Amours: Nos pires histoires d’un soir
Par Valérie Fournier
Toute fille sexuellement active a croisé ou croisera une fois dans sa vie un «mauvais coup». Témoignages et débriefing.

Les grandes amoureuses le reconnaissent: c’est le contexte plus que la technique qui rend une aventure torride. Ou pas. Eh oui, personne n’est à l’abri d’un mauvais coup. Certaines rencontres prometteuses tournent au ridicule et laissent un souvenir (pour ne pas dire un goût) amer. Mieux vaut en rire: à moins de s’être retrouvé enchaînée à un radiateur plusieurs jours, ces situations sont rarement dramatiques. D’ailleurs les filles entre elles ne sont pas avares de détails pour se raconter le désastre et clore l’affaire dans un fou rire.
Si certains épisodes sont cocasses, une première nuit désastreuse n’est pas forcément fatale. Beaucoup de couples de longue durée avouent que leur première fois n’était pas génialissime! Encore faut-il qu’il y en ait une deuxième! De même, les bons coups ne font pas forcément de bons époux. Dans Le sexe vu par les femmes , recueil de nouvelles érotiques chapeauté par Lucia Etxebarria, l’histoire de Sonia l’illustre bien. Après une longue relation assez ennuyeuse, cette trentenaire rencontre un homme plutôt aventurier et redécouvre avec lui les joies d’une sexualité décomplexée. Le couple s’ébat joyeusement au bureau, en plein air. Mais après trois mois, Esteban quitte Sonia en lui disant qu’il ne peut «s’engager dans une relation sérieuse avec quelqu’un qui baise partout».
Prenant le parti d’en rire, Femina a collecté quelques confidences féminines qui auraient plu aux scénaristes de Sex & the City et les a soumises à l’analyse de la sexologue vaudoise Laurence Dispaux.
Le quickie involontaire
vécu par Marie, 36 ans, femme d’un seul homme tout bien réfléchi!
«Dans ma vie, je n’ai eu que deux partenaires: mon mari et… ce ratage total. J’aurais dû me méfier, car j’avais déjà plus ou moins flirté avec ce garçon et, à mon grand étonnement, il ne sortait jamais la langue quand il m’embrassait. Un soir, on a décidé de conclure, c’était l’été, il m’a amené sur le voilier de son père amarré dans un port, dans deux mètres carrés, l’acte a duré deux minutes. Et s’il n’avait pas eu de mains, cela aurait été pareil: il ne s’en est jamais servi! Sans les mains, sans la langue, autant vous dire que c’était sans orgasme non plus et sans lendemain…»
L’avis de la sexologue: C’était mal parti si elle n’appréciait déjà pas les préliminaires… Je conseillerais de ne «décider de conclure» comme elle le dit, que si les baisers, les caresses et attouchements permettent qu’une bonne excitation s’installe… et prendre le temps de construire un minimum de complicité, qui aidera à surmonter avec humour une première fois rapide et maladroite, pardonnable si le garçon manque d’expérience ou est pressé par les circonstances.
La version courte
vécue par Joséphine, 32 ans, femmes d’affaires, ex-globe-trotteuse, en couple depuis 5 ans
«J’étais en vacances en Jamaïque, j’avais ramené ce joli garçon rencontré sur la plage. Son organe était si petit que je ne sentais rien, et le pauvre s’acharnait… J’ai commencé à rire, je ne pouvais plus m’arrêter. J’ai pris ses vêtements et je l’ai jeté dehors. Le lendemain, je l’ai vu flirter avec une autre fille, je riais intérieurement en pensant à la mauvaise surprise qu’elle n’allait pas tarder à découvrir…»
L’avis de la sexologue: Si l’excitation de base est bonne et que la femme joue avec les muscles de son creux vaginal et avec les mouvements de son bassin, la taille de l’organe ne devrait pas avoir beaucoup d’importance au niveau des sensations… Tout comme on espère qu’il puisse s’exciter avec nous, quelles que soient nos mensurations!
Le syndrome Sue Ellen
vécu par Elodie, 28 ans, oiseau de nuit habitué aux rencontres du 3e type
«Le mauvais coup, en général, c’est moi! Je bois beaucoup pour me désinhiber, pratique pour draguer et surtout conclure, mais il m’arrive souvent de m’endormir la tête à peine posée sur l’oreiller! Ma pauvre conquête se trouve alors toute désemparée. Certains s’en vont discrètement. Le dernier est resté et partage mon lit depuis bientôt deux ans!»
L’avis de la sexologue: Pourquoi ne pas imaginer d’autres manières de se désinhiber (relaxation, respiration, humour…) ou simplement prendre le temps de connaître la personne, se sentir en confiance et se laisser griser par le biais d’attouchements enivrants?
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