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A l’approche de la quarantaine, la recherche d’un mari s’apparente à une course d’obstacles.
Pourquoi est-ce si difficile? A ce phénomène, plusieurs explications.
«Mon problème, c’est que je rencontre beaucoup d’hommes, mais qu’ils s’enfuient dès qu’ils entendent parler de mariage ou d’enfant». Ravissante, élégante, Yasmine exerce des responsabilités dans une mission diplomatique. Entre métier et voyages, Yasmine n’était pas pressée de se marier. «Quand j’étais jeune, je jouais à la difficile. Je me disais que j’avais le temps.» A 36 ans, elle se sent prête à franchir le pas. Mais elle se rend soudain compte qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps pour avoir des enfants. Et que si les admirateurs d’un soir ne manquent pas, les hommes désireux de s’engager pour la vie, eux, semblent s’être volatilisés. De nature réservée, Yasmine ne drague pas et ne fréquente pas les night-clubs. Les rencontres authentiques sont rares. Son histoire la plus récente: «J’ai eu un coup de foudre à une soirée pour un homme que j’ai rencontré à plusieurs reprises par la suite. On a rompu parce qu’il avait déjà des enfants et qu’il n’en voulait plus. Or moi, à 40 ans, je ne désespère pas de construire une famille».
Où sont les hommes?
Yasmine se montre philosophe, affirmant qu’elle préfère vivre seule que mal accompagnée: « Et si je ne peux pas avoir d’enfants, tant pis. Peut-être est-ce mon destin. Mais je continuerai à attendre l’homme de ma vie, quitte à le rencontrer à plus de cinquante ans!» Une telle perspective fait frémir Frédérique. Cette enseignante de 38 ans qui a beaucoup d’amis et adore son métier ne supporte plus la solitude. L’été dernier, elle a passé deux semaines en clinique psychiatrique. Depuis, elle est sous antidépresseurs. Elle a le sentiment d’avoir raté sa vie. «Il y a 6 ans, je suis tombée follement amoureuse d’un homme qui était en train de divorcer. Me demandant d’être patiente, il m’a fait les plus beaux serments d’amour, m’a promis monts et merveilles dès que sa situation serait réglée. Mais il m’a menti. Il était marié et n’avait pas la moindre intention de quitter sa femme. Il m’a raconté des salades pendant des années et je me suis fait piéger comme une gamine. Je ne vivais que dans l’attente de ses visites et des rares weeek-ends qu’il m’accordait. C’est vrai que l’amour rend aveugle!» Aveugle et sourde également, car Frédérique refusait d’entendre les mises en garde de sa famille et de ses proches amis, qui lui disaient que cet homme se servait d’elle et qu’elle gâchait sa jeunesse pour un manipulateur. Il y a un an, elle a appris que son grand amour venait d’être père pour la troisième fois. Elle a rompu. Puis elle s’est effondrée.
40 ans, c’est souvent l’âge du bilan. L’envie de vivre autrement. Sur les principaux sites de rencontre la grande majorité des personnes à la recherche de l’âme sœur a entre 35 et 40 ans. Ce n’est pas un hasard. Psychologue spécialisée en psychothérapie, Ivana Radonic évoque la pression que l’horloge biologique fait peser sur les femmes: «C’est l’âge où elles s’imaginent qu’elles devraient s’être réalisées sur tous les plans, tant professionnel que conjugal et familial. Si ce n’est pas le cas, elles sont renvoyées à un idéal qui ne s’est pas concrétisé. Cela les remet beaucoup en question par rapport à ce qu’elles avaient imaginé de leur vie».
Pourquoi éprouvent-elles tant de difficultés à trouver un homme avec qui faire des projets d’avenir? Certaines, après avoir vécu des échecs amoureux, sont devenues très sélectives. Trop exigeantes, peut-être par pleur de se tromper une fois de plus. A cela s’ajoute le fait que les femmes qui ont conquis leur indépendance sont parfois en proie à des aspirations contradictoires, comme le remarque la psychologue: «Une femme peut se dire «J’ai les moyens de mon autonomie, je sais ce que je veux dans la vie et je ne me laisse pas marcher sur les pieds», tout en éprouvant en même temps un besoin de dépendance, de régression et l’envie d’être protégée. Comment faire coexister ces aspirations au sein du couple, et avec quel homme?»
Dénicher le bon candidat
Lors d’un premier rendez-vous, la rencontre est plus lourde de sens pour la femme qui rêve d’avoir des enfants que pour celle qui n’en veut pas ou qui en a déjà d’une précédente union. En effet, elle ne pense pas seulement à construire rapidement une relation durable, elle se demande aussi d’emblée si l’homme qu’elle découvre pourrait être le père de ses enfants. Pas facile à gérer, sachant que le candidat potentiel est peut-être échaudé par un divorce, qu’il n’a pas envie de précipiter les choses et encore moins de s’occuper d’une nouvelle nichée de bambins. Rien n’est simple entre deux adultes qui ont déjà derrière eux tout un parcours de vie avec son lot de blessures et d’attentes pas toujours réalistes.
Au fait, ces candidats, comment les dénicher? «Autant chercher une aiguille dans une botte de foin!» déplore Anne-Sophie, qui n’est pas loin de se résigner au célibat. A 40 ans, on a son cercle d’amis, toujours les mêmes, et son cercle professionnel, dont on a fait le tour. Il faut donc chercher ailleurs. Pas dans les rave parties (on n’a plus l’âge), ni dans les bars (trop vulgaire). Restent Internet et les agences matrimoniales. Même si des couples doivent leur bonheur aux sites de rencontre, on y connaît davantage de déceptions que d’agréables tête-à-tête. Les femmes ont d’innombrables histoires à raconter sur les hommes qui trichent sur leur âge (photo vieille de 15 ans), sur leur taille (ils se rajoutent 10 centimètres) ou sur leur situation (se disent libres alors qu’ils sont mariés). Sans compter les mâles déprimés, mutiques, ou ceux qui vous laissent tomber s’ils ne vous tombent pas… la première nuit. Après avoir connu ces mésaventures, Anne-Sophie a tourné la page: «Je préfère encore passer mes soirées avec un bon bouquin».
La peur de l’engagement
«Chez moi, on ne triche pas!» s’exclame Eliane Croisier, directrice de l’Institut Ensemble à Lausanne. Elle tient au sérieux de son agence matrimoniale et vérifie avec soin les informations de ses clients, papiers officiels à l’appui. La problématique des femmes de 40 ans, elle connaît bien: «Il y a une quinzaine d’années, c’étaient surtout les hommes qui s’adressaient à une agence, disant qu’après avoir construit leur vie professionnelle, ils étaient désireux de fonder une famille. De nos jours, les femmes se retrouvent dans la même situation. Mais leur principal problème, c’est que les hommes ont peur de s’engager.» Et de citer ces femmes de 35-40 ans, qui viennent la trouver après avoir vécu longtemps avec des hommes qui repoussaient toujours à plus tard l’idée du mariage et des enfants, par peur de se retrouver coincés ou de se priver de leur petit confort. «Pendant des années ils disent «Je ne suis pas encore prêt», et plus le temps passe, plus les femmes comprennent qu’il ne sert à rien d’attendre».
Parce qu’elles ont fait de longues études pour exercer une profession exigeante, ce sont parfois les femmes qui remettent à plus tard leur projet de mariage ou de maternité. Angela Héritier-D’amore, qui dirige à Genève l’Agence Plénitude, en fait régulièrement le constat. Elle reçoit toujours plus de clientes entre 35 et 40?ans qui ont privilégié leur carrière professionnelle au détriment de leur vie privée. Elles sont cadre ou cadre supérieur, épanouies dans leur travail mais pas sur le plan sentimental. «Certaines ont laissé passer l’opportunité dumariage et de la maternité quand elles étaient plus jeunes. Auparavant elles ne voulaient pas d’enfants, et aujourd’hui elles sont pressées de vivre en couple, voire de construire une famille. C’est d’autant plus difficile que les hommes de leur âge recherchent souvent une compagne qui a dix ans de moins qu’eux». D’où son conseil aux très jeunes femmes: «Ne sacrifiez pas votre vie privée à votre carrière. Pendant quelques années il peut être nécessaire de privilégier les enfants. Mais une carrière peut être brillante même après avoir consacré du temps à ses enfants!»
Trouver l’âme sœur en ligne
Spécialiste en marketing, Anne Berthus a passé au scanner le grand marché virtuel de l’amour dans son livre «Guide de la séduction sur Internet» (Ed. Alphée). Ses conseils pour éviter les pièges:
1. Prenez vos précautions Si vous tenez à la discrétion, créez une adresse e-mail personnelle réservée exclusivement aux échanges de mails avec les candidats au web-dating. N’y faites pas figurer vos nom, prénom et pseudo.
2. Choisissez votre pseudo Il préserve votre anonymat mais représente aussi votre logo. Soyez créative. Evitez les prénoms qui se noient dans la masse, les allusions sexuelles, l’humour bébête et la vulgarité.
3. Restez réaliste Plus vos critères seront précis et exigeants dans la description du partenaire idéal, plus votre choix sera restreint. Rater l’homme de sa vie parce qu’il mesure 1,78 m au lieu d’1,80 m serait vraiment dommage!
4. Ecrivez une annonce accrocheuse Faites court, avec un brin d’humour, révélez un trait de votre personnalité et exprimez vos attentes. Evitez les phrases qui font fuir, comme «je me remets à peine d’une pénible rupture».
5. Mettez votre photo Si vous ne le faites pas, on pensera que vous êtes moche, très timide, ou pas réellement décidée à jouer le jeu des rencontres. Choisissez une photo sur laquelle vous êtes naturelle, souriante (et habillée!)
6. Ne vous emballez pas Le but des premiers échanges consiste juste à savoir si une rencontre est souhaitable. Ils permettent de mieux cerner la personnalité du correspondant. L’homme qui se dit disponible ne l’est pas forcément.
7. Soyez patiente Ne brûlez pas les étapes. Laissez la complicité s’instaurer peu à peu… ou s’éteindre. Si vous souhaitez mettre un terme à l’échange de mails ou de coups de fil, dites-le clairement.
8. Endurcissez-vous Laissez votre susceptibilité au vestiaire, car les déceptions sont inévitables. La recherche du grand amour via Internet exige courage, persévérance et sens de l’humour.
Lisez nos témoignage sur l'édition électronique du dimanche 28 février 2010













2 commentaires
j aime les femmes de classe
Bonjour j'ai bien lu ton message et crois moi je suis tres toucher et je m'interesse a toi enormement et c'est du vraiment serieux
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