«A 15 ans, je suis partie étudier un an aux Etats-Unis»

Juste avant le gymnase, Florence a quitté sa campagne vaudoise pour une High School dans l’Indiana. Une expérience de vie formidable qu’elle veut partager...

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Par Valérie Fournier

 

Juste avant le gymnase, Florence a quitté sa campagne vaudoise pour une High School dans l’Indiana. Une expérience de vie formidable qu’elle veut partager.

 

Partir un an loin de sa famille, cela peut faire peur, mais c’est une expérience tellement enrichissante…

C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie de la partager à travers ce témoignage. Je suis partie à 15 ans, juste avant d’entrer au gymnase, alors que la plupart des étudiants effectuent leur séjour linguistique après la première année de gymnase, ou alors plus tard en tant que jeune fille au pair. Comme j’allais de toute façon changer de classe et être séparée de mes camarades, dispersés dans les divers gymnases vaudois, je me suis dit: «Autant faire une bonne coupure à ce moment-là.» Mes bases d’anglais étaient un peu rudimentaires, mais après deux à trois mois en immersion, on arrive à s’exprimer. Ma grande sœur était partie cinq semaines en Angleterre en huitième année. Moi, je préférais changer de continent, découvrir une autre culture, j’ai opté pour les Etats-Unis.

J’ai débarqué le 28 juillet 2007 à Syracuse

Un «village» de 3000 habitants dans l’Indiana, à trois heures de Chicago. Rien à voir avec le Syracuse de l’Etat de New York! La ville est petite à l’échelle du pays mais possède quand même une High School pour toute la région. J’ai été accueillie dans une famille qui avait déjà quatre enfants. Mais les gens sont très chaleureux là-bas et ravis d’ouvrir leur foyer aux étudiants étrangers. J’ai suivi un cursus quasi normal, avec des cours de 7 h 45 à 15 h suivis d’activités sportives. Elles sont facultatives, mais vivement recommandées lors de la préparation au séjour. C’est là que tout se passe, comme dans les séries américaines! On fait de nouvelles connaissances, on développe un esprit d’équipe, on affronte les autres écoles. Les entraînements sont conséquents, deux heures par jour, six jours par semaine, mais si on ne le fait pas, on passe à côté de quelque chose et le temps paraît plus long.

L’année est rythmée par les fêtes traditionnelles américaines...

... comme Halloween ou Thanksgiving, l’occasion de grandes réunions familiales et d’une orgie de nourriture. Au printemps, les étudiants ont droit au Spring Break. J’ai profité de ces vacances pour visiter Hawaï, une excursion organisée par EF (Education First) avec 45 autres étudiants expatriés. J’ai eu droit à «Prom», le fameux bal de fin d’année, et «Graduation», la remise des diplômes avec le costume et le petit chapeau carré! J’ai aussi pu voir des films en plein air qu’on suit dans sa voiture, au drive-in. Dans le cadre de l’école, j’ai participé à une comédie musicale, The Wizard of Oz (Le magicien d’Oz). Enfin, comme Syracuse est située au bord d’un grand lac, j’avais beaucoup de loisirs nautiques, wakeboard, etc.

Un tel voyage se prépare presque un an à l’avance

Je recevais par exemple une newsletter une fois par mois avec des astuces et des infos  culturelles sur les Etats-Unis. Il faut surtout se conditionner pour aller vers les autres et non attendre qu’ils viennent vers nous. Je me suis fait des amis que j’espère pour la vie, avec qui je m’efforce de garder le contact grâce à Facebook ou Skype. Je suis déjà retournée un mois cet été dans ma famille d’accueil pour revoir tout ce petit monde. Certains vont aussi venir en Suisse dès que possible.

Cette année a été bénéfique en tous points

Je suis désormais bilingue, oui, mais je dirais presque que c’est le bonus: on apprend tellement de choses sur soi-même durant le voyage que l’apprentissage de la langue devient secondaire. A mon retour, on peut dire que j’avais changé. Pour ma famille, l’évolution s’est faite petit à petit car nous nous parlions au téléphone une fois par semaine et j’envoyais des photos. Cela m’a évité le mal du pays, car je n’ai pas vus mes parents pendant onze mois. On peut craindre qu’un an soit long. En réalité cela passe vraiment vite. A condition qu’on participe à toutes les activités que j’ai citées. En plus, faire du sport permet de contrer les effets de la malbouffe, car même si la découverte de la cuisine locale a été moins terrible que prévu, le régime alimentaire américain est bien différent du nôtre! J’avoue que parfois, le chocolat, le bon pain suisse m’ont manqué.


Les entraînements sportifs? C’est là que tout se passe, comme dans les séries américaines!
Deux heures par jour, six jours par semaine... mais si on ne le fait pas, on passe vraiment à côté de quelque chose.

 

3 commentaires

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Alex | le 13 mars 2010 à 13:14

Bonjour tout le monde .
Voila je voudrais faire moi aussi un séjour d'un an aux Etats Unis a 15ans . J'ai suivi l'indication de Valérie pour Education First mais les sejours d'un an sont seulement a partir de 16ans ... Je voudrais savoir comment tu as fait . Merci

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vfournier | le 15 févr. 2010 à 14:15

Chère Elise,
A ma connaissance, Florence, dont j'ai recueilli le témoignage, n'a pas passé de diplôme là-bas mais suivi une année scolaire comme ici. Elle avait quelques notions d'anglais déjà et s'est intégrée facilement grâce à sa famille d'accueil et ses activités parascolaires. En 2-3 mois, on se débrouille déjà parfaitement avec la langue. L'organisation qui propose ces séjours s'appelle Education First (www.ef-suisse.ch) et répondra sans doute à toutes vos questions. Bonne chance!

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Elise | le 14 févr. 2010 à 01:15

Salut.J'aimerai partir comme toi aux USA et je voulais te demander avec quel programme tu es parie? C'était facile de s'intégrer ne sachant pas bien parler anglais et les activités comment faisait tu pour suivre les autres au début sachant la non plus ne pas bien parler anglais? As tu obtenu un diplôme qui te permet de continuer des études là-bas? Merci.

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