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    Cannes 2017: une journée avec Godard et Jeanne d’Arc

    Voici les hommes, les femmes, les films, les événements et les anecdotes qui ont marqué la quatrième journée de la compétition du 70e Festival de Cannes le dimanche 21 mai 2017.

    Publié le 
    22 Mai 2017
     par 
    Relaxnews

    L’absent

    Pastiché dans «Le Redoutable», l’un des quatre films français en lice pour la Palme d’or et réalisé par Michel Hazanavicius, avec Bérénice Bejo et Stacy Martin, Jean-Luc Godard est à Cannes… sans y être. Hélas pour lui, le cinéaste de la Nouvelle vague fait un retour peu fracassant sous les traits d’un Louis Garrel, pourtant convaincant.

    Pour raconter Godard, Hazanavicius a choisi de s’inspirer du livre «Un an après» d’Anne Wiazemsky, son ex-épouse. Jean-Luc Godard, 86 ans, retiré depuis longtemps en Suisse, travaille à son nouveau film, «Image et parole», que Cannes aurait bien aimé sélectionner en 2017.

    Le clown triste

    Véritable star comique aux Etats-Unis, l’acteur Adam Sandler se fait profond dans «The Meyerowitz Stories («New and Selected»), présenté le 21 mai en compétition officielle. Il incarne un fils en quête de reconnaissance face à un père écrasant incarné par Dustin Hoffman, dans le rôle d’un sculpteur à l’ego boursouflé.

     

     

    Cette comédie new-yorkaise brosse le portrait d’une famille dysfonctionnelle, sans renouveler le genre. «The Meyerowitz stories» est le second film en compétition cannoise à être distribué par la plate-forme Netflix, après «Okja» présenté le vendredi.

    L’héroïne

    Jeanne d’Arc au son hard rock, sur un texte de Charles Péguy, dans les dunes du nord de la France: apôtre du mélange des genres, Bruno Dumont s’attaque à un gros morceau du «roman national» français dans «Jeannette», présenté à la Quinzaine des réalisateurs, une sélection parallèle.

    Le réalisateur de 59 ans, en compétition officielle en 2016 avec «Ma Loute», ravira les fidèles de son cinéma surréaliste, mais déroutera certainement une partie du public avec cette comédie musicale. «Le cinéma doit récupérer Jeanne d’Arc. Il faut rendre Jeanne d’Arc à tout le monde», explique le réalisateur. «La foi, c’est une maladie, il faut que l’art récupère la foi. «Moi, je crois à Dieu au cinéma, c’est tout. En dehors, non».

    L’amoureux transi

    En séance spéciale, Claude Lanzmann, 91 ans, a présenté son dernier film, «Napalm». Il y raconte plein cadre une brève passion amoureuse en Corée du Nord, en 1958, qui l’a uni à une infirmière de la Croix-Rouge et qui le bouleverse toujours. Elle s’appelait Kim Kum-sun. «Ce fut une brève rencontre. Et, comme dans le film de David Lean, cette histoire d’amour ne fut pas consommée. Pas parce que j’étais un puritain, mais parce que nous avons été empêchés!» raconte Claude Lanzmann.

    «J’aurai 92 ans en novembre. Kim Kum-sun, je ne sais pas…», dit le réalisateur de «Shoah». «Si par un extraordinaire hasard elle voyait le film, mais je ne peux pas même imaginer que ce soit possible, je ne le saurais probablement jamais».

    L’anecdote

    «Ainsi va la vie à bord du Redoutable»: le journal «Le Monde» consacre une pleine page, dont un reportage, au sous-marin lancé le 29 mars 1967 dans le port de Cherbourg. Dans son roman, «Une année studieuse», Anne Wiazemsky raconte que cette phrase avait beaucoup diverti Godard qui la répétait à tout bout de champ.

    En réalité, cette phrase Godard ne l’a jamais dite: «Je l’ai flanquée dans le livre et ça a été repris mais elle n’est pas de Jean-Luc. C’est mon meilleur ami depuis toujours Jacques Fieschi qui l’a prononcée. Il avait 14 ans. C’était une phrase pour dire qu’il fallait nous adapter».

    L’avis des critiques

    «120 Battements par minute» du Français Robin Campillo, film coup-de-poing en lice pour la Palme d’or, sur le début de la lutte contre le sida en France, à travers le combat de l’association Act Up, a pris la tête du palmoscope cannois pour la presse française.

    La presse étrangère préfère toujours «Faute d’amour» du Russe Andreï Zviaguintsev, film âpre et étouffant sur la disparition de l’enfant d’un couple moscovite qui interroge la société russe.

    Réalisé par le Suédois Ruben Östlund, «The Square», qui se moque de l’art et des nantis, arrive en deuxième position, ex aequo avec «Wonderstruck» de l’Américain Todd Haynes, plongée dans le monde du silence de deux enfants.

    Au quatrième jour de la compétition, «La Lune de Jupiter» du Hongrois Kornél Mundruczó, film fantastique sur l’enfer vécu par les migrants, n’a convaincu ni la presse française, ni la presse étrangère.


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