Personne n’a jamais vu l’auteur de ce livre.
Antoni Casas Ros aurait été défiguré par un accident. Depuis, il ne sort que la nuit, ou cagoulé. Après un premier roman, Le théorème d’Almodóvar, ce Français né en 1972 publie Mort au romantisme. Un recueil qui culbute le sentimentalisme, prend brutalement la beauté à bras-le-corps et gorge de sève les vieilles images éculées de l’idéal féminin. Car son livre est une quête amoureuse: splendide baigneuse unijambiste, femme licorne, carnation d’un sein, fantôme de Frida Kahlo. Sensualité d’une écriture qui capture l’instant, vive parce que sans cesse menacée par la mort.
Mort au romantisme, Antoni Casas Ros, Ed. Gallimard, 140 p.