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    Interview exclusive de Patrick Fiori

    Quatre ans d’absence, c’était long! A l’occasion de la sortie de son nouvel album, «Choisir» (Sony Music), le chanteur corse ose tout dire pour notre interview de l’été..

    Publié le 
    16 Juillet 2014
     par 
    Nicolas Poinsot

    FEMINA Quelle est la dernière fois où vous avez rougi?
    PATRICK FIORI A l’aéroport. Une dame s’est baissée un peu trop, dévoilant une partie peu glorieuse de son anatomie. J’ai été très gêné pour elle car j’ai vu les quatre-vingts personnes de la file d’attente se tordre de rire devant ce malheureux spectacle.

    Votre pire cauchemar?
    Ma propre noyade. J’en rêve souvent, et pourtant ça fait dix-huit ans que je fais de la plongée sous-marine. Peut-être parce qu’en m’endormant après avoir plongé, je ne sais plus trop si je suis encore sous l’eau ou dans mon lit.

    Vous avez quoi dans vos poches?
    Cinquante euros. Et un CD de Julien Doré qu’on m’a donné il y a une demi-heure.

    A quel fruit défendu aimeriez-vous goûter?
    Ecoutez, je crois que je les ai tous goûtés, ces fameux fruits! Mais en général, les trucs interdits, les péchés, ce n’est pas vraiment ma came. Je reste assez classique, comme garçon.

    Quel est l’endroit du monde qui vous ressemble le plus?
    La Corse. Un lieu qui me parle, qui m’offre un spectacle nouveau chaque jour. Avec ses plages et ses montagnes, elle est la plus proche des îles lointaines. C’est le paradis sur Terre.

    Qu’apprenez-vous à vos deux enfants: qu’il faut être le plus malin ou le plus fort?
    Ni l’un, ni l’autre. Je leur apprends à respecter les gens, à dire bonjour, au revoir et merci. Et aussi, bien sûr, à profiter de la vie.

    Que faites-vous lorsque vous n’arrivez pas à dormir?
    Je compose. J’ai un piano avec un mode silence. Il me suffit de mettre le casque pour ne déranger personne. Mais le problème avec les chansons qu’on écrit pendant les insomnies, c’est qu’au réveil on se rend compte qu’elles n’étaient pas si géniales que ça!

    Y a-t-il une saison que vous attendez avec impatience?
    L’automne. J’en suis fou, il m’apporte beaucoup d’énergie pour me reconstruire. Les précédentes saisons ont été jolies et mignonnes, mais celle-là me propose plus de réflexion.

    Quel superhéros rêveriez-vous d’être?
    Albator. C’est un mec supersympa, positif. Et même dans l’espace, il arrive à faire le bien.

    Quel est l’endroit le plus insolite où vous ayez fait l’amour?
    Là, je crois que je fais partie de la génération camping. Dans ma jeunesse, sous une tente canadienne, genre quarante degrés à l’extérieur et soixante degrés à l’intérieur.

    Quel est le surnom le plus ridicule qu’on vous ait donné sous la couette?
    Le pire, c’est sans conteste «Patoche». Essayez d’imaginer qu’une femme vous appelle comme ça. C’est juste impossible.

    La manie dont vous avez honte?
     Je ne sais pas si j’en ai vraiment honte, mais je suis un taré du rangement. Et ça frise parfois l’armée: une miette sur la table et je l’aspire. Les gens n’ont pas fini de manger que je nettoie déjà tout... C’est comme ça depuis tout petit. Je crois que c’est un héritage familial.

    Que faites-vous toujours avant de vous coucher?
    Regarder si la lumière dans la maison est bien éteinte. Faire un tour de toutes les pièces et vérifier que les volets sont bien fermés. M’assurer que le lave-vaisselle ne va pas biper durant la nuit et me réveiller. Très maniaque, je vous disais.

    Une chanson qui vous fait pleurer?
    «Ne me quitte pas» de Jacques Brel. Il n’y a pas d’âge pour la consommer sans modération et c’est juste un monument. S’il fallait résumer toutes les chansons en une seule, ce serait celle-là.

     

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