
- On cherche la meilleure offre pour la salle, le traiteur, la robe...
Budget type |
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| Faire-part Alliances Costume, robe et accessoires Coiffeur & maquillage Repas & boissons 80 personnes Location de la salle & décoration Formalités administratives |
500 Sfr. 1500 Sfr. 1600 Sfr. 230 Sfr. 8000 Sfr. 1000 Sfr. 170 Sfr. |
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| TOTAL |
13 000 Sfr. |
Retrouvez les témoignages de nos couples sur l'édition électronique du dimanche 7 mars 2010



























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